Le topic cinéma

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Aer
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Re: Le topic cinéma

Messagede Aer le Lun 23 Déc 2019, 12:52

Hé les gensssss, c'est noël bientôt, donc qui dit noël dit films de noël right ? :mrgreen:
Je vais passer rapidement sur l'inénarrable soirée Piège de Cristal avec des potes, ainsi que sur ma copine qui m'a forcé à voir ceci (étonnamment, c'est correct : acteurs qui savent jouer, scénario qui se tient, voyage temporel qui est directement oublié parce que osef c'est pas le sujet. C'est surprenamment compétent pour un téléfilm), et attaquer directement les deux gentils films de noël que j'ai pu voir.

La Légende de Klaus.

Écrit et réalisé par Sergio Pablos, a qui l'on doit Moi, Moche et Méchant, Klaus est un genre d'origine story du Père Noël (I shit you not :p).

Jesper est un fils à papa trou du cul. Papa en ayant raz le bol de devoir s'occuper de lui, il l'envoie dans le grand grand nord, dans un lieu appelé Smeerensburg, afin d'en devenir le nouveau postier. Face à l'accueil hostile des villageois et la difficulté insurmontable de la tache qui l'attend, proche de sombrer dans le désespoir, Jesper fera la rencontre d'un vieux bucheron taciturne dans la forêt...

Le film est une très bonne surprise, totalement carré et en ligne droite. Tout est absolument prévisible et amené au bon moment, chaque scène a la durée adéquate, chaque blague tombe plutôt juste. C'est un vrai travail de métronome qui est ici délivré, pour un film qui ravira les petits et les grands. Les personnages sont tous très agréables dans leur rendu, par contre la musique est assez peu présente ou ne m'a pas marqué.
Niveau graphisme c'est plutôt bon, j'hésite toujours à savoir si c'est de la 2D ou de la 3D (je penche plus pour le dernier mais bon), les décors sont généralement assez beau.
Il n'y a pas grand chose à en extraire malheureusement, et c'est la sa limite. Tout au plus pourrions nous pointer du doigt la nécessité de faire tomber d'anciennes traditions pour en instaurer de nouvelles comme le plus gros thème subversif du film. Ou l'histoire personnelle de Klaus elle même.
Mais sinon, c'est un buddy movie improbable au pays de la neige et des rennes. Regardez le, vous ne le regretterez pas.

Eyes Wide Shut.

Ca se passe totalement à noël.
C'est l'un des derniers films de Kubrick qui m'échappait encore et oh boy, ce type était vraiment un génie, aucun doute possible. J'avais essayé plusieurs fois de le voir mais à chaque fois je n'en choppais que des bouts (pour des raisons diverses et variées). Le voir d'une traite fut presque une épreuve, mais l'hypnotisme du film marche à fond les ballons. Quand Cruise commence son voyage nocturne, j'ai été happé sans pouvoir lâcher avant l'avant dernière scène avec Sydney Pollack (que j'ai trouvé un peu ratée, même si elle est importante). Un autre point dommageable est probablement les rêveries fantasmées de Cruise vis à vis de sa femme qui n'étaient pas si génial que ça, je ne sais pas ce qui me dérangeait, ni si c'est possible de faire mieux, mais ça marchait moyen pour moi. Tout le reste est juste fabuleux. Fa-bu-leux. Les scènes sont longues et épaisses, les acteurs ont vraiment du donner le meilleur d'eux même, les dialogues sont ciselés, la caméra évidemment formidable. J'ai vite compris que c'était tourné en studio mais l'illusion marche très bien.

Glaçant est vraiment le mot qui qualifie le mieux Kubrick je trouve, et ici ça explose littéralement, tout le temps. C'est assez surprenant de voir un film aussi "contemporain" de cet auteur, mais ça marche. La musique y est, je pense, pour beaucoup encore une fois dans ces films, et le piano ne lâche pas le spectateur une seule seconde. Je parle beaucoup de Cruise parce qu'il est formidable, franchement (ces visages qu'il a, lorsque Kidman lui raconte ses fantasmes, ou quand il est en taxi...), mais évidemment tout le cast assure, Kidman en priorité et les autres ne déméritent pas. J'imagine également le travail de nazi fini pour les décors (apparemment il a prit des mesures des rues new-yorkaises pour les reproduire à l'identique), mais bon c'est Kubrick, what did you expect.

On reste sans surprise dans sa zone de confort : les relations entre les gens, les rapports de domination... mais la ou c'était un thème parfois survolé dans certains de ses films, c'est ici réellement le point d'achoppement de tout le film. Pas étonnant qu'il l'ait qualifié de son "chef d'oeuvre". Ma préférence reste à 2001 pour tout un tas de raisons, mais c'est un film qui ne démérite pas dans sa filmographie.

Ne me manque maintenant que ses vieux films pré Path of Glory. Parait qu'ils sont moins bien, je verrais bien à l'occasion.
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Messagede Aer le Lun 23 Déc 2019, 21:08

The Endless.

Il y a quelques années, Aaron et Justin se sont échappés d'une sorte de secte, priant... on ne sait pas trop quoi, des aliens ? Des monstres ? Un dieu ? Ayant grandit, mais vivant un peu en marge de la société suite à ça, ils vivent une petite vie un peu moisie. Jusqu'au jour ou une cassette leur parvient, contenant des images tournées par le dit culte, revoyant certaines personnes auxquels ils tenaient... Aaron, se sentant toujours autant déphasé, décide de pousser son grand frère Justin à les ramener au Camp ou la secte se trouvait.



