SERIE : The X-Files

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Jetblack
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Jetblack le Mer 27 Jan 2016, 11:47

Je comprend pas, c'est un épisode tout les jours :?: :|
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mer 27 Jan 2016, 13:16

Les deux premiers épisodes ont été proposés à un jour d'intervalle pour profiter du football, mais à partir de maintenant la diffusion est hebdomadaire, chaque lundi soir aux USA. C'est l'épisode de Darin Morgan qui est programmé la semaine prochaine.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mer 27 Jan 2016, 20:00

Une review à spoilers du 10x01 plus consistante que la moyenne sur Daily Mars.
Un peu complaisante dans la mesure où l'on ne met pas 4/5 à un segment aussi gauche dans l'exécution, mais qui résume très bien ce qu'il y a d'intéressant et de risqué vis-à-vis des Saisons 1-9 dans cet épisode.

Le blog de John Kenneth Muir suit évidemment la mini-saison.

Au passage, Glénat va sortir quelques comics X-Files au printemps, dont notamment la série "Saison 10" : http://www.glenatcomics.com/x-files-la- ... nat-comics

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mar 02 Fév 2016, 19:54

La nouvelle mini-saison The X-Files arrive sur M6 (en VF) le jeudi 25 Février à 20h55, c’est-à-dire tout juste un mois après sa diffusion américaine. Programmés ensemble, les deux premiers épisodes de 2016 seront suivis à 22h45 d’une sélection de dix opus (en HD) issus des saisons antérieures, en bref, du X-Files jusqu’aux alentours de 6h00 du matin. L'horaire de diffusion des quatre inédits suivants devrait dépendre des audiences de la soirée. En tous les cas un voyage dans le temps, même si le décès de Caroline Beaune (voix Scully) il y a un an et demi risque de rendre la VF insurmontable pour tout un pan du public.

Selon la FOX, en l'espace de trois jours ce sont plus de 50 millions de spectateurs à travers le monde (dans les 80 pays ayant embrayé sur le timing US) qui ont regardé au moins l'un de ces nouveaux épisodes.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede asakura le Mer 03 Fév 2016, 13:04

Je trouve le choix de Daniele DOUET plutôt bon pour remplacer Caroline BEAUNE.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Skull Leader le Mer 03 Fév 2016, 16:45

David Duchovny sera en concert à la Cigale. :89:

http://www.lacigale.fr/spectacle/david-duchovny/

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Tetho
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Mer 03 Fév 2016, 18:53

Mulder and Scully Meet the Were-Monster

Brillant, je n'ai pas d'autre mots.
C'est l'épisode qui à lui seul fera que cette mini-série n'aura pas été vaine. Darin Morgan fait affronter à Mulder son pire adversaire jusque là, la crise de la cinquantaine, et le fait s'interroger sur le sens de sa quête quand la plupart des affaires non classées ont été résolues rationnellement pendant son absence. Et pendant que Scully fait ce qu'elle fait de mieux après se faire capturer, soit découper des cadavres, Mulder est seul à essayer de retrouver ce qui le motivait tant 20 ans auparavant. Plus que Carter le cadet Morgan a compris ce que devait être The X-files en 2016 et après plus de 10 ans loin du petit écran. La réplique "tout le monde a un appareil photo sur soi de nos jours" suivie par la scène où Mulder tente en vain d'obtenir une photo de la bête avec son smartphone est tellement mieux vue que n'importe quoi dans l'épisode 1. Et le monologue où il fait les questions et les réponses avec Scully nous renvoie directement aux meilleurs moment de la série sans sembler forcé. L'épisode est tellement réussi qu'on lui pardonnera immédiatement la tentative de fanservice à coup de crayons et de poster I Want to Believe qui est déjà redondante avec le premier épisode.
Et surtout quand à la fin de l'épisode Mulder énonce son leitmotiv, cette fois on y croit vraiment.

Et pour ne rien gâcher, l'épisode est vraiment drôle et la satire sociale fait mouche.
Un classique instantané.
Achieve your mission with all your might.
Despair not till your last breath.

Make your death count.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Aer le Mer 03 Fév 2016, 18:56

Ca donne envie.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mer 03 Fév 2016, 19:36

Mini-Série The X-Files : 03 – Mulder And Scully Meets The Were-Monster

"Pourquoi voulez-vous absolument trouver une logique interne à tout ça alors qu’il n’y en a même pas à l’extérieur ?"

