Suite sur les musiques de james bond, cette fois-ci, il s'agit de la sélection de gens qui ont posté en commentaire. Il fera la même chose pour les musiques de dessins animés à qui il laissera le loisir aux gens de proposer des musiques à écouter. Dans la présente vidéo, il répond en intro à propos des différents retours et vous comprendrez ses intentions. Il y a toujours eu une musique élitiste et une musique populaire, il parle de la zone de connexion entre les 2 , si j'ai bien suivi ce qu'il dit en intro.
Va falloir passer à autre chose, parce que pour le coup, sa "réponse" à Florent Garcia est d'une malhonnêteté confondante. Faire semblant de ne pas comprendre qu'on lui parle de recherche texturale, en opposition au travail strictement mélodico-harmonique, tout en caricaturant le propos de quelqu'un qui a évidemment tenu un discours plus intelligent que ce qu'il en prend, c'est digne d'un clash entre deux rappeurs du 77.
Dès qu'il retourne à son taf' d'analyse des morceaux qu'on lui propose, avec son angle à lui et armé de son piano, il redevient intéressant. Mais je crains qu'il ait trouvé la recette pour faire des vues. Bientôt les miniatures Youtube putaclic et on aura tout gagné.
Bref. Je m'agace moi-même de répondre à ça alors que je n'ai même pas encore écouté la vidéo postée par Amrith sur Mo'Wax. Pas certain de me faire les deux heures, mais je vais essayer.
Dernière édition par Yo-Dan le Jeu 25 Mai 2023, 23:10, édité 1 fois.
Oui, c'est cause perdue, Wonk a tiré un trait sur le gaillard. Mais, je fais une Chevkraken, je pousse à la réaction, histoire de réanimer un peu le forum.
Yo-Dan a écrit:Alors que je n'ai même pas encore écouté la vidéo postée par Amrith sur Mo'Wax.
Hé oui c'est la *preuve* qu'on fait sans l'harmonique de la tierce majeure d'octave en bémol dièse. Tout ça c'est un truc en fa mineur diatonique et accord modal, des subtilités de fans de BotW.
(La 1ère heure devrait suffire, j'y trouve la sélection plus forte et moins 'dénaturée' par les blends de fin de mix) (J'avais déjà fait mention sur le thread de Headz, la compilation-manifeste qui a bouleversé 1994 et entériné la direction "experimental beathead jams" du label après des débuts lorgnant vers l'acid-jazz)
Sinon j'ai pas l'intention de me farcir toutes les vidéos du sus-posté non plus. De toutes manières, au vu de ce qu'est à présent Youtube, je n'ai qu'un seul critère d'évaluation : il y a ceux qui nivellent par le bas et ceux qui ne le font pas. Clairement, quelle que soit la valeur de ses opinions, il ne fait pas partie de ceux qui abêtissent, intentionnellement ou non, les autres ; bref c'est suffisant sans avoir besoin d'être vrai - et sans qu'on se sente obligé de lui consacrer le thread.
Plus que quelques jours avant le retour de TMNT au cinéma et malheureusement, je ne peux pas m'empêcher d'en attendre vraiment quelque chose, cette fois. La BO réservera en tout cas de chouettes moments, même si pour avoir écouté rapidement quelques morceaux, ça ne convaincra pas les fans du NIN de la belle époque. C'est du Trent Reznor qui taffe avec Atticus Ross, dans la lignée de ce qu'ils signent ensemble depuis grosso merdo The Social Network. M'enfin, Reznor reste pour moi un extraordinaire pianiste. Je suis admiratif du dépouillement immaculé de son jeu, du parfait équilibre entre les consonances mélodiques cotonneuses et les frottements harmoniques plus inconfortables, de sa gestion brillante des silences... Rien ne sonne cliché et pourtant, c'est accrocheur et en plus, c'est "signé" : on reconnaît son jeu entre mille. J'espère que le film méritera cette pièce.
Les titres au piano sont les meilleurs de l'OST. Ce qui est la manière positive de dire qu'elle est loupée, entendu qu'offrir des mélopées éthérées n'est pas la mission première que je rattache à TMNT.
Mais comme d'habitude je ne comprends rien aux partis pris "formels" de cette adaptation. Pourquoi ces visuels, pourquoi cette musique technoïde, bon...