J'ai juste vu le trailer et j'me suis dit "tiens, ça a l'air sympa, voyons voir".
C'est une putain de tuerie.

Alors gardons évidemment un recul normal. C'est de la série B, c'est réalisé et joué par Justin Benson et Aaron Moorhead (et l'on sait que se diriger soit même, c'est une gageure), c'est un film a petit budget. D'un point de vue technique, le film est pourtant assez bon, il n'y a bien qu'une grosse faute de ton à un moment qui jure un peu, mais en global c'est du tout bon tout du long. Le manque de moyen est supplanté par des idées géniales qui ne font que s'enchainer, des personnages campés par des acteurs globalement bons, et un rythme finalement assez contemplatif qui donne un coté un peu crépusculaire et hors du temps à l'histoire. Les effets spéciaux sont sympas, faisant juste un peu cheapos à deux trois moments, et le film, malgré son thème central joué de bout en bout, n'est pas non plus une réflexion philosophique. La photo est parfois un peu lourde mais ne jure pas, ne fait pas spécialement cheap et bon sang, les drones ont vraiment révolutionnés le cinéma indépendant.

Ce qu'il fait, il le fait donc bien, et pour l'amoureux de Lovecraft et autres tentaculeries, c'est un régale.

[Montrer] Spoiler
Au début tu te demandes vraiment ce qu'il se passe, avec tout ces effets étranges et ces cercles partout, ça sent un peu le machin avec un monstre débile.
Puis le cerveau de l'amateur fait tilt et ne reste qu'une seule conclusion : ce film, c'est Yog-Sothoth The Movie, c'est fait par un gars qui sait de quoi il parle (Justin Benson) et c'est vraiment vraiment de la bonne.


Si vous êtes en manque de bons films de série B/sf, sautez dessus, vous ne le regretterez pas.

A noté aussi que les deux compères ont créé en 2012 un film appelé Resolution et qui est centré, pour ce que j'en ai lu, sur deux personnages annexes rencontrés durant The Endless. Je suppose que l'un spoil l'autre vu que rien n'est vraiment laissé dans le mystère dans ce dernier, et je ne saurais dire si c'est une bonne idée de voir l'un avant l'autre ou pas.
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Messagede Ialda le Lun 30 Déc 2019, 03:42

Je note pour The Endless, ça a l'air dans mes cordes~

Aer a écrit:Eyes Wide Shut.


Vu aussi pour la première fois récemment. J'ai longtemps fait l'impasse dessus sur un malentendu (un film sur les fantasmes de Kubrick tiré des pages papier glacé de Playboy, mais où est l'intérêt ?), et finalement ça s'avère être un superbe film sur la perte de contrôle par un maniaque du contrôle, qui plus est bourré de délicieuses ambiguités sur la "conspiration" - en tout cas bien plus convainquant et paranoaique que l'équivalent chez Polanski / Arturo Perez Reverte se tournant à peu près au même moment...

Et puis j'adore cette nostalgie très particulière suscité par des trucs que j'ai raté à l'époque mais décrivant un zeitgeist qui m'est très familier...

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Re: Le topic cinéma

Messagede Aer le Jeu 16 Jan 2020, 11:21

Ad Astra.

Ouais ben c'était effectivement pas terrible. J'ai failli ragequit le film a plusieurs reprises en fait. Aucun personnage n'a d'importance, à par celui campé par Pitt (qui a prit un sacré coup de vieux d'ailleurs). J'ai un peu orzé sur l'age du personnage d'ailleurs, même si c'est aussi celui de l'acteur. Quand c'est fait pour soutenir une blague potache, ça passe très bien, mais la, même avec l'idée que dans le futur tout le monde ira dans l'espace, ça fait très étrange.

Déçu aussi de la plastique du film, même s'il est régulièrement assez beau, y'a aussi son lot de décors absurdes voir carrément moches et on est pas si éloigné d'un bon vieux Ghost of Mars des familles avec son carton pâte (de manière amusante, surtout sur Mars).

Pour ce qui est du propos, je ne sais pas quoi en penser non plus. Le film ne va nul part, la morale de fin on aurait pu s'en passer. Liv Tyler sert toujours a rien dans ses films, dommage pour elle. Et ouais on est clairement dans un mic mac d'Interstellar avec même des relents de Premier Contact, mais ça n'en a ni la portée ni les moyens.
Il y avait surement de bonnes intentions a la base, mais le résultat est au mieux raté.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Deluxe le Dim 19 Jan 2020, 15:28

1917 (Sam Mendes, 2020) : le 6 avril 1917, deux soldats britanniques sont envoyés en estafettes pour remettre un message urgent qui pourrait sauver la vie de plus d'un millier d'hommes. Pour ce faire ils devront traverser le no man's land et s'approcher au plus près des lignes ennemies...

La Première Guerre Mondiale et le cinéma de Sam Mendes, deux choses qui ont tendances à m'intéresser. Le principal intérêt de ce film se situe au niveau technique, puisque l'intégralité du long-métrage est rendu en un seul plan-séquence. Alors certes ce n'est pas un vrai plan-séquence et les astuces de mise en scène sont assez évidentes mais l'effet reste très efficace ; le film dure deux heures et on ne voit absolument pas le temps passer, on est dans la même temporalité que les personnages et on vit leur parcours à côté d'eux. La photographie de Roger Deakins (oscarisé pour son travail sur Blade Runner 2049) propose des plans superbes et variés, avec parfois un nombre impressionnant de figurants.