Il fut un temps où le rigolo dépressif Darin Morgan était considéré comme le scénariste le plus doué des productions 1013. Un défricheur, avec un talent inversement proportionnel à la quantité qu’il était en mesure de fournir – seulement quatre épisodes complets pour The X-Files et deux pour MillenniuM. Sa manie de mêler en des scripts très denses moments de comédie slapstick, tristesses existentielles et auto-références tagguées à même le quatrième mur en fit le héros de l’ombre du fandom pendant les Saisons 2 et 3, années durant lesquelles il participa indubitablement à bâtir une part importante de l’identité de la série ; pour faire court son versant auto-parodique, jardin où comme l’exprime assez bien Gillian Anderson, les acteurs doivent jouer d’autres itérations de leurs personnages bien qu’il s’agisse des mêmes. Mais l’ennui c’est que le traitement que Morgan conçut durant la Saison 2 comme étant l’exception (en tous points remarquable pour cette raison) devînt progressivement la façon ordinaire de fabriquer un épisode, en particulier au cours des fameuses Saisons 6 et 7. La première d’entre elles, très fabulesque, s’en tira haut la main. Mais la seconde, post-moderniste et boursouflée d’effets superflus, imposa de nouveaux standards dans l’absurde dont il apparut qu’il était désormais très difficile d’en sortir, comme il est compliqué de convertir à l’érotisme après un passage par la case pornographie. Et là résidait le défi difficile de Morgan, façonner un épisode à commentaire, riche en contenu comme il les affectionne tout en s’inscrivant dans le lignage too much et digressif des années Los Angeles. Défi à moitié réussi, ou bien à moitié loupé, dans la mesure où Mulder And Scully Meets The Were-Monster est définitivement une histoire signée Morgan, dans ses thèmes et sa mélancolie diffuse, mais qu’en même temps ses écarts trop appuyés – l’échange Mulder/Guy sur le transexuel en est un exemple – et la volonté de placer un bon mot à chaque phrase ramènent par moments vers les rives un peu faciles de la Saison 7. Et un excellent épisode de Saison 7 reste malgré tout un épisode de Saison 7, c’est-à-dire pas le meilleur des crus pour l’homme derrière Clyde Bruckman’s Final Repose, histoire à laquelle Scully fait d’ailleurs allusion au terme du segment. On note aussi que beaucoup de gags de l'épisode sont de simples variations autour de ceux du second récit de l'auteur pour MillenniuM, Satan Got Behind Me.

Mais c'était plutôt bien.
La première moitié est inégale mais la suite fait sens.

Qui dit Darin Morgan dit copieux corpus auto-référentiel, et de ce côté là le cahier des charges est rempli – l’hommage au défunt Kim Manners, au chasseur de créatures de l’étrange Kolchak mais surtout la dizaine d'allusions constantes aux précédents opus de l’auteur, mais pas que. Un catalogue que notre larron a eu la bonne idée d’agrémenter de petits clins d’oeil aux passionnés de cryptozoologie et de phénomènes fortéens. Pour le reste, les habituels personnages bigarrés et beaucoup d’idées, peut-être insuffisamment exploitées, entre le combat d'un Mulder hasbeen avec la technologie des smartphones, son désenchantement vis-à-vis des monstres et des animaux fantastiques sans cesse debunkés comme hoax, et toujours l’impression chez l’auteur d’assister à un récit raconté par un tierce biais subjectif. Plein d’éléments périphériques intéressants qui ne s’imbriquent pas toujours harmonieusement, la faute également à un décalage entre les aspects plus juvéniles du script et l’apparence de quinquagénaires de Duchovny et Anderson. En réalité, je serais tenté de croire que l’épisode fonctionnait mieux à l’écrit qu’il ne l’a finalement été à l’écran : le rôle ici offert aux deux acteurs vedettes eut été tout à fait valide en 1998, mais voir Duchovny cabotiner pour forcer l’effet comique contraste désormais avec son physique plus carré et affecté de 2016. Or contrairement à ce qu’il semble penser – il a toujours plébiscité ce type d’épisodes, certainement car ils lui permettent d’y jouer davantage Duchovny que Mulder – ce n’est jamais dans cette gamme là qu’il est le meilleur. L’interprétation déphasée est sans doute pour beaucoup dans l’accueil très controversé de ce volet sur Twitter, de même que la mini-saison paie ici les conséquences de son format rachitique de six épisodes : bienvenu dans une saison de 22, voire même de 12 épisodes, ici un tel opus ne peut que dépareiller avec ce qui l’entoure et accentuer une cassure déjà bien consommée entre les différentes parties de la dixième salve de Carter faute d’avoir eu l’espace pour y injecter du liant. Encore une fois c'est la structure de ce come back qui l’entrave considérablement et il était bien trop tôt pour insérer tel épisode à fans dans la mixture. La dernière scène, fort réussie, avec une esthétique de BD, et de surcroît mieux jouée que le reste, rappelle néanmoins le spectateur à l’évidence ; aucun de ces trois premiers épisodes pris individuellement n’a flirté avec le fiasco décrit par la presse. C’est la cohérence d’ensemble ou à tout le moins un équilibre lisible qui manquent le plus au projet. Aussi et même s’il ne le fera pas pour des raisons de planning, Chris Carter aurait-il été inspiré avant de passer directement à une mini-Saison 11, de créer un véritable Episode 02 de transition, pourquoi pas à partir de ce septième script non-utilisé. Dans ces conditions, j’aurais pu apprécier pleinement l’épisode, son acte très ingénieux du cimetière, sans être erratiquement relancé par le doute d’une certaine erreur de timing.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mar 09 Fév 2016, 21:11

Mini-Série The X-Files : 04 – Home Again

"Les gens traitent les gens comme des détritus."