Je partage en partie ton sentiment, notamment sur le charadesign (ce n’est pas avec cette gueule que les tortues me parlent le plus) mais j’ai envie de voir le verre à moitié plein : à l’image d’une BO qui peut effectivement sembler hors-sujet pour du TMNT, je me dis qu’on va peut-être enfin avoir un film qui ose trancher des choix et assumer une esthétique, une direction artistique, qui ne soit pas l’exacte application d’un cahier des charges paradoxalement limitatif. Mettre Trent Reznor et Atticus Ross au taf là-dessus, c’est à mon sens peut-être le signe que le film osera des contrastes (de tons, de situations et évidemment d’émotions), pour ne pas tout miser sur un restrictif combo action/guignoleries. Cette licence en a tant dans le ventre qu’elle peut à mon avis tout à fait varier en traductions cinématographiques, selon la sensibilité des auteurs qui daigneraient s’en emparer. Là, au vu de ce que j’ai entendu (et pour ne pas trop dévier du sujet en extrapolant sur des éléments musicaux), j’espère qu’il y a aura aussi de la noirceur, de la tristesse, et pas juste des bagarres entrecoupées de blagues lourdes autour d’une pizza.
Notez que j’ai là parfaitement pavé le terrain à une déception cosmique, mais tant pis, j’ai envie de me hyper un peu.
Vous m'avez donné envie de relancer le jeu. Et je vous assure pourtant que j'ai d'autres choses à faire.
EDIT : Et tant qu'on y est, quitte à changer complètement de registre, en ce moment j'écoute ça.
Cette impression que depuis bientôt dix ans, les meilleurs riffs Rock sont le fait d'un duo qui n'a même pas de guitare... (Mais c'est vraiment de mieux en mieux imité).
Yo-Dan a écrit:Cette impression que depuis bientôt dix ans, les meilleurs riffs Rock sont le fait d'un duo qui n'a même pas de guitare... (Mais c'est vraiment de mieux en mieux imité).
Je sais pas si ça sonne vraiment comme ça en live mais super gestion du son de basse pour pouvoir assurer comme ça juste en duo.
Wonk a écrit:Je sais pas si ça sonne vraiment comme ça en live mais super gestion du son de basse pour pouvoir assurer comme ça juste en duo.
Pour les avoir vus deux fois, oui. Il est capable de gérer 3 à 4 niveaux de son, sur différents amplis : la basse est parfois doublée (souvent à l'octave, me semble-t-il), avec plusieurs degrés de distorsion pour varier l'intensité du rendu. Je ne sais pas comment il s'y retrouve dans ce bordel (enfin si : avec un système de footswitch un peu sophistiqué j'imagine), mais ça offre au groupe une palette dynamique très au-dessus de la moyenne, a fortiori pour un duo. Et histoire de ne rien gâcher, Mike Kerr est un excellent chanteur. Ca n'a pas l'air d'être le gars le plus modeste qui soit, Josh Homme style, mais bon...
Le super pianiste de jazz qui va tout vous expliquer de la théorie musicale a encore frappé et je peux pas résister à l'envie de "je vous l'avais dit".
Donc là dedans ce monsieur non content de balancer une ou deux conneries sur la théorie musicale (dont une qui n'est même pas excusable par la volonté de vulgariser le contenu) en expert qu'il est, n'oublie pas non plus de prendre Houellebecq comme référence et d'en placer une sur "le wokisme" en fin de vidéo. Ultra pertinent et complétement ce que la vidéo est censée proposer.
Notez que c'est l'algo de youtube qui m'a encore servi cette vidéo et que c'est donc la 3ème ou la 4ème fois que je lui demande de ne plus me recommander cette chaîne. J'ai fait l'effort de cliquer cette fois parce que le titre était moins "pute à clic" que les précédentes et que j'étais curieux de voir ce que ça pouvait donner. Je suis désormais toujours plus certains d'avoir bien fait de refuser les précédentes.
Dernière édition par Wonk le Sam 12 Aoû 2023, 20:36, édité 1 fois.
J'ai découvert que le groupe d'italo disco Kasso, connu pour le morceau "Walkman", c'est en fait Claudio Simonetti du groupe Goblin, celui qui a réalisé la musique des films de Dario Argento .
"Mors ultima ration, ce qui veut dire la mort est la raison finale, c'est la vie, Gouriquet est un oiseau savant"
Il va falloir que je m'y habitue : certains des groupes les plus importants de ma modeste existence ont déjà raccroché, ou vont bientôt le faire. NOFX est en pleine tournée d'adieux et ils viennent de sortir un EP en forme de testament, dont s'est à vrai dire surtout emparé Fat Mike, son inénarrable bassiste/chanteur/frontman. C'est lui qui se livre dans des chansons qui se sont avérées ces dernières années de plus en plus frontalement névrotiques, mais toujours (et peut-être plus que jamais) Punk dans l'âme. Ce morceau, en particulier, est glaçant de sincérité : les paroles sont d'une violence rare, d'une magnifique impudeur et se font l'écho d'une lancinante détresse sur fond de colère froide (ou l'inverse). Le tout dans un premier degré provoc' assez déstabilisant, Fat Mike refusant de se cacher derrière des métaphores cryptiques. Partir là-dessus, c'est à la hauteur de la carrière d'un des groupes les plus essentiels du mouvement Punk. Pour oreilles averties seulement.