Bon après c'est sûr que l'intrigue est très minimale, faut pas s'attendre à un propos politique du genre Sentiers de la Gloire ou même Joyeux Noël ; on est finalement plus dans une expérience à la Gravity. Toutefois rien que pour la prouesse technique et la beauté de ce cinéma, cela mérite d'être vu sur grand écran.

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Messagede Ramior le Jeu 23 Jan 2020, 00:46

Bande annonce du film français le plus attendu de cette décennie :



Et un film Français dont j'avais jamais entendu parler :


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Re: Le topic cinéma

Messagede ChaosLink le Sam 25 Jan 2020, 03:57

Underwater :

Petit thriller dont j'avais entendu parlé vite fait comme d'un "Alien mais sous l'eau", je suis allé voir le film en aveugle aujourd'hui sans avoir rien regardé dessus. Et sans être un film incroyable, il reste très sympathique et j'ai passé un bon moment devant (même si je suis pas sûr qu'il mérite le prix d'une place de ciné)

Pour le scénario, on suit des mineurs sur une plateforme de fouille située dans la Fosse des Mariannes, construite par une grosse société capitaliste, où l'on apprend au début du film et par le biais d'articles de presses que des choses se passeraient mal. Et quand le film commence, un tremblement de terre détruit 70% de la station et ceux-ci se retrouvent à devoir fuir pour survivre, dans l'obscurité du sol océanique. Et c'est tout : le film commence direct sur la catastrophe et va constituer une longue fuite de l'endroit pour essayer de survivre dans des conditions extrêmes, et où, vous vous doutez bien, des créatures chelous sont apparues.
Quand j'avais vu le titre et le concept, je m'attendais à un film un peu plus à ambiance, un peu dans le style du manga 6000 de Nokuto KOIKE, mais celui-ci est plus un film d'action où les personnages doivent aller d'un point A à un point B sans mourir. Du coup, pour le scénario, vous n'aurez que les articles de journaux au début et pour les personnages, pas d'introduction ou de développement, le film ne prend même pas le temps de nous les présenter (à peine a-t-on leur nom) Malgré ça, la narration est assez étrange, faisant des fois des cuts assez chelou, comme si le réalisateur voulait absolument mettre certaines scènes mais qu'il ne savait pas trop comment le faire coller au reste. Ou que lorsque l'on sort d'une scène de tension, il y a des cuts soudains et agressifs où on retrouve nos personnages en "totale" sécurité, ce qui fait assez bizarre.

Le film tente vaguement de développer et de faire évoluer son personnage principal, mais bon, Kristen Stewart ne semble toujours pas vouloir bien joué (ou être bien dirigé) et ça donne un dialogue final assez chelou en sorte de voix de narration du personnage principal qui fait complètement sortir de l'ambiance installée jusqu'à là (même si celui-ci répond à la narration du début) Les autres personnages sont justes oubliables, et la plupart des morts se voient venir à dix kilomètres.

Sinon, le film est quand même sacrément jolie, avec des fois même des très bons/beaux plans bien travaillés, et on va pas se mentir, la station à quand même bien de la gueule. Mention spéciale aux combinaisons de plongées spéciales du film, qui sont absolument magnifique et qui je pense parleront à plus d'un ici (même si ça a l'air tout sauf pratique) Les effets spéciaux sont okay et rendent même parfois assez bien, même si le film joue sur l'obscurité et des plans à la première personne pour rendre ça confus et les cacher le plus possible. J'ai beaucoup aimé le design des monstres aussi.

Enfin, pour développer un peu plus sur la fin et mon sentiment sur le film :
[Montrer] Spoiler
Au final, comme dans South Park, les fouilles ont réveillé un Grand Ancien qui revient pour niquer l'humanité. Vu le design, on dirait un sorte de mélange entre Cthulhu et Dagon, même si je pencherais plus pour le dernier vu tout les profonds qui l'accompagne. Et au final, rien, parce qu'on le nique avec une bonne explosion atomique des familles, ce que je trouve tue complètement le film. Et voir les deux revenir à la surface pour juste avoir des articles de journaux qui conclut à : "zéro conséquence, lol", bof bof bof (même si la fin se laisse volontairement ouverte pour faire une suite, faut pas déconner, hein)
Au final, j'ai l'impression que c'est un film qui a du souffrir de development hell, ne serais-ce qu'avec les articles au début et à la fin qui sont là pour expliquer et donner un contexte, les scènes coupés bizarrement, les personnages invisibles et sans personnalités, etc etc... Une bonne idée, mais un traitement qui ne satisfait pas entièrement personnellement.


En conclusion, un bon film de série B, qui se regarde pour passer le temps sans trop réfléchir. Ha, et par avance pour ceux comme moi qui ont la peur des fonds marins, bah, ça passe honnêtement je trouve.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Dim 26 Jan 2020, 16:16

Vu hier soir, suite à ton retour, et pour moi c'est nope.bmp.