Un bon petit épisode sorti de la tête du vétéran Glen Morgan, lequel nous gratifie ici de ses éléments-signatures emblématiques : la pointe de gore grand-guignolesque et l’utilisation ironique de la bande-son musicale qu’il a imposées dans la franchise. Le script dans son versant paranormal est un amalgame involontaire de plusieurs récits précédents, nommément Fresh Bones (Saison 2), puis Grotesque (Saison 3), mais également Arcadia et Milagro (Saison 6) ; contexte et présentation évoquent aussi le classique d’horreur Candyman d'après Clive Barker. Bien old-school, cette histoire très sombre renoue avec les soubassements plus critiques de certains loners des débuts de la série. Le pan plus émotionnel de l’épisode a lui ses hauts et ses bas, en particulier car il déboule un peu trop tôt "après" l’essai de James Wong pour totalement éviter l'impression de redondance. Mais globalement, sauf à idéaliser le show des années 90, on reste dans une moyenne tout à fait convenable et c'est clairement vers ce type de productions que The X-Files 2016 devrait tendre. A noter la participation du leader du groupe punk-rock Rancid dans le rôle sous-exploité mais pas inintéressant de l’Homme-Détritus. Et le fait qu'aucun coupable ne soit arrêté au terme du segment, ce qui confortera David Duchovny dans sa thèse excessive du "Mulder est l'agent du FBI le plus nul au monde, il ne résout jamais une enquête".

Influencé par la perte de sa mère, Morgan explique qu’il aurait voulu faire de l’épisode monstre-de-la-semaine et de l’épisode sur Scully et Maggie deux segments distincts, mais que le format succint de six semaines l’a contraint à associer les deux sujets en un seul opus. Le scénariste regrette que la place de cet épisode ait finalement permuté avec celle de Founder’s Mutation, écrit par son compère Wong ; le but du découpage initial était de laisser croire que Mulder a en quelque sorte tiré un trait sur William, pour finalement le démentir deux semaines plus tard via la scène conclusive de la photographie. Un effet anéanti par la diffusion, de fait.

Et certainement aussi par un léger manque de concertation entre les auteurs. Lesquels ne devraient pas oublier certaines règles patentes. Si le choix de William comme fil rouge de la mini-saison est tout à fait légitime, la Saison 9 a démontré que l’on ne pouvait pas bâtir une série sur un personnage absent. Aussi l’éventuelle mini-Saison 11 devra-t-elle impérativement rebondir dans une autre direction et jouer sur d’autres ressorts dramatiques, plus immédiatement saisissables. On serait aussi tenté de rappeler à Chris Carter que Scully n'est pas le seul personnage du binôme à avoir été "abducté" au cours de la série...

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Guigui le gentil le Mar 09 Fév 2016, 22:55

Hey Amrith, je suis de passage ici, juste pour te dire que c'est toujours un régal de lire tes reviews sur X-FILES. Je vois qu'on est globalement du même avis sur les épisodes jusqu'à maintenant, même si je suis sûrement plus enthousiaste sur le 10x01. On peut dire que la série revient de loin et que si la saison 10 est la dernière (ou avant-dernière), une partie de l'affront de la saison 9 et du 2ème film sera lavé...

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mer 10 Fév 2016, 00:02

Salut Guigui. Je m'y suis abstenu de commentaires pour ne pas m'infliger mélancolie un peu pénible, mais il va de soi que je parcours ce qu'il se dit sur LVEI. Réhausser la mythologie des Saisons 7, 8 et 9, un tant soit peu, n'est envisageable qu'à condition que Carter n'élude pas leur contenu, que ce soit en renonçant à revenir sur certains éléments ou en ressuscitant tous les personnages un par un. La tentation fan-service est une arme aussi efficace qu'elle s'émousse vite.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Guigui le gentil le Mer 10 Fév 2016, 10:12

Je suis bien d'accord avec toi mais là dessus je suis un peu plus confiant : je pense que les wagons seront raccrochés avec ce qui se passe en saisons 8 & 9. Rien que l'insistance sur William tend vers cela. Sinon, pour ma part Mulder n'a jamais été "pleinement" abducté : il s'est "livré" en quelque sorte (se pensant condamné), ce qui est un peu différent. Une petite nuance qui a son importance.

