La Section Documentaire

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Gemini
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Messagede Gemini le Ven 12 Juil 2013, 12:30

Grand amateur de documentaires, je pense qu'il était temps de leur consacrer leur propre espace. Et nous commençons en fanfare avec All the love you Cannes, un documentaire de M. Lloyd Kaufman sur "comment vendre un film indépendant lors du Festival de Cannes quand vous vous appelez Troma". La vidéo est disponible gratuitement et en intégralité sur la chaine youtube de la boite, donc profitez-en !



En 2001, alors que cela fait 40 ans qu'il se rend régulièrement au marché du film de Cannes (qui a lieu lors du Festival), Lloyd Kaufman, mythique réalisateur de la non moins mythique Troma, embarque avec lui une petite caméra, pour dit-il réaliser un documentaire sur : "comment vendre un film indépendant". Il nous montre les économies de bout de chandelle auxquelles il se doit de sacrifier pour rentrer dans ses frais, mais aussi les nombreux bénévoles qui l'accompagnent et qui l'aident à promouvoir ses films. En effet, comme il a peu de moyens, l'homme filoute, truande, et organise une série de "coups" afin de faire parler de lui, à grande force de défilés dans la rue, et de Tromettes à moitié à poil avec des autocollants "Troma" en guise de cache-tétons ; si ils s'embrassent, c'est encore mieux. Le but du jeu : choquer, faire n'importe quoi, du moment que cela permet de faire parler d'eux, et tant pis si cela emmerde le monde ou qu'on leur refuse l'accès à certains endroits.

Si le documentaire commence effectivement à la manière d'un documentaire, c'est-à-dire en expliquant comment s'en sortir à Cannes ou comment vendre un film - et il en vendra quelques-uns - nous sombrons rapidement dans le grand n'importe quoi, dans les démonstrations de la Troma Team, mais aussi dans les tensions, notamment avec Warner Bros pour une sombre histoire de chien... Ces mecs-là ne font pas dans la discrétion, mais pas la peine de rêver : ils sont les seuls à pouvoir se le permettre, et ils n'ont de toute façon peur de rien. C'est d'ailleurs étonnant, car Lloyd Kaufman a pourtant l'air d'un homme affable. Mais niveau commercial, il gère ; s'il apprend qu'un de ses employés ou de ses bénévoles a fait une connerie, sa première réaction consiste à s'assurer que les autocollants "Troma" étaient bien visibles. Juste au cas où.
Évidemment, qui dit Cannes dit vedettes. Mais à part Quentin Tarantino, peu de stars de premier plan semblent les connaitre. Heureusement, nous croisons aussi les deux acteurs français de Terror Firmer : Edouard Baer et Ariel Wizman, lesquels sont ravis de se lâcher en compagnie des cinglés de chez Troma. Baer poussera le vice jusqu'à inviter Kaufman à une émission de radio avec... Claude Chabrol ! Malheureusement, nous n'en ferons qu'un court extrait.

Ce film n'ayant finalement de documentaire que le nom, le réalisateur s'amuse comme un petit fou avec son montage, ses sous-titres, et ses inter-textes, faisant preuve d'énormément d'humour, de cynisme, et d'auto-dérision ; et il lui en faut, car la réalité n'est pas spécialement sympathique pour les indépendants à Cannes. Ainsi, si nous en croyons les sous-titres, nous apprendrons que Claude Chabrol adore Toxic Avengers IV.
All the love you Cannes est quand même assez triste dans la mesure où, mine de rien et même s'ils le cherchent un peu, ils s'en prennent plein la gueule. Le coup du chien est assez éloquent. Quand tu es un indépendant, les majors te traitent comme de la merde. Certes, le film est totalement partial, mais là, nous sentons qu'ils en ont gros sur la patate.
Quoi qu'il en soit, cette expérience étrange nous offre la possibilité d'observer la face cachée du Festival de Cannes, celle du marché du film et qui emmerdent les autochtones. Rien que pour ça, nul doute qu'il mérite le coup. Et puis, c'est du Troma, donc c'est excessif.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Sam 13 Juil 2013, 20:10

Room 237 : Shining est un film qui, depuis sa sortie au cinéma, a fait naitre les interprétations les plus folles sur son contenu. Ce documentaire explore certaines de ces théories aux côtés de leurs partisans respectifs.



