Le topic cinéma

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Geoff34
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Re: Le topic cinéma

Messagede Geoff34 le Mer 21 Aoû 2019, 12:59

Tetho a écrit:Puis arrive la fin où Tarantino réécrit l'histoire façon Inglorious Basterds et où franchement j'ai du mal à comprendre où il veut aller avec tant ça coupe sec à la fin.


à ce moment là, j'ai un peu décroché du film, en plus de s'en prendre d'une façon violente à la gent féminine...
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Re: Le topic cinéma

Messagede Aer le Ven 23 Aoû 2019, 12:27

Quelque part, j'ai une curiosité morbide pour ce que pourrait donner un Matrix 4.



(vrai raison du post)
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Yo-Dan
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Re: Le topic cinéma

Messagede Yo-Dan le Lun 26 Aoû 2019, 17:36

Tetho a écrit:Mais ce que Tarantino voulait me dire ou me transmettre m'échappe, et ça me frustre.


SPOILERS INSIDE

******






Je simplifie peut-être à outrance, mais il me semble que Quentin Tarentino n'a guère cherché à "transmettre" autre chose qu'une énorme charge nostalgique stylisée, avec un poil de mélancolie voire d'amertume, qu'il exorcice de façon un brin mécanique en cassant du hippie dans une scène évidemment hyper attendue : celle où on se dit "Bon, c'est là que ça va vraiment partir en vrille". C'est d'ailleurs à la fois le point fort et faible du film : les enjeux narratifs sont secondaires, développés tardivement et sans réelle montée en tension, parce que ce n'est pas vraiment le sujet.
Les échos à l'Histoire - la vraie - ne sont à mon sens qu'un prétexte pour se laisser aller à du dégommage sanglant, alors qu'on a bien compris que l'auteur pleure une époque révolue. De fait, c'est certainement bassement jouissif de fracasser symboliquement tout le mouvement hippie, qui porte alors les atours de la "modernité" venant chasser un cinéma en phase de ringardisation.

En tout cas, je l'ai spontanément ressenti comme tel à la vue du film - que j'ai beaucoup aimé, sans en faire pour autant mon Tarentino préféré.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Lun 26 Aoû 2019, 18:16

Je pense que ce que QT cherche à dire, c'est :
[Montrer] Spoiler
Tout ceci n'est que du cinéma. Ou de la télévision. C'est de la fiction, pas du réel.

Si la Manson Family veut commettre un meurtre, ce n'est pas parce que la télévision les a rendu violents comme ils le suggèrent. Non, ils ne cherchent qu'à se justifier.

Lorsque Di Caprio balance la gamine à terre, il en est le premier désolé. Jamais il ne ferait ça en dehors de l'écran. Et celle-ci le rassure car elle portait des protections. D'ailleurs, nous apercevons furtivement qu'elle possède elle-aussi une doublure. Je vois cela comme une réponse à la brutalité que subisse ses personnages féminins dans ses long-métrages.

Idem pour Bruce Lee. Sa présence sert à montrer les compétences de Brad Pitt, mais aussi que contrairement à l'acteur, il possède une expérience réelle du combat et de la violence car il a fait la guerre.

QT ne cherche pas à réécrire l'histoire, mais à nous montrer qu'un meilleur monde est possible car c'est du cinéma. Mais rien de tout ça n'est réel, il ne faut pas l'oublier.

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Messagede Zêta Amrith le Lun 26 Aoû 2019, 20:56

Ce qui rend le film compliqué à analyser de façon logique c'est :

