de Yo-Dan le Lun 05 Jan 2026, 23:50
Ma liste cumule le double exploit d'être à la fois peu originale et très lacunaire, dans la mesure où - je le redis - je n'ai jamais fini un "vrai" RPG au tour par tour, mécanique à laquelle je suis resté allergique malgré diverses tentatives. Et forcément, si on enlève les Final Fantasy, Chrono Trigger, Mother et autres Dragon Quest d'un TOP SNES, il est un peu plus difficile de sélectionner les 35 vrais meilleurs jeux de la Super Nintendo. D'autant que même si elle restera à jamais la console de ma vie - toujours branchée et fonctionnelle en ma demeure - je m'aperçois qu'il y a un paquet de classiques que j'ai ratés ou insuffisamment creusés pour les mettre là.
Voici donc le liste commentée la plus honnête que je puisse proposer :
01 – Secret of Mana
Pas le meilleur jeu de la SNIN au regard de mes modestes critères de jugement, mais mon jeu préféré quand même. Premier A-RPG de ma vie et obsession instantanée, je le refais régulièrement en entier comme on se blottit dans un plaid. Il n’y a pas grand-chose qui m’apaise plus que ça.
02 – Seiken Densetsu III
Je fais évidemment partie des inconsolables qui, en 1995, pleurent des larmes de sang à regarder les merveilleux screenshots d'un jeu testé dans des colonnes Import de magazines papier, avec des notes qui tutoient les cieux. J'y jouerai pour la première fois en cartmod autour de 2010, sur ma bonne vieille SNIN, avec une fantrad. Et ma foi, même 15 ans plus tard, grosse claque. Fait et refait dans tous les sens, avec à peu près toutes les combinaisons de personnages possibles.
03 – Zelda : A Link To The Past
C’est peut-être lui, le meilleur jeu de la SNIN. Car il fait partie de cette très rare élite de titres qui n’a que très peu vieilli (à la limite peut-on chipoter sur l’ergonomie des menus), donnant même la leçon aux jeux qui se réclament de lui, près de 35 ans après sa sortie. Intouchable.
04 – Yoshi’s Island
C’est pour moi l’autre jeu – avec celui cité juste avant – qui aura le mieux passé l’épreuve du temps. Peut-être même encore plus que Zelda III, y rejouer aujourd’hui donne le vertige : tout y est parfait, quinze classes au-dessus de ce qu’a ensuite produit la série inspirée de ce chef d’œuvre, déjà abouti et probablement indépassable.
05 – Super Metroid
C’est certainement le jeu qui aura accompli ce que voulait faire le jeu NES du (presque) même nom, avec ses limites et ses maladresses. Là encore, il s’agit d’un joyau qu’on analyse avec fascination aujourd’hui, tant il était en avance sur son temps.
06 – Donkey Kong Country 2
Un poil meilleur que le premier volet, lui-même un brin meilleur que le troisième, DKC2 a toujours valu bien plus que ses graphismes un peu m’as-tu-vu en pre-rending, parce que c’est le level design qui met encore une baffe aujourd’hui. Platformer virtuose et incontournable, qui plus est gratifié d’une OST mémorable.
07 – Secret of Evermore
Curiosité un peu clivante s’appuyant sur le système de jeu de Secret of Mana, ce A-RPG très américain dans l’âme réussit quelque chose de très étrange en frôlant parfois le mauvais goût : dotée d’une ambiance unique et infusée çà et là de très bonnes idées bien à elle, cette fausse suite est finalement un vrai excellent jeu. Là encore, l’OST est aussi singulière que remarquable.
08 – Super Mario World
Un des meilleurs jeux de line-up de sortie de tous les temps, auquel il s’avère très compliqué de trouver des défauts encore aujourd’hui. Il mériterait d’ailleurs objectivement d’être classé un peu plus haut, mais j’admets lui préférer des jeux certainement plus cassés et maladroits.
09 – Super Mario Kart
Le génie de la plus grande série à succès de Nintendo est déjà là tout entier, dans sa mouture la plus brute et dédiée au pilotage.