Pourquoi 2x3x7 font-ils 42 ? Pourquoi Jack Nicholson utilise-t-il une machine à écrire de marque allemande ? Pourquoi stocker une levure de la marque Calumet dans un hôtel construit sur un ancien cimetière indien ? Vous ne vous êtes sans doute jamais posé la question, mais d'autres l'ont fait pour vous. Et c'est fou tout ce qu'ils arrivent à voir dans Shining : métaphore sur la Shaoh et le massacre des Indiens d'Amérique, aveu du réalisateur sur le faux alunissage de la mission Appolo 11, délire d'un Kubrick qui s'emmerdait férocement (à mon sens l'interprétation de loin la plus crédible), il n'y manque que les extra-terrestres et l'assassinat de Kennedy.

Room 237 n'est pas un film sur Shining, même s'il évoque quelques détails effectivement troublants, notamment sur l'architecture de l'hôtel ou sur la façon dont le réalisateur nous manipule en introduisant un montage au milieu d'un traveling. Non, ce documentaire nous montre surtout dans quel genre de délires des spectateurs jusqu’au-boutistes et peut-être légèrement perturbés sont capable d'aller, surtout si cela doit les conforter dans leurs propres croyances. Sous prétexte que Kubrick était un individu brillant et un maniaque des détails, selon eux incapable du moindre faux-raccord, ils voient des messages cachés de partout, dans chaque angle de caméra, chaque pièce, etc... sauf qu'aucun ne voit la même chose. Évidemment, Shining constitue l’œuvre parfaite pour cet exercice.

Le soucis, c'est qu'il n'est pas très bien construit. Nous nous perdons entre des intervenants dont nous n'entendons que les voix - un parti-pris pas forcément judicieux - et surtout, il n'y a pas de vraiment de direction. C'est une succession de témoignages entremêlés les uns avec les autres, et si tout ce qu'ils racontent n'est pas nécessairement inintéressant, c'est bordélique. Mais l'idée de départ reste bonne, et le résultat suffisamment surréaliste pour mériter de s'y attarder.

Bon, il y a quand un sacré paquet de conneries dans le lot.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Tetho le Sam 13 Juil 2013, 20:52

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Dim 14 Juil 2013, 13:21

Not Quite Hollywood: The Wild, Untold Story of Ozploitation! : Si je vous parle de cinéma australien, vous me répondrez Mad Max et Crocodile Dundee. Peut-être George Miller, Nicole Kidman, Hugh Jackman, voire même Kylie Minogue. Nous n'allons pas aller très loin. Pourtant, ce documentaire va nous permettre de découvrir non seulement la production australienne, mais aussi et surtout un authentique cinéma de genre fait de voitures monstrueuses, de psychopathes, d'étendues désertiques, de tueurs de kangourou, de cascadeurs cinglés, et de budgets parfois ridicules. Ce documentaire bénéficie non seulement de la présence de ceux qui ont fait ce cinéma - y compris quelques Américains - mais aussi des critiques qui l'ont encensé ou descendu à l'époque, et même d'un véritable spécialiste en la personne de Quentin Tarantino.

Le film fourmille d'anecdotes de tournage et dégage une passion communicative, qui à titre personnel me donne très envie d'aller voir plus loin que Mad Max. Enfin, ça dépend : certains genres évoqués ici me donnent clairement plus envie que d'autres. Concrètement, je serais surtout attiré par tous ces films de bagnoles décomplexés, et moins par les productions fantastiques conçues avec trois bouts de ficelle. J'aurais notamment envie de voir Stunt Rock, Dead-End Driving, et dans un style différent Razorback et The Man from Hong-Kong. Mais j'espère que l'accent australien n'est pas trop horrible, car pour trouver la plupart de ces films en VOST, ça risque d'être compliqué.
Tour ça pour dire que ce documentaire valait le coup d’œil.