- qu'il prétend que la secte Manson aurait symboliquement tué l'âge d'or d'Hollywood, mais qu'il choisit une période d'entre-deux, la fin des années 60, qui ne correspond déjà plus vraiment à cet âge d'or. En 1969, ça fait un bon moment que John Ford - que Tarantino déteste, Howard Hawks ou Otto Preminger ne sont plus les représentants du cinéma commercial. C'est comme si le réal nous disait que les hippies ont tué un héritage de sept années de cinéma. A cela s'ajoute le fait que les films du Quentin n'ont quasiment aucun rapport avec l'âge d'or et ses comédies romantiques sucrées façon Rock Hudson, et assez peu avec cette séquence grise encore peuplée de gens de la trempe de Samuel Fuller. Ils se jumellent plutôt justement auprès de l'ère des J. Lee Thompson, des Walter Hill ou des Michael Winner, ère du B movie tout puissant ouverte par ces hippies qu'il ridiculise ; preuve en est qu'il considère les années 70 comme la meilleure décennie du western - ce qui soit dit en passant est une aberration totale, sauf à croire qu'un Tom Gries égale un Anthony Mann. Il dénonce donc un peu, volontairement ou non, son cinéma à lui, ce qui rend le métrage aussi intéressant que difficile à appréhender.
- qu'en réalité le film parle autant (sinon plus) de TV que de cinéma hollywoodien, et plus précisément des passerelles qui existaient entre les deux médiums - Rick Dalton ayant une trajectoire intermédiaire entre Clint Walker et Lee Van Cleef. Le film est plus un hommage à Au Nom De La Loi qu'à Nevada Smith. On y voit Mannix, pas A Bout Portant. Et lorsqu'il évoque le grand-écran, c'est souvent pour nous en montrer des films sympas mais de seconde zone - les Matt Helm de Phil Karlson sont de gentils navets même si Sharon Tate est très attachante dans le quatrième volet - ou bien des titres factices de Corbucci tournés en Espagne, c'est-à-dire des éléments qu'on peut difficilement rattacher au "grand Hollywood". Du coup on ne comprend pas trop quel cinéma la mort de Sharon Tate a bien pu annihiler : l'âge d'or s'était déjà dissout avant ça, et le cinéma "de genre" qui inspirera l'essentiel de l'oeuvre tarantinienne allait connaître une toute aussi vibrante effusion durant les années 70. En conséquence de quoi, j'ai l'impression que c'est davantage un métrage sur l'enfance que sur Hollywood ; ce que les hippies ont tué, ce sont les coulisses merveilleuses de la machine, l'idée de dissociation entre la fiction et le réel, telle qu'elle était rêvée par le réalisateur à l'aune de ses huit ans. En cela, c'est déjà une oeuvre splendide.

Mais il faudrait aussi mentionner l'impensé sur la virilité, motif sous-jacent que Tarantino (tout comme Eastwood) a trouvé chez Peckinpah. La figure du hippie représente dans ce film un homme d'après, par contraste avec les deux protagonistes (riche alcoolique teigneux et ex soldat à la Audie Murphy) hasbeen mais swag. Cependant là aussi le film est pétri de contradictions puisque, en dépit du bon sens, ce sont les vieux qui y écoutent la musique des jeunes. Du picorage.

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Messagede Gemini le Lun 26 Aoû 2019, 23:06

Pour la musique, Tarantino a clairement indiqué que ses personnages écoutaient cette radio en particulier car c'était la fréquence que lui écoutait. Quitte, effectivement, à être contradictoire.

La façon dont je perçois l'année 1969 correspond sans doute moins à la mort de l'ancien Hollywood - dans la mesure où le système des studios paraissait déjà moribond à l'époque, n'arrivant pas à se renouveler et continuant à proposer des comédies musicales d'un autre temps - qu'à la naissance du Nouvel Hollywood. Il est déjà là avec Roman Polanski, mais 1969 marque aussi l'arrivée de Bonnie & Clyde et Easy Rider, deux productions pétries d'influences européennes et de cinéma d'exploitation des années 60.

En termes de contre-culture, en plus du massacre de la Manson Family, nous pouvons retenir le concert des Rolling Stones à Altamont, tentative ratée de recréer Woodstock, mais véritable descente d'acide avec les Hell's Angels dans le rôle du service d'ordre et plusieurs morts. Preuve ultime que le mouvement hippie n'a pas survécu.