10 – Axelay
Absolue exception que ce coup de cœur pour un Shoot’em’up, genre qui d’ordinaire me tient à distance raisonnable. Mais au-delà de sa plastique irréprochable, le soft porte une urgence et un sentiment d’héroïsme qui m’auront marqué. Et c'est aussi une de mes OST favorites, toutes époques confondues.
11 – Street Fighter 2 Turbo
A la fois légende de l’arcade et gloire des consoles, le jeu iconique de Capcom aura évidemment tout changé. Et moi j’aurai saigné cette version 16 bits jusqu’à rouler sur le jeu en difficulté max’, chose que je suis bien incapable de refaire aujourd’hui.
12 – Megaman X
Sûrement le seul jeu de cette liste que j'ai appris à aimer bien après sa sortie, dans un élan de boulimie rétro' où j'ai voulu rejouer à des classiques. A vrai dire, j'ai l'impression que le jeu a été très sous-estimé en son temps, comme s'il avait injustement souffert d'une forme de classicisme qui est en réalité son plus bel atout.
13 – TMNT - Turtles in Time
Grand fan des tortues devant l'Eternel, Turtles in Time offre à la licence son premier vrai grand jeu. Rien que pour ça (et parce que j'aurai souffert jusqu'à finir le fameux jeu NES quelques années plus tôt), je le bénirai évidemment à jamais. Au passage, la colorimétrie flashy du jeu me donne encore des frissons aujourd'hui (le stage introductif sur les toits new-yorkais, quel bonheur visuel).
14 – Contra III
Un jeu qui m'aura à la fois impressionné et intimidé, tant c'était spectaculaire, nerveux et difficile. J'ai dû un peu forcer ma nature pour y aller plein fer, évidemment sans regrets.
15 – F-Zero
Étonnamment, j'en garde surtout le souvenir d'un jeu à ambiance. Son style ultra-futuriste, ses musiques imparables et sa vitesse folle avaient davantage retenu mon attention que les courses en elles-mêmes.
16 – Starfox
Comme beaucoup (et à l'image de ce qu'a dit Kamui à son sujet dans le Sumimasen Turbo dédié à les SNIN), j'en retiendrai surtout cet incroyable premier stage, parfaitement mis en scène et captivant comme un jeu d'aventure.
17 – Skyblazer
Passé assez inaperçu en son temps, cet excellent action/platformer avait en plus le bon goût d'être assez singulier dans sa proposition et ses mécaniques de gameplay.
18 – Super Mario All Stars
Il faut se figurer ce que représentait une compile de cet acabit quand elle est sortie : la simple idée d'avoir plusieurs grands classiques sur une même cartouche, dans des versions remakes avec une vraie refonte graphique, c'était une dinguerie en soi. Je ne le mets pas plus haut parce que malgré tout, j'ai toujours préféré les jeux originaux.
19 – Mickey Magical Quest
Pour moi, c'est l'équivalent du film dit « feel good » : c'est beau comme pas permis, toujours agréable à jouer et jamais frustrant. Un vrai jeu bonbon, sans génie, mais avec double dose de générosité.
20 – Batman Returns
S'il y avait un seul jeu qui pouvait me rendre jaloux de la Megadrive de mes potes, c'était Streets of Rage 2. Mais à défaut d'avoir un tel banger à disposition, j'avais quand même Turtles in Time et ce Batman Returns à dégainer, histoire d'être pris au sérieux. (Quant aux Final Fight, j'étais passé à côté à l'époque, mais je rattraperai le coup plus tard).
21 – Tiny Toon Adventures
Le level design est certainement plus quelconque que dans mes souvenirs, mais le jeu avait un tel éclat – Konami style – et un fun tellement immédiat que je n'ai toujours guère vu que ses qualités.
22 – International Super Star Soccer
C'est le premier jeu du Foot qui m'aura fait prendre ce genre au sérieux sur console, dans un esprit arcade qui aura finalement bien mieux vieilli que les FIFA d'époque.
23 – Dragon Ball Super Butoden 2
J'ai fortement hésité avec Hyper Dimesion, certainement objectivement meilleur, mais qui arrivera trop tard pour rivaliser avec le souvenir que me laissera celui-ci. Encore un jeu à la rejouabilité très discutable aujourd'hui, mais personne n'a oublié le petit séisme qu'il avait créé à l'époque.