Je sais, pour l'instant, tous les documentaires présentés ici ne parlent que de cinéma. Mais en même temps, avec moi, il fallait bien s'y attendre.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Lun 15 Juil 2013, 10:22

Ce sujet ne fait pas recette....

Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma italien : Aie, aie, aie...
J'aime beaucoup Martin Scorcese. Il ne s'agit pas de mon réalisateur fétiche, mais je regarde toujours ses films avec plaisir, et parfois admiration. Néanmoins, il faudra m'expliquer l'intérêt d'un tel documentaire.
Dans celui-ci, il revient sur les films italiens qui l'ont marqué, essentiellement du neo-réalisme et des réalisateurs comme Fellini, Visconti, ou Rossellini... Et se faisant, il nous raconte les films en question.

Je ne saisis pas à qui ce documentaire se destine. Il réalise certes un exercice qui apparemment lui plait beaucoup, comme un blogueur qui écrirait sur une expérience très personnelle. Seulement, j'ai du mal à comprendre comment un spectateur y trouvera son compte. Il n'apporte rien à l'analyse des œuvres présentées sinon son ressenti, ce qui pourra ennuyer celui qui connait déjà les œuvres en question. Mais il en dit trop sur chacune pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte à ceux qui voudraient les voir pour la première fois dans de bonnes conditions ; ce qui est affreusement frustrant.
Il commence à parler de Rome Ville Ouverte, film que je connais de nom sans jamais avoir cherché à m'y intéresser, il évoque un synopsis suffisamment intéressant pour que je décide de le regarder, et vlan ! Il me balance des révélations sur le déroulement du scénario. Un peu comme si un critique commençait un article sur Le Sixième Sens en nous racontant la fin...

Il ne fait pas l'histoire du cinéma italien - il ne mentionne Mario Bava qu'une fraction de seconde et uniquement en tant que caméraman de Rossellini - ses propos ne sont pas des recommandations destinées aux spectateurs désirant découvrir de nouveaux films dans la mesure où il ne laisse aucune surprise dans leur déroulement, et se contente de citer des œuvres qui l'ont marqué. Certes, l'avis d'un tel maître est toujours intéressant, mais il n'avait pas besoin de faire un documentaire de 4 heures pour cela : un article aurait suffi.


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Re: La Section Documentaire

Messagede Windspirit le Lun 15 Juil 2013, 16:21

J'ai été déçu qu'il ne mentionne pas un seule fois I Vitelloni, dont Mean Streets (un de ses premiers films et un de ses meilleurs, si ce n'est son meilleur - il fait vraiment bon de revoir Mean Streets en 2013) est un remake caché.
Son documentaire sur le cinéma américain est beaucoup plus intéressant et beaucoup plus réussi.
Il y parle des films de son enfance, de ce qui l'a marqué dans la technique cinématographique et a influencé son cinéma. C'est plus intéressant, tout aussi spoilant, mais plus fourni en contenu.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Lun 15 Juil 2013, 17:26

Si c'est tout-aussi spoilant, je ne pense pas me laisser tenter. Mais dans le fond, je me demande si ce qui m'a le plus déçu dans ce film, c'est le côté excessivement "intello" du documentaire ; je n'ai rien contre le néo-réalisme - la critique ci-dessus date un petit peu, j'ai depuis vu Rome Ville Ouverte et c'est une merveille - mais passer à côté du cinéma de genre et du cinéma populaire italien, c'est aussi lui faire insulte : ses péplums, ses giallos, ses comédies sociales, ses westerns, ses films d'horreur gothique, son fantastique fauché,... Bien sûr, c'est moins prestigieux, mais non moins méritant.