Sinon le fan service est clairement là, mais il n'est pas seul car Carter semble avoir (contre toute attente), encore des choses à dire... On verra avec le 10x06 qui sera le seul vrai verdict sur tous ces points à mon sens... Mais pour l'instant et globalement le revival est réussi avec la série qui retrouve son niveau (comme tu le disais) des saisons 7 ou 6... Ce qui est déjà pas mal (j'ai fais mon deuil de retrouver la saveur des 4 premières saisons il y a longtemps).

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mar 16 Fév 2016, 22:10

Mini-Série The X-Files : 05 – Babylon

L’épisode lunatique et controversé en devenir du lot.
Décidément obsédé par cette question des "projets de Dieu", Chris Carter accorde une sorte de suite spirituelle à son épisode Improbable de la Saison 9, mais coupée aux champignons via une séquence surréaliste (et un peu facile) rappelant obséquieusement Triangle, son classique de la sixième année, la saveur épique en moins. Le résultat est un segment spécial en forme de pièce de théâtre, construction intentionnelle que Mulder accrédite à la fin en glissant "Il (Dieu) n’est jamais sur scène". Nul doute que Duchovny a dû fort goûter ce script taillé sur mesure pour lui, faisant même référence à ses activités musicales hors des plateaux. Il a eu plaisir à le tourner, à forcer la définition de son personnage, ça se remarque à l’écran et c'est un plus.

Encore une fois, la mini-Saison 10 fait le choix d’un angle auto-analytique, ou pour le décrire moins pompeusement, celui de commenter ce que son binôme de protagonistes a traversé au cours des années 90 et par le prisme de quelles sensibilités. Une approche post-moderniste qui se comprend compte tenu du format et après treize années d’absence TV (tout comme l’emphase sur William) mais dont la série devra impérativement se débarasser en 2017 si elle souhaite redevenir davantage que son propre fan et biographe attitré. Ici, cette lancinante observation de soi revêt l’apparence de deux jeunes agents du FBI, Miller et Einstein, voulus en fausses caricatures de Mulder et Scully à leurs débuts, avec un rapport différencié aux X-Files. Sauf que visiblement seule la seconde, une tsundere criarde, motive le prude coquin qu’est Carter, tandis que le premier, au charisme d’ampoule mais sans la lumière, n’existe simplement jamais en quarante minutes, et ce n'est pas plus mal.

Toutes les lacunes de l’épisode résident dans ce primat donné à l’intention. Et dans l’indulgence qui conduit le fan-service à mordre la ligne rouge, lorsqu’il convoque d’ex-favoris des spectateurs pour jouer les figurants dans une séquence visant à engendrer quelques dizaines de tweets sans effort. Depuis quinze ans Carter est un homme d’idées, plus qu’un scénariste stricto sensu. Il connaît la raison d’être de son récit, il a établi la méthode en invitant deux personnages aux fonctions testimoniales, il sait quelles questions son opus veut aborder, par conséquent tout le reste, que l’on appelle exécution, doit soit s’effacer, soit s’accomplir tout seul pour céder la place à ce qui l’intéresse en tant que personne, et uniquement ce qui l’intéresse. On retrouve là les velleités aphoriques, donc quelque part anti-narratives du Carter des Saisons 7, 8 et 9 (déjà en germes dans les Saisons 5 et 6), celui-là qui cantonnait Mulder et Scully à leur bureau ou à l’hôpital, nonobstant les enquêtes qui faisaient la série au cours des premières années, pour mieux débattre et philosopher en attendant Godot et que les éléments viennent à eux plutôt que l’inverse. Pièce de théâtre, bis repetita placent. Pour que les nombreux, copieux, souvent ingénieux dialogues auxquels il aspire puissent avoir lieu et illustrer ce fameux poids surnaturel des mots qu’il souligne à deux reprises, le scénario va donc capituler en plusieurs points : il incombera par exemple au fan de croire que la condescendante Einstein, en état d’alerte terroriste, perd son temps avec un Mulder auquel elle ne fait absolument pas confiance, par jalousie puérile vis-à-vis des initiatives de son partenaire. Est-ce si important ? Non, car l’on nous laisse très clairement entendre que ça ne l’est pas. Mais ça y figure.