Je me permets un p'tit message ici car je remets une ancienne playlist et je retombe sur cette zik : https://www.youtube.com/watch?v=Li5tBlAL4Hk NHK ni Yokoso que de souvenirs :p (même si OK, cette chanson vient de Uninhabited planet (que j'avais trouvé génial d'ailleurs) mais ce groupe, pour moi, c'est NHK ni yokoso ! :p )
Autant les versions de SFII sont très réussies - mais loin d'égaler le plus grand remix de la Terre signé Takenobu Mitsuyoshi de SEGA dont les vrais vivent encore la bass line - et collent relativement bien à l'esprit du jeu et des compositions originales, autant je trouve ces relectures de SOR totalement à côté du sujet. C'est bien foutu, c'est agréable à écouter, mais on y retrouve pas grand-chose de ce qui fait la force de SOR.
Ma principale découverte musicale de ces dernières années. Je vous montre ce morceau, mais j'aurais pu en choisir dix autres : la plupart sont exceptionnels.
Eto (凍傷のエト / tosho_aTe) est un jeune producteur japonais tokyoïte, proche de la scène Vocaloid, qui s'est approprié les voix synthétiques du logiciel UTAU pour créer un univers esthétique très singulier, bien plus feutré et mélancolique que ce qu'on a l'habitude d'entendre dans ce milieu. Oubliez Hatsune Miku, on est très loin de la J-pop surexcitée des années 2000-2010. Les évolutions récentes en synthèse vocale, combinées à un tempérament qu'on devine délicat et hypersensible, ont produit une nouvelle branche musicale qui achève de donner à cette scène une puissance esthétique que je ne lui connaissais pas.
Sa musique est plus ou moins indéfinissable : breakcore, IDM, vocatronica, post-rock, ambient, peu importe. Son désir d'exprimer musicalement des émotions complexes transcende ces catégories. Ce qui me surprend le plus, de mon point de vue de producteur, c'est sa grande maîtrise de l'arrangement, de l'orchestration, de la dynamique, des transitions, de la spatialisation, etc. À un degré presque absurde pour un musicien à première vue si jeune, dont les premiers morceaux ont à peine trois ans.
Sa découverte m'a bouleversé. Je n'ai aucun problème à placer les titres d'Eto au milieu de mes références habituelles que sont Portishead, Radiohead, Goldfrapp, Massive Attack et consorts. Cela ne partage évidemment pas les mêmes codes, et certains resteront imperméables à cette esthétique kawaii — vrai totem national —, quel que soit le degré de raffinement qu'on lui apporte.
Eto compose seul, à la souris, dans Ableton Live. À l'heure où j'écris ces lignes, je crois qu'il n'arrive pas encore à vivre de son art. Ses étranges vidéos, qu'il monte lui-même pour accompagner sa musique, évoquent l'isolement et la souffrance psychique. On y sent aussi cette nostalgie des années 2000 (tendance Y2K), largement partagée par sa génération, avec ce grain numérique particulier et une sorte d'amateurisme volontaire dans le collage, qui rendent son univers artificiel particulièrement authentique et émouvant.
Eto se balade dans les rues de Tokyo avec son caméscope numérique vintage pour filmer le vide. C'est ce vide, au fond, qui contient tout son paysage sonore, envahi par une sorte de blancheur mélancolique. Cet amour pour le non-dit, les interstices, le retrait, la froideur contemplative, on le retrouve bien sûr dans d'autres œuvres japonaises dont j'ai déjà discuté ici, mais il atteint chez lui un degré de raffinement exceptionnel.
Eto est aussi un fan de Lain, série mythique qui a transcendé les générations, et on peut observer avec bonheur comment cette esthétique de fin du monde, cette mélancolie posthumaine aussi belle qu'étrange, s'épanouit dans son univers sonore. Rayon "electronica mélancolique et délicate", je ne connais que le premier album de Saycet (One Day at Home) qui m'ait touché à ce point. C'était il y a vingt ans.
PS : Je n'ai pas le temps de poster sur Mata en ce moment, mais il me fallait au moins partager ça. Il y a aussi beaucoup de séries japonaises dont j'aimerais parler. C'est toujours déchirant de devoir choisir ses priorités quand on est né trop curieux.