Cela ne poserait pas de problème si Martin Scorcese était justement un de ces bobos qui ne voient le cinéma qu'à travers la Mostra de Venise - et encore, La Bataille d'Alger a reçu le Lion d'Or et c'est un sacré coup de poing dans la gueule - mais ce n'est pas le cas. Déjà, tu ne démarres pas ta carrière chez Roger Corman si tu n'aimes pas le cinéma de genre.
Et puis, il y a cette anecdote géniale racontée par Jean-Pierre Dionnet : pour son émission sur Canal+, il essayait de trouver les meilleures copies disponibles, qu'il faisait restaurer par une société allemande, pour obtenir un résultat irréprochable. Cela s'est su, et il a été contacté par quelques cinéphiles américains, qui souhaitaient obtenir ses versions. Parmi eux : Quentin Tarantino et Martin Scorcese. Or, Jean-Pierre Dionnet présentait Cinéma de Quartier ; je n'ai quand même pas besoin d'expliquer ce qu'il diffusait.

Bref, se contenter de citer Mario Bava comme opérateur pour Rosselini, et tout ce qui va avec, je trouve cela dommage.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Mar 16 Juil 2013, 13:37

Forgotten Silver : J'ai hésité avant de mettre ce moyen-métrage dans ce sujet, car il ne s'agit pas d'un documentaire mais bien d'un documenteur, signé - excusez du peu - Peter Jackson. Il nous y raconte comment il a trouvé dans une remise des films d'un certain Colin McKenzie, qui s'avère être un pionnier du cinéma néo-zélandais, un artiste aux techniques avant-gardistes, mais que plus personne ne connait.
L'idée de base est loin d'être idiote, et le film plaisant à voir. Seulement, il perd rapidement sa crédibilité de départ : l'auteur s'est apparemment amusé comme un petit fou avec son histoire, et cela se ressent à travers une écriture qui ne peut pas s'empêcher de témoigner d'un certain humour, un peu comme s'il se marrait silencieusement derrière sa caméra. Et j'ai beau savoir que plus c'est gros, mieux ça passe, cela reste quand même trop gros. Fort heureusement, cette démesure s'accompagne aussi de quelques séquences spectaculaires.
Il n'en reste pas moins un film très plaisant à regarder, loin d'être idiot, et qui finit par échanger sa crédibilité avec une forme de comédie. Une curiosité.


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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Ven 21 Fév 2014, 16:09

Dans la peau de Jean-Claude Van Damme : Un documentaire intéressant sur un acteur conscient de ses propres limites et de ses choix de carrière douteux. Et en même temps, ces choix paraissent parfaitement logiques au regard du parcours du plus célèbre philosophe belge, qui n'hésite pas à jouer avec sa propre image.



Plus que tout, cela m'a poussé à m'interroger sur sa carrière et sa filmographie, et à la mettre en parallèle de deux des plus célèbres acteurs musclés des années 80 : Schwarzy et Sly.
J'apprécie les deux, mais pour moi, les films de Schwarzy écrasent copieusement ceux de Sly. Et pour s'en convaincre, il suffit de regarder les réalisateurs avec qui chacun a travaillé. Du côté de l'Autrichien, nous trouvons James Cameron, John McTiernam, Paul Verhoeven, Walter Hill, Kim Jee-woon, Ivan Reitman, John Milius, Richard Fleischer,... Tout-de-suite, ça calme. Concernant l'Etalon Italien, nous avons Peter Hyames, Richard Donner, de nouveau Walter Hill, James Mangold, Renny Harlin, John G. Avildsen, Marco Brambilla, ou encore George P. Cosmatos pour ses films les plus connus (sans parler de Sly lui-même) ; ça claque moins, même si certains de ces cinéastes n'ont rien de honteux. Pour résumer, je dirai que Schwarzy a su choisir ses réalisateurs, s'entourer des meilleurs, et surtout se mettre au service de ses films, là où Sly a tendance à cannibaliser toutes les productions auxquelles il participe, au point d'éclipser les réalisateurs.
JCVD se situe dans une sorte de juste milieu. Car quand nous regardons les réalisateurs avec qui il a travaillé, il y a quand même du lourd : Ringo Lam, Tsui Hark, John Woo, Peter Hyames, Roland Emmerich,... JCVD est un cinéphile, il l'a souvent prouvé, et c'est lui qui ait allé chercher à Hong-Kong plusieurs de ses futurs collaborateurs, qui pour certains avaient déjà tenté l'expérience américaine sans succès. Paradoxalement, j'estime que les films les plus intéressants de sa carrière sont le fait d'inconnus, comme Newt Arnold. Pourquoi ? Déjà, parce qu'il semblerait que même s'il cherche à s'entourer des meilleurs, JCVD ait malgré tout tendance à lui-aussi cannibaliser ses projets. Surtout, être un réalisateur reconnu à Hong-Kong n'a strictement aucune signification à Hollywood : là-bas, tu es une merde, et tu n'as donc pas le poids suffisant pour t'imposer face aux producteurs et aux acteurs-stars. JCVD aurait vraiment pu avoir une carrière géniale, mais je crois surtout qu'il n'a pas suffisamment soutenu ses réalisateurs pour cela. C'est dommage.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Mer 21 Jan 2015, 00:41