Le film avait tout pour être une série B honnête et sympathique, il y a Vincent Cassel et il a le bon gout de ne pas chercher à expliquer les choses plus que nécessaire, dans la veine de Gravity ou Fury Road, mais le montage aux fraises a rendu le visionnage vraiment désagréable pour moi. Et pas dans une logique "c'est parce que les personnages sont en situation de stresse, donc on te le fait ressentir", on est ici en face d'un film dyslexique qui a un problème avec la grammaire cinématographique. Que ce soit les scènes sur-cutées, la scène où ils fuient la décompression dans la coursive putain, ou les enchaînement entre certaines scènes trop elliptiques pour ne pas pointer vers un film qui a du être remanié plusieurs fois post-tournage (le film a terminé son tournage en mai 2017, la post prod s'est étalée sur deux ans et demi...), le montage est clairement défectueux et tire l'ensemble vers le bas (ou dans les profondeurs si vous préférez).
Et c'est dommage, le film a en effet un production design dans un style industriel vraiment cool et le récit en soit n'est pas mauvais pour ce genre de film.

Pour la fin
[Montrer] Spoiler
Alors le réalisateur confirme que c'est bien le céphalopode en chef qui apparaît. J'aimerais critiquer le fait que comme trop souvent désormais dans la pop-culture on réduit le mythe lovecraftien à Cthulhu, parce que c'est celui que le grand public connait et reconnait, mais vu que même Del Toro tombait dans cet écueil dans le script de ses Montagnes Hallucinées je me sens d'être lénient avec cette série B qui a autrement moins d'ambitions. D'autant qu'il est quand même plutôt bien utilisé ici en tant qu'avatar du dérèglement climatique.

Je te rejoint par contre sur le fait qu'elle arrive à le détruire, ça par contre c'est complètement stupide et en contradiction totale avec l'esprit lovecraftien -___-




J'ai aussi rigolé au début parce qu'avec des potes on s'était récemment demandé ce que devenait Kristen Stewart pendant que Robert Pattinson se construit une carrière vraiment solide :lol:
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Re: Le topic cinéma

Messagede ChaosLink le Mar 28 Jan 2020, 02:55

Au final, je trouve que nos avis se rejoignent pas mal, même si le montage ne m'a pas rendu le film insupportable personnellement.

Pour la fin,
[Montrer] Spoiler
Du coup, j'ai un peu plus le seum que ça soit censé être Cthulhu et qu'il se fasse vraiment buter comme ça. Mais du coup, vu le scénario, ce film restera jamais associé à ma mémoire avec South Park


The Endless :

Sinon, sur une meilleure note, j'ai suivie les conseils du truc qui me sert de frère et j'ai enfin regardé ce film. Et je suis 100% d'accord avec tout ce qu'il disait au-dessus.

Le film commence de manière un peu chelou, on a pas des masses de contextes, beaucoup de questions, et on suit ces personnages revenir dans la sorte de secte qui les a accueillis dans leur jeunesse. Et à partir de là, le film va aller crescendo, en jouant justement sur le fait qu'il ne nous dit rien ou presque sur les personnages, leur passé et sur les interrogations qu'on se pose (Est-ce vraiment une secte ? C'est quoi ces piliers un peu de partout ? Pourquoi est-ce qu'il n'y a aucun vieux dans la communauté ? etc etc...)

Autant vous dire que ce film est un vrai plaisir à regarder, les personnages étant solidement campé par de bons acteurs et les dialogues très drôles, et où le concept est bien exploité du début à la fin, se révélant même carrément flippant (le mec sous sa tente) Le faible budget se sent, mais les effets spéciaux restent très bon, souvent bien intégré (certains feront même très plaisir aux fans de Bloodbornes) et ils arrivent assez bien à jouer avec leur restriction pour renforcer leur narration. Et je suis assez bluffé de l'endroit où ils l'ont tourné (et de la photographie du film de manière générale) Je sais pas où ça se situe, mais j'ai rarement vu un décor pareil pour un film du genre, ce qui fait extrêmement plaisir.

Si vous êtes fan d'horreur cosmique/Lovecraft, c'est un film à voir absolument je pense !
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Mer 29 Jan 2020, 13:51

Mosfilm met une grande partie de son catalogue en ligne, dont des long-métrages sous-titrés : https://www.youtube.com/user/mosfilm

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Re: Le topic cinéma

Messagede Aer le Dim 02 Fév 2020, 17:07



Patinaud-san continue de tout péter la baraque.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 02 Fév 2020, 19:32


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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Sam 08 Fév 2020, 00:34

Birds of Prey: And the Fantabulous Emancipation of One Harley Quinn : J'y suis allé sans grande attente, voire en craignant le pire après Suicide Squad. Mais j'étais curieux, d'autant que j'avais lu quelques retours étonnants. C'était probablement le meilleur état d'esprit pour aborder cette production.

Suite de Suicide Squad, donc, mais venant après Wonder Woman, réalisé par Cathy Yan en remplacement de David Ayer, et avec Margot Robbie à la production. Exit le male gaze malaisant, bienvenue à une Harley Quinn émancipée, mélange explosif de Deadpool et Pinkie Pie. Le personnage ressemble avant tout à la version de Conner et Palmiotti, le film faisant de nombreuses références à leurs comics. Ne nous voilons pas la face : Renée Montoya, Black Canary, Cassandra Cain et Huntress ne sont que des faire-valoir. L'héroïne, c'est elle.

Le film raconte les trajectoires croisées des cinq personnages ci-dessus, toutes liées au criminel Black Mask. Et il y a un macguffin.