Conscient que la série s’est déjà beaucoup attardée sur ses propres tribulations mystiques, Carter remet le sujet sur le tapis de façon pertinente, par le biais d’une actualité (en phase avec le cas Charlie Hebdo) que la série d’origine n’aurait pas pu traiter. Permis par quelques incursions dans le fabulesque et sans doute aussi par les rémanences catholiques du producteur exécutif, le ton général de ce pénultième volet, lequel aurait pu être le plus pesant d’entre tous, s’extrait au contraire de la gravité escomptée pour convoler vers l’apaisement. Le dialogue final, pourtant très intéressant de par l’analogie qu’il pose entre la pluralité des langages de Babel et l’état du monde actuel, perd de son impact en s’enfonçant dans un catéchisme de l’Amour et de la Haine qui n’avait pas franchement sa place dans la bouche de Mulder, et que l’épisode avait justement évité jusque là ; une tendance à la démonstration bavarde dont Carter avait déjà fait une faiblesse de I Want To Believe. A trop vouloir en mettre, à trop vouloir être compris, à s’épandre dans sa rédaction pour impressionner le correcteur, on n’obtient que la dilution du propos. Et tant qu’à le faire, solliciter les talents de l’ami Snow plutôt que de recourir à une mauvaise bande-son folk de publicité pour forfait téléphonique peut être de bien meilleur goût.

On eût aimé que l’enthousiasme (du grec en theos, qui signifie "En Dieu") accapare tous nos songes au sortir de Babylon, mais de nouveau cette mini-Saison 10 propose un script aussi vigoureux du point de vue intellectuel qu’il est perclus d'écarts et de fautes dans son traitement, de même que ses deux ambitions – le sujet religieux et l’auto-discursif – n’avaient pas foncièrement à se partager l’affiche. Quatrième épisode un peu trop touffu pour son propre bien sur cinq, quatrième épisode qui se refuse à n’être qu’une histoire. Mais ses thématiques de première importance, l'interprétation plus impliquée de Duchovny et un rythme viable en font aussi quarante minutes pas si mal dépensées. Il aurait juste fallu qu'elles figurent dans cette saison de douze épisodes ayant parallèlement rétabli les fondamentaux para-policiers de la série et qui ne verra jamais le jour.


La conclusion de la mini-Saison 10 arrive (déjà) la semaine prochaine avec My Struggle II.
Attention le teaser est riche en spoilers.


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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Guigui le gentil le Mer 17 Fév 2016, 10:18

Je t'aurais cru plus critique envers cet épisode qui rappelle vraiment trop les ratés des saisons 6 et 7 en ce qui me concerne. Malgré cela j'ai passé un bon moment, étrangement... C'est dans des cas comme celui-ci que la nostalgie fonctionne et me fait passer ce qu'en "temps normal" (même sur une saison de 22 épisodes), j'aurais moyennement encaissé...

Sinon, je suis entièrement d'accord avec toute ton analyse et je prie pour que la saison 11 arrête l'auto-analyse/référence et propose du neuf pour finir définitivement avec une saison 12/3ème film. Car pour moi, le prochain épisode annonce le début de la fin... du chapitre final. Je l'espère en tout cas...

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Jeu 18 Fév 2016, 14:54

Bah, je suis pas élogieux non plus. Mais pour moi ça n'est pas vraiment un mauvais épisode de Saison 6, plutôt un épisode correct de Saison 9, ce qui change un petit peu l'appréciation. On y retrouve d'ailleurs la même inclinaison que les loners de 2001-2002 pour les McGuffin, la même relégation du paranormal au troisième rang ainsi que la personnalisation sous-jacente de l'histoire. On peut donc y adresser les mêmes reproches : paresse diégétique (aucune enquête digne de ce nom), sédentarité de l'action, la réalisation plan-plan et tout ce qui faisait la faiblesse des dernières années - et de I Want To Believe, que l'épilogue rappelle sans demi-mesure. On peut aussi y trouver un complément de Improbable, que Carter se remet à citer en interviews depuis peu, dans la mesure où cet épisode là montrait le rapport des Dieux (ou du Cosmos) aux Hommes, alors que Babylon voudrait faire exactement l'inverse. Y a donc un intérêt, les dialogues ont quelques fulgurances, même si Carter n'a visiblement pas voulu prendre le risque de choisir entre faire quelque chose qui lui appartient (son catéchisme dans un contexte politique particulier) et plaire aux vieux geeks de Twitter à moindre frais, via ce clip facile et un traitement auto-référentiel plus commercial dont on aurait largement pu se passer.