Electric Boogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films : Par le réalisateur de Not Quite Hollywood. Et preuve que les cousins n'avaient rien perdu de leur hargne : apprenant qu'un documentaire allait leur être consacré, ils décidèrent de produire le leur juste pour être sûr qu'il leur soit plus favorable ; et ils ont réussi à le sortir trois mois avant celui-ci :lol:
Ce documentaire est un peu comme Jodorowsky's Dune : j'ai passé presque tout le film à me dire "mais bordel, c'est pas vrai, ils ont pas osé !?" Et vas-y que j'engage Franco Nero pour jouer un ninja, et vas-y que je te ponds un mélange de Lawrence d'Arabie, du Lagon Bleu, et de La Grande Course autour du Monde, et vas-y que j'inaugure les nouveaux locaux en grandes pompes avec une projection de Delta Force...
J'aime le cinéma de la Cannon. Ce n'est pas toujours réussi - les films à effets spéciaux, en particulier - mais il s'en dégage toujours quelque chose de sincère. Et c'est ce qui ressort de ce documentaire : les intervenants peuvent dire tout ce qu'ils veulent sur les cousins, ils ne peuvent leur enlever un amour touchant du cinéma, un talent certain pour le commerce, et un profond délire tendant à l'absurde. Certains ne tarissent pas d'éloges à leur sujet - comme Tobe Hooper, à qui ils ont laissé une paix royale pour filmer des long-métrages maboules - tandis que d'autres viennent bruler les VHS qu'ils ont tourné pour eux.
Le montage est très cut, cela va très vite, mais c'était nécessaire pour caser plus de 10 ans de folie en un seul métrage. Et encore, des perles comme Bloodsport ne sont même pas évoquées ; celle-ci a pourtant dû leur apporter quelques liquidités à une époque où ils en avaient bien besoin. En contrepartie, le réalisateur a l'art et la manière de dénicher les extraits les plus fumeux qui soient, comme cette magnifique scène de combat spatial de Superman IV, où les acteurs marchent clairement sur un fond bleu. En même temps, nous sentons chez lui un amour véritable pour ces margoulins et les œuvres inoubliables qu'ils nous ont offert.
Petite valeur ajoutée : cela m'a donné très envie de voir des productions qui manquent encore à ma culture, comme la rencontre fantasmée entre Vincent Price, Christopher Lee, et Peter Cushing dans Le Manoir de la Peur, Enter the Ninja et son Django ninja, ou encore Breakin et sa suite sur le break dance. J'en salive d'avance.



Ne faites pas attention au nom du producteur - putain mais Brett Ratner quoi... - ce documentaire est vraiment excellent. Si vous aimez les années 80, vous ne devez pas le manquer.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Baboo le Mer 21 Jan 2015, 01:15

Gemini a écrit:Ne faites pas attention au nom du producteur - putain mais Brett Ratner quoi... - ce documentaire est vraiment excellent. Si vous aimez les années 80, vous ne devez pas le manquer.


Eu égard à ses films, il faut dire que Brett Ratner en tant que producteur a permis de belles choses (Jersey boys, ou Woody Allen, a documentary), dont celle d'avoir mis du fric dans le docu de Mark Hartley quand personne d'autre ne voulait en mettre.
shun a écrit:putain gunbuster, pour wolf rain c'est excellent ! c'est certainement un des derniers "bon" titre sorti au japon ces 10 dernières années, la fin d'une grande ère. j'espère voir venir une édition blu ray, je rachète sans problème en blu ray wolf rain ^^ mais par contre je me fou complètement du packaging car je veux absolument garder le livre cuir de beez qui est trop beau xD

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Sam 31 Jan 2015, 20:23

Suite à la discussion sur The Imitation Game. Peu d'informations sur le système de cryptage, mais une vision plus globale du fonctionnement du système anglais.