Ce que l'opus de Matt Helm avec Sharon Tate nous montre aussi, ce qui m'a glacé quand j'en ai vu des images dans le film - je ne le connaissais que de nom - c'est la vision d'un Dean Martin clairement trop vieux pour ses conneries. Et au moment où je l'ai aperçu, j'ai pensé à toutes ces stars mythiques de l'âge d'or qui avaient déjà été remplacées à l'époque, obligées pour certaines à se compromettre dans de la série B et très loin de leur superbe figée dans le temps.

Le Code Hays, le système de censure mis en place à Hollywood dans les années 1930, n'était déjà plus appliqué de puis 1966, ce qui était déjà un signe de la fin d'une époque. 1969 n'est qu'un symptôme d'un mouvement amorcé depuis longtemps, et la prédominance des séries TV dans le film de Tarantino - certes tournées à Hollywood - par rapport au cinéma va déjà à l'encontre de tout ce que le mot "Hollywood" peut incarner pour les spectateurs.

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Messagede Zêta Amrith le Lun 26 Aoû 2019, 23:43

Il y a quelque chose d'ambigu, et sûrement de l'ordre de la frustration, dans la façon qu'a le film d'humilier et de démolir les hippies, qui sont des archétypes indissociables de la jeunesse au sens large. Comme si le réalisateur, arrivé au neuvième volume, voulait nous préciser avant qu'il ne soit trop tard qu'il n'a jamais voulu être tendance ni projeté de plaire aux ados. Que ça s'est passé comme ça, parce que Pulp Fiction, mais que les critères de ces fans là ne sont pas son monde à lui. L'objet même du métrage semble être de créer une ligne de fracture générationnelle à l'intérieur du public, en clair s'assurer que les plus jeunes trouvent ça chiant, sans pour autant se départir des codes du reste de la filmographie. C'est un film très egocentré, de mise au point, dont le sujet est Tarantino et la manière dont il conçoit sa contribution au grand n'importe quoi du cinébusiness.

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Messagede Geoff34 le Ven 13 Sep 2019, 17:33

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Messagede Xanatos le Jeu 19 Sep 2019, 06:54

Gemini, Hollywood a produit et réalisé un film qui t'est dédié ! :D



Malheureusement, le film n'a pas l'air d'être très marrant ! :30:

Je ne sais pas si Will Smith était l'acteur idéal pour t'incarner sur grand écran ! :20:

Je m'en vais plutôt continuer à redécouvrir Le Prince de Bel Air ^^ .
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Messagede Milo le Sam 21 Sep 2019, 03:53

Tetho en 2017 a écrit:Et les rares mecs qui arrivent à monter de vrais projet de ciné doivent souvent se tourner vers des financements étrangers, souvent européen, ce qui fait qu'on se retrouve avec des scénarios de films français tournés à la japonaise (donc en version lente et contemplative).

:20:


Putain sacrebleu bien joué pour la prophétie, ô devin de niveau 92.
Le prochain Koreeda (La Vérité) est donc littéralement un film français, avec Catherine Deneuve et tout. :shock:
Je ne sais même pas quoi en penser, j'ai honte d'être surpris alors tous les présages étaient là depuis longtemps.

"J'adore trop les doubleurs japonnais de la nouvelle saison de ce manga. Faut que je voye s'il est licencié !" ಠ_ಠ

The Smash Brothers, à peine 4h18 20 min, facile 8)

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Sam 21 Sep 2019, 13:24

Grande star de cinéma, Fabienne change la perception que le public a d'elle en publiant ses mémoires. A sa demande, sa fille installée aux Etats-Unis revient en France avec sa famille. La relation entre les deux femmes a toujours été difficile, et les retrouvailles vont être douloureuses.


