de GregN8 le Jeu 01 Jan 2026, 21:56
BILAN JV 2025 : Je ne pourrai pas faire de bilan de l’année 2025 elle-même, puisque, comme d’habitude, je n’ai joué à aucun jeu sorti cette année-là. Je préfère attendre. J’aime le temps long et je sais apprécier les vieux jeux, tant qu’ils ne sont pas trop rigides dans leurs mécaniques. Le jeu le plus récent que j’ai achevé cette année a été Valkyria Chronicles 4, sorti en 2018. Bref, voici la liste de mes jeux terminés en 2025 :
Dark Souls II (134 h) : J’avais fini le jeu de base en 2024, et j’ai terminé de poncer les DLC cette année. Dark Souls II, c’est l’achèvement d’un certain style d’action-RPG à l’ancienne, propre à l’ère PS3 : daté et rigide par certains aspects, mais charmant par d’autres. Du pain béni pour n’importe quel joueur chevronné qui aime s’aventurer dans des lieux obscurs. Je l’ai considéré comme une sorte de gigantesque DLC de Dark Souls I, ce qui n’a pas été un problème, vu la qualité du jeu d’origine. 9/10.
Firewatch (6 h) : Je m’intéresse assez aux "walking simulators" depuis Dear Esther et son ambiance assez somptueuse à l’époque (rappelons-nous la caverne). Firewatch a été salué par la communauté pour sa présentation soignée des étendues sauvages du Wyoming, et pour sa narration cryptique, qui laisse la part belle à l’exploration et au mystère. Je n’y ai pas été particulièrement sensible, mais si vous cherchez un bon jeu indépendant contemplatif, à l’ambiance sauvage et très américaine, vous ne trouverez pas mieux. 7/10.
Crypt of the NecroDancer (7 h) : Jeu de rythme à la sauce roguelike. À première vue, cela m’intéressait, puisque j’aime aussi bien Rhythm Paradise que The Binding of Isaac. Le problème, c’est qu’esthétiquement, Crypt est loin d’être au niveau des meilleurs jeux indépendants. Le gameplay est fouillé et intéressant, les musiques de Danny Baranowsky agréables, mais visuellement j’ai trouvé ce jeu assez fade et peu inspiré. Clairement, il faut plus que du pixel art pour me convaincre. 6/10.
Ori and the Blind Forest (18 h) : Un jeu superbe, dont le seul défaut a été sa légère niaiserie. J’aurais aimé contrôler autre chose qu’un Pikachu albinos énamouré d’un Ronflex masqué. Dans Ori, tout le monde, il est gentil ; et même le méchant, en fait, il est méchant parce qu’il veut sauver ses enfants. J’exagère sans doute : disons que cette histoire ne m’a pas vraiment marqué. Autrement, le gameplay est une leçon magistrale, au niveau des tout meilleurs Metroidvania. La grande cohésion de l’ensemble a, en tout cas, produit une œuvre marquante, peut-être un petit peu trop lisse pour devenir vraiment culte. 8/10
Resident Evil Remake (20 h) : Je l’ai terminé une énième fois cette année ; je le mets là juste parce que j’avais envie d’en parler. Sorti en 2002, exclusivité GameCube à l’époque, ce remake est un véritable chef-d’œuvre. C’est à la fois un excellent jeu d’action-horreur et une succession de tableaux morbides à la beauté ensorcelante. Chaque décor précalculé est un travail d’orfèvrerie hautement symbolique : il en résulte que le jeu nous dit tout sans rien avoir à nous expliquer. Ajoutez à cela une bande-son mythique, au niveau de Silent Hill, et vous obtenez un sommet du jeu d’ambiance qui se permet en plus d’avoir un bon gameplay. Oui, le « scénario » n’a pas grand intérêt : il s’efface, justement, pour laisser la place à ce qui va plus loin que les mots. 10/10.
Resident Evil 5 (17 h) : J’avais fait tous les épisodes précédents (sauf Code Veronica, dont j’attends le remake avec impatience) et il me fallait bien continuer cette grande série qui, comme toute grande série, a connu ses hauts et ses bas. Resident Evil 5 est le premier « bas », en ce sens qu’il répond entièrement à des impératifs de vente, à des études de marché, et certainement pas à une vision artistique précise. Ce jeu a été calibré pour amuser l’adolescent amateur de jeux d’action, sur les excellentes bases de RE4. C’est un jeu de commande qui reste bon, tout simplement parce que Capcom est derrière. Mais si vous cherchez une ambiance, eh bien vous ne l’aurez pas : esthétiquement, c’est assez vide. 6/10
Resident Evil 6 (27 h) : Véritablement conspué par la critique, c’est en quelque sorte l’aboutissement du programme RE5, code secret TLK (« traire les Kevins »). Sans doute une mauvaise planification d’Umbrella pour financer ses opérations interlopes. En fait, RE6 m’a bien plu. J’y ai joué avec plaisir. Le scénario est tellement ridicule que le jeu se transforme vite en pure parodie de blockbuster américain, à la sauce japonaise. Et tout le monde sait que le kitsch, à un certain niveau, ça devient cool. Derrière, le gameplay est bon, et les scènes d’action absolument explosives m’ont tenu en haleine. 7/10.
Valkyria Chronicles 4 (163 h) : Sans doute mon chouchou. Je suis trop sensible aux japoniaiseries pour être impartial : partez du principe que je suis biaisé. J’ai adoré ce jeu qui m’a renvoyé à mon enfance, une madeleine de Proust au goût de vieux Fire Emblem, Advance Wars, FF Tactics et consorts. Le jeu démarre de façon sérieuse : c’est la guerre, il y a des morts, c’est terrible. Mais, en bon jeu japonais, tout cela évolue jusqu’à ce que votre armée ne soit plus constituée que de jeunes filles en maillots de bain, qui pulvérisent les soldats adverses à coups de pouvoirs magiques, dans des poses évidemment lascives avec des petits cris suraigus. Le gameplay est extrêmement solide, les graphismes charmants, le contenu dantesque, et tout respire le travail bien fait, comme à la belle époque. Oui, c’est niais, mais tant pis. 8/10.
What Remains of Edith Finch (3 h) : Quoi de mieux pour conclure l’année que ce jeu, le plus émouvant et le plus intéressant des walking simulators auxquels j’ai joué ? C’est une expérience qui se vit plus qu’elle ne se décrit, et il vaut mieux rester ingénu pour profiter au mieux de l’histoire d’Edith Finch, qui vaut une bouchée de pain sur Steam et se boucle en moins de trois heures. Un indispensable pour joueur raffiné. 9/10.