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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Mar 21 Avr 2015, 19:20

En 2015, le documentaire sera super ou ne sera pas :



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Re: La Section Documentaire

Messagede Tetho le Mar 21 Avr 2015, 19:34

Jodorowsky's Dune semble avoir donné des idées à certains...
Mais je ne pensais pas qu'assez avait été produit autour de ce film pour en faire un docu.
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Re: La Section Documentaire

Messagede Ramior le Mer 22 Avr 2015, 00:01

En parlant de documentaire sur les superhéros; a t'il des doc sur les super héros outre-Atlantique/Pacifique?

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Re: La Section Documentaire

Messagede Aer le Mer 22 Avr 2015, 00:07

Je sais pas mais Arté à rediffusé le sien ce week end.
Vu que je l'ai raté les deux fois d'ailleurs, ça va être le moment de me le faire.

(je sais pas du tout de quoi parle le dernier docu de Gemini, quelqu'un pour éclairer ma lanterne ?)
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Re: La Section Documentaire

Messagede Tetho le Mer 22 Avr 2015, 00:10

Ça revient sur le projet, au milieu des années 90, de faire adapter l'arc de la mort et la résurrection de Superkeum (qui avait relancé l'intérêt pour le personnage) par Tim Burton.
Forcément, ça a failé.
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Re: La Section Documentaire

Messagede Natth le Mer 22 Avr 2015, 01:18

Aer a écrit:Je sais pas mais Arté à rediffusé le sien ce week end.

Je l'ai vue et la série est pas mal du tout. Elle réussit à marier la présentation bien documentée des comics de chaque époque aux éléments socio-culturels qui les ont influencés ou qu'ils ont relayé. Du deux en un en quelque sorte.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Jeu 14 Jan 2016, 14:30

The Death of "Superman Lives": What Happened? : Après Lost in La Mancha et Jodorowsky's Dune, nouveau documentaire consacré à un acte manqué, un film qui n'aura finalement jamais vu le jour (ici annulé à quelques semaines du tournage).
Dans la forme, le documentaire est contestable, affublé d'une patine qui le fait ressembler à une émission de RMC Découvertes, avec un réalisateur se prenant pour Michael Moore et se mettant très avant. A ce propos, il ne cache pas ses préférences pour les artistes, tandis qu'il aurait plutôt tendance à charger le producteur. Mais ce qu'il faut reconnaitre, c'est qu'il a réussi à réunir une importante brochette d'acteurs majeurs de Superman Lives : trois des scénaristes - dont Kevin Smith, qui précise que son métier consiste à expliquer le pourquoi de l'échec de ce film - les deux principaux producteurs, la costumière, près d'une dizaine de concept artistes et de chefs de poste, et Tim Burton en personne. Manque hélas! Nicolas Cage.
J'avoue, lorsque j'ai vu les images d'époque pour la première fois, hors contexte, j'ai eu très peur. Mais en fait, en entendant chaque intervenant parler, tout cela devient progressivement pertinent : la raison pour laquelle Nicolas Cage fût choisi pour ce rôle, la noirceur du propos, du scénario, la plupart d'entre eux savaient exactement ce qu'ils voulaient faire et s'y sont attelé pendant plusieurs années. Le documentaire propose énormément de dessins et de vidéos traduisant des notes d'intention de l'équipe, et franchement, je me dis que cela aurait pu être vachement cool.



Un des personnages fait une réflexion intéressante, que je ne partage pas nécessairement mais qui fait sens : l'enfer de développement ne concernerait vraiment que les réalisateurs et acteurs stars, ceux que les studios n'osent pas envoyer paitre même lorsqu'ils savent que les projets ne se feront pas.