Ha ouais quand même, le film français rive gauche dans toute sa splendeur quoi :33:
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Re: Le topic cinéma

Messagede Zêta Amrith le Sam 21 Sep 2019, 14:22

Ad Astra. Ok sans plus. De belles images et une interprétation de bonne tenue, mises au service d'une histoire revue et d'un traitement parfois trop démonstratif - cf la médiocre scène finale dans laquelle le réalisateur semble lui-même sermonner le spectateur. Je comprends bien qu'à ce budget là il soit presque impossible de faire différemment, mais le film n'aurait-il pas été deux fois meilleur si la parenté des deux personnages, au lieu de servir d'accroche dès les premières minutes, avait au contraire été présentée au public dans le dernier quart du récit ? A quoi servent les allusions disjointes aux conflits miniers, ou aux expériences médicales anti-gravitationnelles, en bref à quoi bon creuser le monde en présence, puisque ni l'anticipation ni la politique ne sont un sujet pour le film ? Les enjeux (la possible fin de l'humanité, la recherche d'une intelligence extraterrestre, le poids fantôme de l'être perdu) s'empilent les uns sur les autres comme pour remplir le cahier des charges SF alors que seul le dernier intéresse visiblement le scénariste. Malgré la sympathie qu'inspire James Gray, cinéaste modeste et honnête, et l'indéniable sincérité, parfois touchante d'ailleurs, qui transite par le film, les lauriers dressés au long-métrage par la presse me paraissent disproportionnés. L'époque doit avoir si peu de grands films à engendrer qu'une noble intention même conduite approximativement, et l'absence de code-barre Marvel sous les aisselles, suffisent désormais à créer l'unanimité des prescripteurs.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Sam 21 Sep 2019, 15:13

J'ai bien aimé, même si j'ai des réserves aussi.

Le film se veut au croisement de cette SF moderne où les enjeux universels et les enjeux personnels finissent par ne faire qu'un, du Sekai-kei à l'américaine façon Interstellar en gros, et le récit de SF introspectif à la First Man. Comme Bale dans Interstellar, Pitt doit partir à l'autre bout de l'univers connu pour sauver la Terre d'un mcguffin cosmique sans réelle importance et réalise qu'il n'y arrivera que si il réussit à renouer sa relation avec un proche, ici son père. Comme Neil Armstrong dans First Man, Pitt est ici un homme déconnecté de son environnement direct qui, aussi compétent soit-il, se laisse porter par les événements et finira par devoir faire son deuil pour reprendre sa vie en main.

Du coup c'est normal que tout le world building, visiblement assez travaillé et cohérent, semble secondaire. Pitt passe à coté en les remarquant à peine quand ça fini par l'impliquer lui-même. Il est en déphasage complet avec ce qui l'entour, plus occupé par son travail ou sa mission que le fait de vivre.
Voilà aussi pourquoi dès le début on doit savoir que Jones est son père, c'est l'enjeu central du film loin devant sauver la Terre d'une menace cosmique floue.

Maintenant pour toute la sympathie que j'ai pour Gray, il n'est pas Nolan et surement pas Chazelle et tous les efforts qu'il met dans sa mise en scène soignée son film n'égale pas les deux autres cités plus hauts. La scène finale, en effet, met les pieds dans le plat avec une maladresse qui dessert le film. Je ne suis pas certain non plus d'avoir cerné la porté du propos sur Dieu, auquel une bonne partie des personnages se réfèrent, même en face de la révélation finale.
Je lui en veut aussi d'avoir hypé un vrai film hard science pour au final se retrouver avec des moments qui décident arbitrairement d'envoyer bouler les lois de la physique pour favoriser le spectacle facile. Lors de la scène de la décompression j'ai lâché un "mais non !" que mes voisins n'ont pu ignorer tant j'étais choqué par le procédé de mise en scène utilisé.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Yo-Dan le Lun 30 Sep 2019, 00:47

Je suis allé voit It, Chapter 2, en m'évitant les mésaventures d'il y a deux ans.

Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce qui a valu au film des retours critiques pour le moins tiédasses. Pas que le premier volet ait posé des bases qualitativement délirantes, mais cette suite se perd dans un récit à ce point mécanique qu'il désamorce les (très nombreuses) tentatives de tension et d'effroi qu'il collectionne pendant près de trois heures. Le souci n'est même pas tant qu'on devance à peu près tout ce qui se passe - beaucoup avaient lu le bouquin, ou vu le téléfilm, de toute façon - mais quand on vit cinq à six fois les mêmes scènes (chaque personnage ayant effectivement droit à son trauma/flashback, suivi d'une réplique dans le présent, dont on comprend vite que chacun sortira indemne), on est littéralement anesthésié.
Le film est un véritable cas d'école : Andrés Muschietti s'est livré à un exercice d'adaptation qui s'émancipe trop peu du matériau d'origine, ne faisant alors que souligner combien ce qui marche à l'écrit ne marche pas forcément à l'écran. Je crois deviner que Stephen King himself, peut-être par mégalomanie étriquée, ne veut guère voir que des traductions aussi exactes que possible de ses romans, donc j'imagine que lui est satisfait. Mais ça risque d'être peu ou prou le seul.
Dommage car la dynamique de "bande", pour ce qu'il en reste dans cette suite, fonctionne toujours. Par ailleurs, la cruauté avec laquelle les gosses morflent reste assez saisissante, parce qu'inhabituelle et contraire aux codes de la fiction en général, fut-elle horrifique. Mais il aurait fallu faire des choix narratifs et thématiques plus tranchés, pour enlever une bonne heure de scènes au mieux superflues, au pire plombantes. D'autant que, s'agissant d'un clown mangeur d'enfants, à trop l'exposer face caméra pendant 3 heures, on multiplie les risques de glisser vers l'écueil tarte à la crème du grand guignol. Et faute d'être suffisamment parcimonieux, It Chapter 2 s'y vautre trop vite, pour ne jamais s'en relever vraiment.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Ramior le Mar 01 Oct 2019, 19:16

Dans lcette épisode de l'ex- Nostalgia Chick:

La génial Linsday Ellis démontre l'hypocrisie des remakes de Disney:


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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Sam 23 Nov 2019, 17:44

Quelques avis rapides sur des films récents. Car cela fait longtemps.

Midway : Dernier long-métrage en date de Roland Emmerich, une raison suffisante pour y aller. D'autant plus avec un thème comme celui de la bataille de Midway.
Le soir même, j'ai regardé Torpilles sous l'Atlantique, film avec Robert Mitchum disposant de moyens mis à la disposition du studio par la Navy. Et cela souligne bien les points faibles de cette production. Déjà, si nous mettons de côté Woody Harrelson - hélas! trop peu présent à l'écran - le casting est constitué de gueules de seconde zone, forcément décevant pour un film de guerre. En tout cas, nous n'avons rien avec le charisme d'un Robert Mitchum. L'autre défaut, c'est l'impression d'artificialité. Si les CGI permettent de recréer une flotte entière et les avions d'époque sans avoir à dépenser des fortunes, reste que par rapport à des navires bien réels, nous sentons la différence. Le réalisateur fait en outre le pari d'une lumière devant rappeler le court-métrage de John Ford - ouvertement cité - ce qui n'arrange pas forcément l'ensemble.
Malgré ses défauts, Midway est une œuvre parfaitement recommandable. Le cinéaste se paye son film de guerre, et il le fait bien mieux que le pyrotechnicien Michael Bay, nous prouvant savoir manier sa caméra pour nous offrir des scènes aériennes et navales impressionnantes et immersives. Nous sommes loin des grands classiques du genre des années 1960, mais il s'agit d'un genre devenu trop rare pour que nous puissions réellement faire la fine bouche.