Pour le final, on devine déjà au trailer qu'il présentera de nouveau une histoire à base de prises de sang, dans laquelle le deus ex machina O'Malley a déjà fait toutes les découvertes à la place de Mulder et Scully off-screen et dont le récit se déroule entre deux pièces closes. Ca peut être bien malgré cela, mais il faut nécessairement que quelqu'un de son entourage rappelle à Carter qu'il fut un temps où The X-Files c'était Mulder s'infiltrant dans des bases secrètes, sautant sur un train en marche... une recherche proactive de la Vérité, plutôt que d'attendre que les éléments viennent à lui ou d'être attaqué à son domicile. Hélas, je crois que cette approche là s'est terminée au moment où, d'une part, Carter s'est engoncé dans le "Peu importe l'histoire, ce qui compte ce sont les idées véhiculées", et d'autre part, lorsque les auteurs ont décidé que Scully devait devenir le centre dramatique d'une série pas conçue comme ça à la base.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Guigui le gentil le Jeu 18 Fév 2016, 15:20

il fut un temps où The X-Files c'était Mulder s'infiltrant dans des bases secrètes, sautant sur un train en marche... une recherche proactive de la Vérité, plutôt que d'attendre que les éléments viennent à lui ou d'être attaqué à son domicile. Hélas, je crois que cette approche là s'est terminée au moment où, d'une part, Carter s'est engoncé dans le "Peu importe l'histoire, ce qui compte ce sont les idées véhiculées"

Tout à fait d'accord. C'est sans doute pour cela que l'épisode de James Wong semble le meilleur (le préféré du public) de la saison. C'est le seul épisode où il y a une véritable enquête, avec tous les ingrédients des anciennes saisons.

lorsque les auteurs ont décidé que Scully devait devenir le centre dramatique d'une série pas conçue comme ça à la base.

Ceci ne me dérange pas. On pouvait dire auparavant que Mulder était plus le "moteur" du duo et Scully plus le "témoin", autant maintenant j'ai bien l'impression que les rôles sont un peu inversés...

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Lun 22 Fév 2016, 01:31

Aller, rattrapage avant le final :


Home Again
Épisode réussi, ne serait-ce que pour son ambiance d'horreur grotesque tout droit sorti d'une série B. Glen Morgan essaie de s'approprier le combat artistique et social de Bansky et y arrive plutôt bien.
L'histoire avec la mère de Scully semble clairement greffée de force à l'épisode, et aurait évidement mieux fonctionné plus tôt dans la série si l'épisode avait été diffusé à sa place prévue mais le final, le "Je me fiche de toutes les questions importantes, Mulder. En ce moment j'aimerais pouvoir lui en poser des insignifiantes." fait mouche.

Pas très fans de la non-résolution par contre. Un tic propre à la série qui permettait aux auteurs de s'en sortir sans avoir à penser de réponses claires pour leurs mystères sous prétexte qu'ils traitaient de paranormal. Un autre aspect de The X-files qui annonçait déjà les arnaques comme Lost.


Babylone
Pas convaincu pour un sou. En fait je ne suis pas convaincu d'avoir compris l'épisode. Einstein donne-t-elle la véritable substance hallucinogène à Mulder ou bien le placebo ? Le "vous couvrez vos arrières" de ce dernier me met un doute palpable et m'empêche de voir où l'épisode veut en venir.
Mais même malgré ça je n'ai pas été conquis par cet épisode. Pourtant Miller et Einstein, sous leur dehors de caricatures de Mulder et Scully 20 ans plus tôt m'ont plutôt plus. Au moins leurs acteurs étaient impliqués dans leurs personnages, pas comme Duchovny et Anderson qui sous-jouent à fond en mode "la vie m'est pénible et je n'arrive pas à appuyer sur la détente.". Mais très vite le personnage d'Enstein (et son outrageuse prétention à une parenté lointaine avec Albert) s'effondre et l'épisode avec.
Je ne sais non plus comment interpréter la séance hallucinogène avec Mulder, aussi amusante soit-elle, et le culot de Carter d'annoncer des mois à l'avance le retour des Lone Gunmen pour des caméo de 6s maxi chacun. D'ailleurs si Mulder, qui cherche à communiquer avec les morts, les voit là, comment interpréter la présence de l'Homme à la Cigarette qui, sauf surprise demain, est encore en vie lui.
Et le dialogue de fin, et son numéro musical, fini à mes yeux à couler cet épisode lourd et bavard dont le propos sur le pouvoir des mots et de la persuasion m'échappe.



Afin que, comme Carter l'a voulu, cette série finisse d'être à l'image de ce que The X-files a pu être en son temps, je m'attends à ce que l'épisode 6 soit celui du naufrage de la néo-mythologie, morte-née car visiblement cette série manque quand même d'une vraie ambition. Mis à part l'épisode du cadet Morgan les auteurs-réalisateurs ont évité de traiter l'éléphant dans la pièce et n'ont pas osé poser la question de la place de The X-files dans le monde de 2016, du sens de la quête de Mulder dans ce monde où, de son propre aveux, le paranormal s"explique aisément par des blagues d'étudiants, de personnes qui s'ennuient ou même par la fonte des glaces. Et ça pour moi c'est vraiment un manque important, surtout vu à quel point cette mini série aura aimé contempler son nombril tout du long.
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Re : SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Lun 22 Fév 2016, 15:19

Pour les jeunes qui n'auraient pas connu ce temps là, un fan-doc sur le phénomène X-Files en France dans les années 90. Les "témoignages" de fans sont très inégaux en intérêt, certains me rappelant pourquoi je figurais parmi les plus casse-bonbons du fandom, mais la vidéo a le mérite de compiler pas mal d'extraits TV d'époque, lesquels donnent un aperçu de l'ampleur affective et commerciale qui fut autour de la série.