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Lun 01 Fév 2016, 23:19

Eurociné 33 Champs-Élysées : Documentaire consacré à Eurociné, boite de production fauchée comme les blés à laquelle nous devons des œuvres aussi fameuses que Le Lac des Mort-Vivants. Le tout réalisé par Christophe Bier.
Avant de commencer, je dirai que ce long-métrage s'adresse avant tout aux spectateurs disposant d'une certaine tendresse pour ces films, voire de l'admiration malsaine, et que si vous ne connaissez de cette société que la fiche Nanarland, vous pouvez passer votre chemin. Christophe Bier fuit le spectaculaire malgré le côté souvent surréaliste des scènes qu'il présente, et multiplie les entretiens avec d'anciens collaborateurs du grand manitou Marius Lesoeur, qui malgré ses techniques de margoulin dignes des Go-Go Boys, leur évoque une certaine sympathie.
Le film aurait clairement pu être meilleur, s'il avait bénéficié de plus d'intervenants, d'un meilleur budget, bref de plus hautes ambitions, un paradoxe pour un tel sujet, qui en même temps l'aurait mérité. Je cite les Go-Go Boys et à travers eux les deux documentaires qui leur ont récemment été consacrés ; ce n'est pas pour rien, cela illustre toute la différence entre deux long-métrages qui se suffisent à eux-mêmes et un bonus pour DVD. Christophe Bier a fait de son mieux pour dénicher des myriades d'extraits de productions aux titres improbables, mais nous finissons noyés sous ce déluge qui ressemble plus à un catalogue, et qui prend trop souvent le pas sur les intervenants.
Si nombre d'anecdotes interpellent, surprennent, ou amusent, le réalisateur réussit quand même à parler plus de lui-même que de Jésus Franco, cinéaste pourtant génial ayant travaillé sur près de 30 long-métrages estampillés Eurociné, et nous touchons là aux limites d'Eurociné 33 Champs-Élysées. Ce qu'il nous raconte s'avère impressionnant, mais cela aurait pu - aurait dû - l'être infiniment plus, et parler un peu plus des artistes au-delà de la personnalité de Lesoeur.


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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Dim 10 Juil 2016, 23:22

Dragon Girls (disponible sur Arte) : Documentaire et série de courtes vidéos explorant la figure de la femme forte dans la pop culture asiatique - ou plutôt les figures de la femme forte. Sujet passionnant mais trop vaste, que le réalisateur ne fait finalement qu'effleurer. Reste une plongée amusante dans la pop culture asiatique, qui réussira peut-être à vous faire découvrir de nouvelles œuvres à lire ou à regarder. C'est déjà très bien.

Et parce que tout cela manque cruellement de Shiomi Etsuko :


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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Mer 05 Oct 2016, 21:20


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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Mar 11 Oct 2016, 22:42

Flying Saucers over Hollywood : Documentaire de 1992 sur Plan 9 from Outter Space, bien plus intéressant que le film lui-même. Ce qui n'a rien d'un exploit en soi ; même au millième degré, j'ai du mal à apprécier la plus célèbre réalisation d'Ed Wood.
Le documentaire s'attache moins à l'aura de l’œuvre et son réalisateur - même si ce-dernier est évidemment évoqué - qu'à sa conception : le financement, le tournage, les acteurs, le maquillage, et ainsi de suite, en faisant un témoignage très intéressant sur la production d'un film à (très) petit budget dans le Hollywood de l'époque. Il évoque les trajectoires de comédiens et de techniciens à la recherche de gloire, et s'il manque évidemment nombre d'intervenants pour cause de décès, il en reste encore plusieurs pour raconter leur histoire. A commencer par Vampira. Ce n'est pas redondant avec le film de Tim Burton tout simplement car ce long-métrage s'attache à beaucoup plus de personnalités, présentant Plan 9 from Outter Space avant tout comme une somme d'individualités. Il mérite le coup d’œil par des récits et des anecdotes qui vont bien au-delà de cette série Z étrange et mal branlée.



A noter les présences de Sam Raimi et Joe Dante en mode "qu'est-ce qu'ils foutent là ?" :mrgreen: Et en cadeau, je vous mets une petite Vampira par Dan Brereton.