J'ai beaucoup aimé. Vraiment. Mais en même temps, comme mentionné tantôt, je m'attendais au pire, et à la version ultra-sexualisée du personnage (elle a toujours été sexualisée mais d'une façon différente dans Batman TAS). Je m'attendais aussi à ce que sa tendance à dézinguer des quidams, certes antipathiques, soit rapidement énervante. Pourtant, cela fonctionne, grâce à un savant mélange de trouvailles (l'attaque du commissariat) et de chorégraphies étonnamment soignées (dans la prison ou le palais du rire), même si la réalisation ne rend pas toujours hommage aux combats. Cette-dernière arrive tout-de-même à nous proposer quelques fulgurances, en particulier une course poursuite trépidante vers la fin. Le côté à la fois gore, cinglé et coloré de l'héroïne transforme cette production en une expérience étrangement euphorisante, à condition de se laisser porter. Et bande de filles oblige, il y a un vrai message féministe, sans qu'il soit utilisé comme unique argument commercial comme pour Wonder Woman.

Après le film, j'ai pu lire des critiques, reprochant aux personnages de s'éloigner des comics. Sérieusement ? C'est un peu tard pour s'en rendre de compte. Ce sont les mêmes qui vont voir ce film avec pour référence la Harley d'origine : il faut faire des concessions pour pouvoir apprécier, sinon c'est mort. Mais le film sait aussi récompenser son public, et bénéficie pour se faire d'une finesse d'écriture inattendue.
[Montrer] Spoiler
Il y a globalement une volonté de gommer dans ces adaptations les côtés les plus outranciers des comics, à commencer par les costumes bariolés, ou certains pouvoirs difficiles à justifier. Typiquement, cette version n'assume pas le Black Mask des BD.
Pendant une bonne partie du film, j'ai bien cru que Black Canary serait une simple chanteuse, qui certes pratique le kung-fu, et que les références à son pouvoir d'origine seraient un verre brisé et un dialogue ambigu avec Renée Montoya. Sauf que ces deux éléments servent effectivement à introduire cette révélation tardive : Black Canary possède une capacité méta-humaine. Dont elle ne se sert pas plus tôt car nous voyons que cela la laisse KO, et dont Montoya se doutait de l'existence car amie de la précédente Canary.
Par contre, Montoya ne deviendra jamais The Question, faut pas déconner.


Globalement, Birds of Prey reste ce que nous pouvons en attendre : une œuvre décomplexée, fun, bourrin, et totalement débile, mais qui le fait bien. Une sorte de Série B exécutée par une réalisatrice avant tout compétente, avec un gros budget. Ma foi, c'était inespéré.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Sam 08 Fév 2020, 01:21

A 85 millions de dollars, on est dans les "petits budgets" des films de Super Héros. Le film se place plus du coté de Deadpool à ce niveau en cherchant à être un blockbuster modeste pour réduire les risques.


Et justement, ce film c'est un peu Deadpool avec une paire de seins. On retrouve la Harley du New 52, celle du run de Conner et Palmiotti, le moment où DC a voulu la transformer en Deadpool au féminin en lui faisant faire des trucs débile mais c'est normal parce qu’elle est folle. Ce qui est à mes yeux le moment où le personnage a perdu tout intérêt. Elle ramène même son castor empaillé, qui ne parle pas parce que dans le film Harley est folle mais faut pas pousser quand même.
Alors le film est moins porté sous la ceinture que Deadpool, dieu merci, mais on a le même genre de film décomplexé, violent et qui joue la carte du méta-commentaire et avec en bonus ici un couche de féminisme de supermarché qui ne va pas très loin.
Il y a quelques bons trucs quand même, comme la façon dont Harley ne peut s’empêcher de jouer les psychologue avec tous les personnages avec qui elle discute.

Gros mouif pour ma part, mais j'imagine qu'il y a un public pour ça comme il y a un public pour Deadpool, je n'en fais juste pas parti.


Pour ton spoil :
[Montrer] Spoiler
C'est une ambiguïté que maintiens le film qui m'a un peu dérangé. Il joue la carte du polar décomplexé mais ancré dans la réalité puis à la fin lâche le cri qui tue de Canary. Si l'effet n'était pas aussi mal fait je l'aurai peut-être pardonné, mais là :/
Et puis quand Harley est droguée, je me suis demandé si comme dans les comics, une éventuelle relation avec Poison Ivy l'aurait déjà immunisée et j'attendais qu'elle craque le cou de son tortionnaire sans prévenir. Mais non pour ce coup.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Sam 08 Fév 2020, 20:46

Je n'avais pas aimé Deadpool. Le film se veut bien plus malin et subversif qu'il ne l'est réellement, et il a bon dos de faire des blagues sur le côté héroïque et prévisible du MCU alors qu'il nous sort exactement la même fin stéréotypée. Au moins, Birds of Prey ne semble pas se vouloir plus intelligent que son sujet.

Ce que je note tout-de-même, c'est qu'une fois de plus, une production de ce calibre a été confiée à une réalisatrice avec un seul long-métrage à son actif ; qui a certes bien tourné en festival, mais cela parait léger pour s'imposer face aux producteurs (enfin surtout à la productrice). Elle fait le job, mais effectivement, certaines scènes de bagarre manquent de lisibilité, c'est dommage. Je me suis mis à rêver qu'un George Miller serait appelé sur un tel projet, mais avec la même liberté que sur Mad Max Fury Road.