24 – Flashback
Je ne l'ai jamais fini (et je doute d'y remédier maintenant), mais c'était certainement ma première claque à l'ambiance un peu SF/cyberpunk sur consoles.
25 – Mr Nutz
Je ne l'ai jamais fini non plus (et je doute d'y remédier maintenant), mais Mr Nutz était une belle preuve qu'il fut un temps, il convenait de se méfier des jeux mignons et colorés. Car ils nous voulaient du mal.
26 – Teenage Mutant Ninja Turtles: Tournament Fighters
Dans la longue liste des jeux de versus fighting interchangeables qu'a collectionné la machine, c'est celui-ci qui m'aura séduit le plus, quand il s'agissait de jouer à autre chose qu'à SF2. C'était probablement mal équilibré et pas toujours passionnant en termes de variété des coups, mais rien que pour le charadesign et la classe de ces tortues un peu plus costaudes qu'ailleurs, je me le remets encore de temps en temps.
27 – NBA Jam
Je ne sais pas si c'est un plaisir coupable, mais je me rappelle m'être vraiment amusé là-dessus. Et je n'ai jamais pu oublier ces voix digit, pour le meilleur et pour le pire.
28 – Demon's Crest
Encore un jeu possiblement trop difficile pour son propre bien, mais il m'aura davantage donné envie d’insister qu'un Ghouls 'n Ghosts, sans que je sache trop pourquoi, d'ailleurs. (Et non, je ne l'ai pas fini. Mais arrêtez avec vos questions, là).
29 – Goof Troop
Un jeu suffisamment intelligent pour être toujours très pertinent en 2025, surtout en coop', même si je crois me rappeler qu'il faisait partie des très rares jeux où je préférais couper le son pour mettre autre chose et ainsi m'éviter l'OST irritante du titre.
30 – Mickey Mania
Je crois savoir que le jeu a ses détracteurs, mais j'ai toujours trouvé les comparaisons avec les productions Infogrames très injustes. Là encore, le début du jeu en noir & blanc – assez marquant - joue beaucoup en sa faveur.
31 – Earthworm Jim
Encensé en son temps, puis progressivement écarté des Top 16 bit, je garde un attachement tenace pour ce jeu loufoque mais soigné, qui aura certainement moins bien vieilli qu'escompté.
32 – ActRaiser 2
Je n'ai jamais joué au premier, mais ai souffert autant que possible pour venir à bout de cette suite 100 % action, une masterclass graphique qui compte certainement parmi ce que la SNIN a produit de plus impressionnant sur le plan technique & artistique.
33 – Addams Family Values
Un jeu que je suis très fier d'avoir fini... Avec un code d'invincibilité. Dîtes-vous que c'est le genre de jeu difficile à finir, même sans pouvoir mourir. Un titre doté d'une ambiance prenante, en dépit de quelques maladresses de forme(s), ce Fester rondouillard n'étant pas des plus véloces à manier.
34 – The Lion King
Ça fait partie de ces jeux dont je suis étonné de lire, aujourd'hui, qu'on les considère comme étant difficiles. Pour avoir réessayé il y a quelques années, je suis toujours capable de le finir à la loyale, preuve que le jeu est resté imprimé quelque part dans mon cerveau.
35 – Final Fight 3
C'est un jeu que j'ai découvert et fini sur Wii U, quand il nous était encore permis de dépenser notre argent dans des catalogues pour Consoles virtuelles. Plaisir furtif qui aura confirmé que ça ne m'aurait toutefois pas consolé de ne pas avoir Streets Of Rage 2.
Prix du rendez-vous raté – Super Bomberman
Je n'y ai toujours joué qu'en solo, ratant de fait ce qui a bâti la légende du jeu en multi'. Dans l'idéal, il fallait même un multitap pour y jouer à quatre, mais je n'ai jamais croisé personne qui possédait une telle chose (à se demander d'ailleurs si ça existait ailleurs que dans des articles de magazines spécialisés).