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asakura
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Re: La Section Documentaire

Messagede asakura le Jeu 13 Oct 2016, 10:11

Gemini a écrit:

Très intéressant et instructif !

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Re: La Section Documentaire

Messagede Gemini le Mer 11 Oct 2017, 14:38

Spielberg : Dans une dimension parallèle où Le Monde Perdu n’existe pas. Documentaire de 2h30 dont je vous laisse deviner le sujet.

Alors 2h30, cela peut paraitre long. C’est en réalité beaucoup trop court. Nous aurions tendance à l’oublier tant Steven Spielberg fait partie de notre paysage depuis l’enfance, mais il s’agit en réalité d’une anomalie dans l’histoire du cinéma. Autodidacte, premier réalisateur à avoir dépassé le milliard de dollars de recettes, créateur de plusieurs franchises cultes, et probablement cinéaste le plus présent dans tous les classements de type « meilleurs films de tous les temps », nous lui devons à la fois Les Dents de la Mer, Rencontre du Troisième Type, Indiana Jones, ET, Jurassic Park, La Liste de Schindler, Il faut sauver le Soldat Ryan, Munich, Minority Report,… La liste est longue. Et c’est sans parler de son travail de producteur, en particulier dans les années 80.

Donc oui, 2h30, c’est court. Sa société de production Amblin ne sera évoquée que pendant une ou deux minutes. Le documentaire se focalise sur son enfance, son parcours, ses débuts, ses premiers long-métrages jusqu’à la moitié des années 80, puis ses œuvres les plus emblématiques de La Couleur Pourpre à nos jours. Ses autres films ne seront qu’évoqués, leur nom ne sera parfois même pas mentionné. Si vous êtes fan de Hook, vous risquez de ressortir frustré de ce documentaire.

Concernant la forme, nous sommes dans du très classique, à force de commentaires élogieux de ses collègues, amis, et collaborateurs. La réalisatrice a réuni pour l’occasion une collection impressionnante, parfois surréaliste, de personnalités hollywoodiennes (ainsi que quelques critiques cinéma). A tel point que la plupart n’apparaissent que quelques secondes à l’écran, malgré des entretiens que nous imaginons beaucoup plus riches. Un travail qui a sans aucun doute dû prendre du temps, comme en témoigne la présence de la scénariste Melissa Mathison pourtant disparue en 2015. Montage et apologie obligent, n’espérez pas la moindre aspérité dans ce documentaire : tout comme Tom Hanks, Steven Spielberg est parfait. Ou presque. Dans sa relation conflictuelle avec son père, son comportement nous est montré comme ayant profondément meurtri ce-dernier. De même, ce documentaire met en scène sa relative immaturité, comment il s’est longtemps détourné de la religion, l’échec de son premier mariage, son incapacité à adapter La Couleur Pourpre à l’écran, ou comment il faisait pleurer Drew Barrymore sur commande lors du tournage d’ET.

La partie la plus intéressante du documentaire concerne véritablement son enfance, son rapport à la religion (et son impact émotionnel sur La Liste de Schindler), le divorce de ses parents, et comment tout cela se retrouve dans son cinéma. Ce que les intervenants et la documentariste nous disent sur ses long-métrages eux-mêmes ne manque pas d’intérêt, mais restera toujours moins pertinent et exhaustif que des making-of consacrés à chacun d’entre eux individuellement. Les traiter dans un même documentaire permet surtout d’obtenir une vision d’ensemble, et de se rappeler que oui, Steven Spielberg a bel et bien réalisé tous ces classiques.

Malgré sa longueur, Spielberg ne parait pas donc pas trop long. Bien au contraire. Par contre, il n’apprendra sans doute pas grand-chose aux amateurs de son cinéma, qui regretteront au contraire que certains films – les moins prestigieux – soient passés sous silence. Le documentaire n’en demeure pas moins suffisamment bien écrit pour rester passionnant, quoi que trop lisse et académique. Et puis, cela fait du bien de se remémorer à quel point ce réalisateur possède une carrière incroyable.

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