Le Mans '66 : Auréolé du succès de son dernier film, James Mangold réussit de son côté à s'offrir des acteurs bien plus solides, et une reconstitution plus soignée que son homologue allemand. Mais il faut dire que le sujet n'est pas le même, à savoir l'histoire d'une bande de tarés de vitesse recevant de la part de l'entreprise Ford un gros chèque pour remporter une des plus prestigieuses courses automobile du monde. Quitte à ce que la banque gagne à la fin.
Les quelques 2h30 du long-métrage passent comme une lettre à la poste, les acteurs sont excellents et le scénario rondement mené. Nous sentons bien la sensation de vitesse que le réalisateur donne à ses courses, même si je garde une préférence, sur ce secteur en particulier, pour l'excellent Rush de Ron Howard. Reste une production solide, bien réalisée, bénéficiant de moyens confortables alors qu'il ne s'agit pas de l'avatar d'une franchise en vogue. Bref, une espèce en voie de disparition, à soutenir sans faute.



La Reine des Neiges 2 : Je sais que nous avons un sujet dédié aux productions des studios Walt Disney, mais je continue quand même sur ma lancée.
A l'annonce du projet, je n'en saisissais pas l'intérêt (sinon commercial). En sortant de la salle, je n'étais pas tellement plus avancé, même si je n'ai pas passé un mauvais moment. La production de ce film a très certainement commencé avant de savoir de quoi il allait parler, et il en résulte un scénario assez faible, ne reposant souvent que sur des facilités d'écriture et une accumulation de coïncidences.
Techniquement, c'est magnifique, le film possède ses instants de grâce, et globalement les chansons sont très agréables, même si aucune ne réussira à devenir aussi populaire que Let It Go. Et c'est bien le problème. Le studio se montre comme prisonnier du succès du premier opus, allant jusqu'à aligner les références ou à reproduire certaines séquences, en espérant recréer ce qui faisait la magie des origines. Cela ne fonctionne pas.
Il en ressort un film divertissant, avec ses bons moments, mais loin d'être aussi mémorable que l'original.


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Messagede Zêta Amrith le Sam 23 Nov 2019, 18:19

Même s'il n'était pas génial et souffrait d'incrustations d'images documentaires inélégantes, le Midway de 1976 avait Charlton Heston, Henry Fonda, James Coburn, Robert Mitchum, Glenn Ford et Toshiro Mifune au casting. C'est un peu un appel à être réaliste et retourner faire joujou avec Mr President qui combat les aliens en F-18, à moins d'être soutenu par une Dream Team historique.

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Re: Le topic cinéma

Messagede chevkraken le Sam 23 Nov 2019, 22:21

vu la reine de neige 2, j'ai passé un bon moment devant, mais:

1.Il y a trop de chanson
2.Elle ne sont pas marquantes(aucunes) et mal adapté en VF
3.Kristoff n'est plus qu'un comic relief ne servant quasiment à rien (et a une chanson digne d'un clip de lover pour midinette des année 90 bien ridicule)
5.Le scenario peine à se justifier et semble faire du retcon.

En gros c'est un film fait par des gens sachant faire du divertissement efficace mais qui ne savaient pas trop quoi raconter car le film d'origine se suffisait à lui même.
l'anti-fan vous attend. Ne vous laissez pas aveugler par l'amour que vous portez à vôtre œuvre fétiche, il ne vous le pardonnera pas.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 24 Nov 2019, 10:55

chevkraken a écrit:Le scenario peine à se justifier et semble faire du retcon.

A ce propos, un point que j'ai remarqué après coup :
[Montrer] Spoiler
Le peuple du Nord est clairement inspiré des Lapons et des Eskimos, et de fait possède des traits physiques caractéristiques par rapport aux autres personnages. A l'exception de la mère des héroïnes, qui ne ressemble pas du tout aux autres individus de son peuple ^^'

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Mer 27 Nov 2019, 00:47

Je m'étais fait la remarque aussi, mais en soit Anna et Elsa n'ont pas non plus la tête de deux sœurs. J'ai même cru à un moment que ça serait la révélation du film avant qu'on réalise ce dont tu parles dans ton spoil.