Donc j'ai revu Mad Max Fury Road, cette fois en édition Black & Chrome. Une version sans doute pas nécessaire, mais pertinente dans la mesure où elle arrive à magnifier certaines scènes.
Surtout : quel grand film ! Un scénario d'une cohérence inattaquable, une exposition en quelques scènes au début du film suffisant à comprendre tout ce qu'il y a à comprendre, et une réalisation qui arrive à être à la fois virtuose et d'une lisibilité hors-du-commun. Une leçon, et c'est bien comme cela que l'ont pris de nombreux réalisateurs qui clament leur amour du film depuis sa sortie.
Je reste aussi impressionné par le côté pratique de l'univers développé par Miller et son équipe. Les voltigeurs efficaces sont en combat avant d'être impressionnants, les motards sautent car ils utilisent les aspérités du paysage autour d'eux, et le pare-buffle du camion sert à projeter de la terre sur les assaillants et éventuellement éteindre des flammes ; tout parait logique et pensé par des individus devant survivre dans cet univers.
Il n'a pas pris une ride en 5 ans.

Puis j'ai enchainé avec Terminator: Dark Fate. Et il y a un gros mieux, à mettre au crédit du retour sur la franchise de James Cameron (malheureusement pas à la réalisation) et Linda Hamilton. Même si cela passe par la négation de tout ce qui a pu sortir depuis T2, une facilité dont ce film s'accommode très bien.
Le scénario est là-aussi limpide, sans se perdre dans des délires incompréhensibles et autres problèmes liés au voyage temporel. Un nouveau futur né après les événements de T2, une nouvelle menace, une nouvelle cible à protéger, là encore cela ressemble à de la facilité, mais ça fonctionne. Avec en prime un récit fermement ancré dans son époque, et dans la politique américaine actuelle. La réalisation de Tim Miller (donc le mec de Deadpool) est fonctionnelle, ça passe. Ce film aurait pu être une petite suite d'une franchise culte, sans grande prétention mais efficace et qui n'embarrasse pas ses prédécesseurs. Il aurait pu.
Pour des raisons incompréhensibles, malgré ses qualités et la présence de la figure paternelle de Cameron, cette suite ne peut pas s'empêcher de convoquer tous les défauts inhérents aux suites de franchises célèbres (exception faite encore une fois de Mad Max Fury Road). Pour paraphraser M. Bobine, les long-métrages Terminator se sentent obligés de conjuguer le verbe "revenir" à tous les temps, et ce n'est là qu'une des multiples références faites aux deux premiers opus, qu'il s'agisse des dialogues, d'éléments visuels caractéristiques, et même de séquences entières. Sans parler de Schwarzy qui semble plus proche de Last Action Hero que de son rôle mutique d'origine. Son personnage est ici excellent, mais glisse dangereusement vers la caricature de lui-même. Or, tout cela me gonfle prodigieusement et me fait systématiquement sortir du film, alors qu'il n'avait pas besoin de ces piqures forcées de nostalgie pour être un bon divertissement. Contre-productif, c'est le mot.
Une suite moins pire que les précédentes, mais avec des fausses notes gênantes.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Mer 12 Fév 2020, 12:14

Gemini a écrit:Ne nous voilons pas la face : Renée Montoya, Black Canary, Cassandra Cain et Huntress ne sont que des faire-valoir. L'héroïne, c'est elle.

Faut croire qu'on t'as lu chez DC/Warner, le film est renommé Harley Quinn : Birds of Prey dans une tentative de sauver les meubles après son démarrage catastrophique.
Rappelons que pendant ce temps le soft reboot de Suicide Squad par James Gunn est toujours en production.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Mer 12 Fév 2020, 13:48

En même temps, si je compare à Suicide Squad (et sans même parler de Wonder Madame), j'ai trouvé Warner Bros plutôt léger niveau communication sur ce nouveau film. Donc des résultats en dessous de leurs espérances ne m'étonnent pas.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 16 Fév 2020, 00:00

Scary Stories to Tell in the Dark : Il faut croire que le succès de Goosebumps a donné des idées à Sony Pictures, qui produit là un long-métrage sensiblement dans l'esprit des romans de R.L. Stine mais sans le côté très méta de l'adaptation.

L'histoire se déroule en 1968, et malgré les efforts de reconstitution, j'ai beaucoup de mal à y croire ; nous y trouvons notamment ce défaut gênant de partir du principe qu'un film culte à notre époque eut droit au même traitement dès sa sortie. En outre, le début rappelle beaucoup les productions des années 1980, avec ses connards de sportifs poursuivants des gentils asociaux un soir d'Halloween. C'est ensuite que cela dérape.

Car alors que je le croyais sur des rails, le film surprend avec une mise à mort étonnamment macabre et inventive. Un exploit réitéré par la suite. Scary Stories to Tell in the Dark se tient en tant que production horrifique, car il faut bien avouer qu'il aura réussi à m'angoisser et ne joue pas trop la carte du sursaut. J'ai véritablement craint le pire pour les personnages, car il arrive à nous faire croire que cela peut très mal se passer pour eux.