+ le retour de la série mentionné sur France 5 :

[Montrer] Spoiler


On apprend par ailleurs que deux romans pour adolescents, réunis sous l'étiquette X-Files Origins, seront publiés début 2017 aux éditions Imprint aux USA. Le premier, Agent Of Chaos, racontera la jeunesse de Fox Mulder et le second, Devil's Advocate, celle de Dana Scully. Quant à savoir si ce sera canon...

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Re: Re : SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Mar 23 Fév 2016, 20:53

Donc The X-Files, (mini-) Saison 10. Fin.
Pour ceux qui attendaient que la série s’inspire de tout ce que la fiction du câble a pu générer durant la dernière décennie, se réinvente pour trouver une nouvelle légitimité, cela aura vraisemblablement été une déception. Pour ceux qui en revanche ne souhaitaient que davantage d’épisodes de bonne tenue et une réactivation de la mythologie dans une direction moins nanardesque que celle des Saisons 7, 8 et 9, ce tardif retour n’aura pas été vain. La raison d’être de X-Files en 2016 n’est peut-être pas aussi évidente qu’au cours des années 90, mais il n’en demeure pas moins que, comme en ce temps là, elle est la seule à offrir cette particularité qui veut que chaque semaine l’épisode diffusé soit distinct en ton, en thèmes, en personnages, en lieu de l’action. La seule à évoquer la science plutôt que la société du spectacle, les sans-abris plutôt que Steve Jobs, l’exégèse plutôt que les bars à putes, la confiscation de la démocratie par les supposés gentils plutôt que le terrorisme pratiqué par les méchants. En cela, les fans de la première heure ne peuvent pas balayer ces nouveaux épisodes d’un revers de main.

Multiplier le contenu par trois pour obtenir une année complète aurait permis de se retrouver nez-à-nez avec une honnête saison de X-Files, simplement (mais profondément) affectée par le lunatisme, et parfois même l’illisibilité, de ses ambitions mal définies. Un retour en grandes pompes, non. Un retour relativement efficace qui remet le navire à flots après le naufrage en crédibilité des dernières années, plus.

A la différence de grand nombre d’articles de presse, je considère que la mini-saison aura été assez constante en qualité, aucun épisode ne se démarquant particulièrement en bien ou en mal par rapport aux autres - à part peut-être le dernier, indigent eu égard à l'enjeu. Je n’ai pas conçu Mulder And Scully Meet The Were-Monster en point d’orgue de la nouvelle fournée et Babylon ne m’apparaît pas non plus comme étant un volet sensiblement inférieur au reste. Peut-être est-ce là aussi l’un des motifs d’insatisfaction d’une partie du public. Elaguée telle une haie de jardin, la mini-saison ne rougit d’aucun navet, mais ne livre pas de classique non plus. La critique attendait sans doute qu’une certaine maestria vienne compenser la somme restreinte de six épisodes accordée à Chris Carter, comme on demande à l’artisan de fabriquer pièce de mobilier d’autant plus rigoureuse qu’elle est tirée à peu d’exemplaires, or ça n’est pas du tout ce qu’il s’est produit : la plupart des erreurs ou des lacunes de cette Saison 10 découlent soit des limites inhérentes à son format, soit de l'écriture robotique du showrunner.

Les problèmes dûs à des contraintes de temps inédites pour la série revêtent des formes très différentes. L’absence criante de transitions perceptibles (le terrible enchaînement de My Struggle avec le reste de la mini-saison) côtoie des loners empilant les bonnes idées les unes sur les autres de façon peu harmonieuse (en atteste le surchargé Home Again), de même que la quantité réduite de matériel crée en elle-même un trouble sur ce que souhaite incarner la production : a-t-on face à soi un bilan-commentaire de ce qui précède (Babylon est de ceux-là) ou un nouveau départ ? Un peu des deux à la fois, et c’est toute l’ambivalence du format, trop développé pour n’être que méta-discours sur soi, mais pas assez non plus pour décoller franchement vers de nouvelles trajectoires. Coincée dans cinq malheureux tours de cadran, et par l’incertitude d’un soutien de la FOX à plus de segments, la série ne pouvait que proposer une offre hybride : pour les fans mais pas que, du X-Files qui ne soit ni vraiment le même, ni autre chose, des vélleités d’histoires à l’ancienne mais via un biais émotionnel et personnel plus contemporain. Il n’est pas étonnant qu’en souhaitant être, d’un même élan, et le modèle authentique et le nouveau, la Saison 10 soit finalement très difficile à appréhender. Et qu’elle semble souvent tituber sur son chemin.