Semi-déception de mon coté aussi, alors que j'y allais sans grosses attentes. Le film se perd en plaçant ses enjeux
[Montrer] Spoiler
non pas au niveau des conséquences des actions de ses héroïnes, ni même de celles de leurs parents, mais celles de leurs grands parents. Du coup là où le premier film tournait autour de l'acceptation par Elsa de sa différence et de corriger les conséquences de son départ, ici elles n'ont pas à se remettre en question vu qu'elles n'y sont pour rien. Elles ne progressent pas vraiment entre le début et la fin, ce qui est paradoxale pour un film qui passe son temps à parler du fait qu'on ne peut empêcher les choses de changer avec le temps.


Et oui, il y a trop de chansons. D'ailleurs le nouveau Let it Go c'est censé être Into the Unknown ou Show Yourself ? Ou alors les deux ? Histoire d'être sûr qu'il y en ait un qui prenne.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Mer 27 Nov 2019, 09:03

Tetho >> La mise-en-scène autour de Show Yourself est pompée sur sur celle de Let It Go, changement de robe compris. Donc je dirais que le studio comptait plus sur Show Yourself.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Mer 27 Nov 2019, 15:24

Dans le film, et eu égard à sa place dans le récit, complètement. Sauf que la chanson reprise à la fin pendant le générique, celle que Disney a soumis aux Oscars et qui va être intégré à Just Dance c'est Into the Unknown.
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Re: Le topic cinéma

Messagede chevkraken le Jeu 28 Nov 2019, 19:01

Tetho a écrit:Je m'étais fait la remarque aussi, mais en soit Anna et Elsa n'ont pas non plus la tête de deux sœurs. J'ai même cru à un moment que ça serait la révélation du film .

Si ça avait été le cas, Anna aurait surement largué Kristoff pour se mettre en couple avec sa soeur vu comment Anna semble en avoir à foutre de ce dernier et favorise toujours Elsa.
l'anti-fan vous attend. Ne vous laissez pas aveugler par l'amour que vous portez à vôtre œuvre fétiche, il ne vous le pardonnera pas.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Jeu 28 Nov 2019, 21:19

Gemini a écrit:j'avoue être curieux. Une curiosité très mal placée. Je le verrai sans doute, un jour.

J'ai fini par voir Le Parfum de Cupidon. Il y a quelques temps, donc ce n'est plus très frais. Mais bon, autant en parler quand même.

Avant de commencer, je me demande l'intérêt de sortir cette production au Japon ; à moins de couper au montage les scènes qui n'existent que pour la référence. En particulier celle avec Dorothée, qui n'a pas d'autre intérêt de nous la montrer (et de parler de chaussettes).

Bon. Ceci étant dit.

Ce film me pose problème. Si cela avait été juste mauvais, ça aurait été mauvais et nous en serions restés là. Sauf que non. Il possède ses vrais instants de grâce, ses vrais trouvailles de mise-en-scène, et même une course poursuite plutôt réussie. Pour du cinéma français, c'est tout simplement incroyable.

En contrepartie, j'ai déjà mentionné les références lourdes comme pas permis, mais ce n'est même pas le pire. Non, le pire, ce sont les blagues homophobes, les blagues transphobes, les blagues sexistes, les blagues sur les moches, les blagues sur le viol en prison, parce que lol c'est tellement drôle les viols en prison !!! L'horreur. Sauf que le film a aussi ses blagues drôles. Et un lance-canard.

Je ne peux que rejeter cette production en bloc pour tout ce qu'elle représente. Et pourtant, il y a des moments à sauver.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Ven 29 Nov 2019, 00:16

La scène de Dorothée il suffit de trouver une blague appropriée en japonais et ça passe. Le caméo passe à la trappe mais c'est pas grave, on a bien survécut à des années de Simpsons en français en étant complètement inconscient que tel ou tel personnage est soit une personne réelle, soit basé sur un célébrité américaine inconnue en France à l'époque.


Gemini a écrit:Pour du cinéma français, c'est tout simplement incroyable.

C'est méchant pour le cinéma français, le bon. Si, si, je vous jure, il existe. Mais il est comme la vérité, ailleurs, et faut partir à sa recherche car contrairement à Lagardère il ne viendra pas à toi.
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