Mais toutes les promesses ne sont pas tenues pour autant. Le scénario se repose trop souvent sur une apparition concrète de la menace, là où c'est en restant plus abstrait que le film se montre le plus dérangeant. Il passe à côté de son plein potentiel et par la même occasion ne fait pas autant peur qu'il le devrait, alors qu'il était bien parti.
Reste que le long-métrage fonctionne sur la durée, et nous offre même une origine du mal pas déplaisante à base de secrets de famille inavouables. Frustrant mais avec des intentions louables.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Ialda le Dim 23 Fév 2020, 19:35

Le Fossoyeur semble avoir repris le turbin :



Je persiste à penser que la filmo de Gilliams est un naufrage à partir des années 2000, mais son argumentation en faveur de Tideland est presque convaincante.

(quittes à parler de glauque et d'un autre naufragé, un sujet Richard Kelly serait chouette aussi un jour)

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Re: Le topic cinéma

Messagede Eltreum le Mer 26 Fév 2020, 20:52

Vu 3 films de 2019 : Shazam, Rambo: Last Blood et Joker.
On atteint même pas la moyenne. Pas étonnant pour les 2 premiers mais le dernier...
Et je dois encore me farcir Terminator: Dark Fate...
J'ai beau le voir niveau scénario/personnages/messages sous tous les angles différents (univers Batman ou non), sérieux ou pas ça reste dans le bas des idées/développements/intérêts/dialogues. Le seul point qu'on peut lui accorder : banalité (justement recherchée). Je ne ressens rien de positif pour ce "Joker" avec celui de Suicide Squad (au contraire de ceux des jeux vidéo Arkham et Telltale). On aurait enlevé le "Joker" de Batman et laissé "Clown" que ça aurait passé inaperçu aux yeux de ceux qui l'encensent. Dire que ce film non-subversif donnera des idées morbides à des fanatiques/esprits fragiles.
R....

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Re: Le topic cinéma

Messagede Geoff34 le Mer 26 Fév 2020, 21:25

C'est les 100 ans du film expressionniste allemand Le Cabinet du docteur Caligari, à revoir rien que pour le travail de fou sur les décors.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 01 Mar 2020, 00:51

Portrait de la jeune fille en feu : Actualité aidant, j'ai décidé de tenter l'expérience, alors que le cinéma français pour festivals, ce n'est pas spécialement ma came. L'histoire est celle de Marianne, artiste peintre chargée de réaliser en secret le portrait d'Héloïse, en préparation de son mariage.
A la fin du film, je me suis surpris à applaudir. La construction du scénario prend alors tout son sens, et l'écriture fait preuve d'une grande finesse pour en arriver à cette conclusion. C'était touchant, poétique, je dirai même mémorable. De fait, je garderai du Portrait de la jeune fille en feu une impression largement positive.
Sauf qu'il aura fallu deux heures pour en arriver là. Et elles se font sentir. La réalisatrice se doit de prendre son temps pour poser son trio d'héroïnes, et créer des liens solides et crédibles entre elles. Le final étant ce qu'il est, je considère pour ma part que cela en valait la peine. Mais que ce fût laborieux !
Nous avons certes droit à quelques fulgurances, comme la scène nocturne avec les femmes des alentours, et quelques moments à l'érotisme marqué.
Le jeu des actrices est bon, même si nous noterons quelques mauvaises habitudes du cinéma français, et un mixage sonore qui empêche de bien saisir certains dialogues. Je retiendrai surtout la photographie, sa directrice photo mérite les récompenses qu'elle a engrangées grâce à ce film. Le jeu sur les lumières, l'éclairage à la bougie dans les scènes d'intérieur, la captation des décors naturels, l'image est absolument superbe.
Je ressors pleinement satisfait de cette expérience, mais si vous m'aviez demandé mon avis sur Portrait de la jeune fille en feu alors que j'en étais à la moitié du film, j'aurais sans doute répondu par un bâillement.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Yo-Dan le Lun 02 Mar 2020, 12:08

La Reine des Neiges II, après tout le monde

Je ne serais pas allé le voir s’il ne s’était pas agi d’emmener le fiston – 3 ans et demi – voir son premier film au cinéma, mais j’ai trouvé ça de toute faiblesse sur le fond. La façon dont le récit profite de coïncidences heureuses et de déductions accélérées frôle l’intolérable, même pour un Disney. Du coup, je m’autoriserai à ne même pas en parler, tellement ça n’a de toute façon rien à dire. Il y aurait pourtant bien eu deux ou trois thématiques sur lesquelles construire un scénario intéressant, mais tout est avorté, sacrifié à des priorités formelles : c’est très rythmé, c’est parfois drôle, ça veut en mettre plein la vue et c’est plein à craquer de chansons. En d’autres termes, c’est un pur produit qui ne se laisse plus la place d’être autre chose, même si le spectacle est assuré.
A mon goût, les chansons sont nettement supérieures à celles du premier opus, même si moins accrocheuses. C’est d’ailleurs probablement le seul point sur lequel le film a le mérite se compliquer un tantinet la tâche : alors que "Let it Go" est construit sur le stéréotype consonnant des 4 accords sans cesse vomis par l’industrie pour fabriquer du tube facile (Mi, Si, Ré, La et ses innombrables déclinaisons… Je ne suis pas un ayatollah de la technique, mais cet inlassable enchaînement paresseux, je n’en peux vraiment plus), cette suite ose des suites mélodiques plus complexes (toutes proportions gardées hein) avec un joli gimmick à la clé : l’incorporation récurrente de l’air qu’entend Elsa, qui vient adroitement troubler les gammes confortables dans lesquelles on a tendance à contraindre ces moments musicaux. Cerise sur le gâteau, il y a même une vraie parodie au milieu. On trouve que ça marche ou pas (j’avoue que ça m’a fait sourire), mais c’est un quart de la moitié d’un risque, ce qui est déjà énorme dans ces circonstances.

