de VpV le Dim 29 Mar 2026, 11:41
Pour les séries live, disponibles sur les plateformes de streaming, on voit que le format 24, 42 minutes ou 1 heure commence déjà à voler en éclats. Par exemple, sur The Studio (Apple TV), pas un seul épisode n'avait la même durée, ça fluctuait entre 23 minutes et 34 minutes. C'est assez déroutant au départ, tant le spectateur aussi a été conditionné par ces normes, mais finalement, ça arrive à créer une sorte de suspense ou d'effet de surprise, de fraîcheur (je ne sais pas trop comment le définir). Tout ça pour dire que je partage tes espérances. Sans aller jusqu'à sombrer dans le chaos le plus total, créateurs, spectateurs et œuvres ont tout à gagner en se voyant accorder un peu de flexibilité. Au théâtre, même la loi des trois unités (de lieu, d'action, de temps) a fini par être transgressée.
J'imagine que, dès lors qu'un programme se destine à une diffusion TV, initiale ou à venir, régie par des grilles et des coupures publicitaires, le format de durée finit par s'imposer ou répondre à des lois arithmétiques simples (x 2, x 3, x 1,5) pour respecter la logique de cases et des durées fixes de spots publicitaires. La "liberté" vue sur The Studio serait synonyme d'anarchie en TV. Dans la stratosphère des animés japonais, avec css comités de production, j'imagine même pas le sac de nœuds.