Mais bon – désolé pour l’instant niaiseries – moi j’ai vu mon fils captivé et tellement heureux d’être là que ça restera quoi qu’il en soit un des trucs les plus forts que j’ai vécu dans une salle de ciné’.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Lun 02 Mar 2020, 12:52

Suite et fin de mes visionnages du week-end :

Bombshell : L’histoire de présentatrices de Fow News – pas le média américain le moins conservateur, loin de là – dont les accusations d’harcèlement sexuel ont mené à l’éviction du tout-puissant président de la chaine.
Avec un sujet fort et d’actualité, et des actrices de grands talents – Charlize Theron, Margot Robbie, Nicole Kidman, et même Kate McKinnon - Bombshell aurait dû être un grand film à récompenses, à l’américaine. Pourtant, il est simplement divertissant, et instructif quant aux événements qui se sont déroulés à l’époque. Ce qui est déjà très bien, mais semble en même temps très loin de son potentiel.
Même sans être familier de Fox News – je n’avais jamais entendu parler de ces personnes auparavant, même si je connais la position politique de la chaine – l’histoire se laisse suivre sans difficulté. Je dirai qu’il s’agit surtout d’un problème d’écriture, trop automatique, et de mise-en-scène qui essaye parfois de se rapprocher de celle popularisée par The Big Short, mais sans non plus l’assumer ou aller jusqu’au bout. Il s’agit donc d’une production relativement paresseuse, comptant trop sur ses actrices et la force de son sujet pour gagner les faveurs du public.
Je retiendrai toutefois le personnage incarné par Kate McKinnon, presque une caricature d’elle-même, mais dont les réactions très égoïstes sont finalement éloignées de ce que nous aurions pu attendre d’elle. Une façon habile de jouer sur les attentes du spectateur, mais à condition que le spectateur ait effectivement des attentes la concernant.



Le Mystère Henri Pick : Une éditrice découvre dans une bibliothèque le manuscrit oublié et jamais publié d’un certain Henri Pick, restaurateur breton disparu deux ans auparavant. Emballée, elle décide de le publier, menant à un étonnant succès critique et commercial. Mais un célèbre critique littéraire refuse de croire à cette histoire d’un illustre inconnu arrivant à produire un tel premier roman. Il décide de mener l’enquête.
J’ai un aveu à vous faire : j’aime beaucoup Fabrice Luchini. Même sur un scénario moyen, sa prestation arrive généralement à donner suffisamment de vie pour donner un résultat divertissant. Ceci mis en parallèle d’un synopsis intriguant, j’ai décidé d’y jeter un œil. Je n’ai pas regretté.
Son personnage pourrait se résumer à un pédant parisien, chroniqueur au Masque et la Plume – ce qui veut déjà tout dire – ne croyant pas qu’un provincial inconnu ait pu écrire une œuvre aussi passionnante et érudite, celle-ci revenant sur les derniers jours du poète russe Pouchkine. Un comportement qui devrait le rendre assez détestable, et c’est effectivement comme cela qu’il est traité par la plupart des personnages.
Le film repose à la fois sur sa personnalité, une intrigue intelligente dans le milieu littéraire, et quelques belles images de Bretagne. C’est finement écrit, joliment filmé, bref meilleur qu’un téléfilm France Télévisions même si nous pourrions lui en trouver de faux airs. Et puis, il y a Mr Fraize, et il ne peut pas ouvrir la bouche sans me donner envie de rire.
Ce fût une très agréable surprise.



Alice et le Maire : Alice est engagée comme « philosophe » auprès de Paul Théraneau, maire de Lyon depuis 30 ans mais ayant grandement besoin – selon ses propres termes – d’être stimulé intellectuellement.
Fabrice Luchini dans le rôle de Gérard Collomb – ou du moins, un Gérard Collomb de Gauche – voilà qui surprend forcément. J’étais curieux, d’autant plus que l’histoire se déroule dans une petite ville de Province rarement mise à l’honneur au cinéma. Elle est d’ailleurs filmée comme telle par le réalisateur, qui en donne une image de carte postale, quitte à multiplier les trajets n’ayant aucun sens quand nous connaissons les lieux en question. Aller de la Mairie de Lyon à Saint-Polycarpe en passant par Cordeliers, non mais allô quoi !
Cette fois, Luchini incarne un dépressif hyperactif, un homme que tout ennuie alors qu’il fait des journées de facilement 20 heures. Et cela se sent. Or, je ne sais pas si tout cela est lié, mais Alice et le Maire n’est pas très passionnant.
Le film part sur plusieurs pistes, et dépeint notamment la mairie comme un lieu kafkaïen, où Alice est menée de commissions absurdes en réunions dont elle ne connait ni les tenants ni les aboutissants, juste parce qu’elle est disponible. Mais ce n’est pas non plus exploité jusqu’au bout.
Alice et le Maire oscille entre la discussion pseudo-philosophique et politique entre les deux personnages titres, lamentations d’éternels étudiants surqualifiés, et carte postale lyonnaise. Un très étrange objet, presque fascinant. Mais un peu chiant.


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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Jeu 19 Mar 2020, 20:10

Profitez de l'isolement pour découvrir le cinéma de Sergio Martino :


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