Peut-être finalement le plus gros manquement du projet est qu’il soit seulement les épisodes 203 à 208 alignés plutôt qu’un bloc cohérent d’où surgirait une intention évidente. Un sentiment d’incomplétion que son final en demi-teintes ne réussit pas à faire mentir.


SPOILERS


My Struggle

L’épisode d’ouverture de la mini-saison lance officiellement la troisième phase de la mythologie, après l’invasion avortée de 2012. Ecrit (le terme condensé ou ratatiné serait plus indiqué) par Chris Carter, il récolte une volée de bois vert après sa diffusion de la part des critiques. Certains reproches, comme le cheminement forcé, le fait qu’encore une fois les informations viennent à Mulder et Scully sans qu’ils aient eu besoin de faire quoique ce soit (une habitude paresseuse des dernières saisons) et l’impayable transition low-cost du SMS de Skinner sont définitivement avérés. D’autres, comme le fait que l’histoire serait incompréhensible, ne valent pas le prix du papier sur lequel ils sont imprimés. Mais ce qui me laisse penser que l’épisode n’est pas, au-delà de sa construction très bancale, si nul que les journalistes veulent le croire, ce sont les réactions qu’il a suscitées : quand la moitié du net américain accuse une fiction d’être devenue un tract pour l'extrême-gauche tandis que l’autre dénonce inversement l’emprise grandissante de l’extrême-droite sur leur série favorite, c’est que quelque part, on a visé juste. On a visé là où ça bloque. Avec des flèches en mousse, certes, mais droit dans la cible. Hélas, le scénariste refuse de sertir ses nombreuses questions d’une forme qui puisse leur donner le caractère important et solennel qu’il semble y voir. Un tierce personnage conspiro-conservateur fait tout le boulot off-screen à la place des protagonistes. La menace de dictature mondiale est brandie sans climax, dans la salle à manger de Mulder, entre le plateau à fromages et le dessert aux pommes. Les X-Files sont rouverts dans le dos du spectateur, sans que l’on sache exactement pourquoi. Si la direction empruntée est prometteuse, si le concept même de Vérité n’a jamais été aussi subversif qu’en 2016, le moyen de locomotion est une motocyclette instable.

Scène mémorable : Mulder rencontre l’ARV (Réplique de Véhicule Alien) dans l’entrepôt clandestin. Ou la question récurrente de ce qui sépare magie et paranormal d’une science élevée à un niveau d’intense sophistication. Tout The X-Files condensé en une scène idéale.
Mention spéciale : le rendez-vous nocturne avec le vieil informateur à Washington, réminiscence des années Deep Throat et Mr. X. Egalement la preuve que Mulder n’a pas raccroché les gants durant les treize dernières années, même si l’absence d’invasion en 2012 semble l’avoir quelque peu frustré.


Founder’s Mutation

L’épisode du lot signé du vétéran James Wong, et il faut bien reconnaître à ce dernier qu’il est le seul scénariste de la mini-saison a avoir fait l’effort d’écrire une enquête procédurale old-school dans laquelle Mulder et Scully se déplacent d’un point A à un point B, lequel les emmène au point C etc... ce classicisme de la méthode, qui renvoie directement aux premières années de la série, explique très certainement le bon accueil du segment parmi les fans. C’est un bon épisode semi-mythologique que l’on a là, qui possède en outre l’avantage, unique cette année, d’en rester à son sujet sans superflu. Et tout y est ici : les théories scientifiques sur l’Effet Fondateur sont mises au premier plan, les petits moments horrifiques sont réussis, et la fin est fidèle au loner lambda de Saison 5 jusque dans son manque d’envergure. Les fantasmes de Mulder et Scully vis-à-vis de William apportent la touche sentimentale moderne sans être trop invasifs, donnant à Mark Snow une brêche pour se rappeler au spectateur. S’il n’a pas les ambitions artistiques de ses voisins, Founder’s Mutation a mieux en stock, et qui leur fait défaut : une exécution grosso modo sans failles.

Scène mémorable : Mulder et Scully visitant le couloir aux mutations génétiques de la clinique pédiatrique rattachée au Département de la Défense. L’effet de malaise est évidemment renforcé par le fait que toutes les terribles pathologies infantiles présentées ici existent réellement.
Mention spéciale : Mulder faisant découvrir le suprême 2001 L’Odyssée De L’Espace au fils qu’il a perdu. Un fantasme de paternel geek mais intello en phase avec le personnage.


Mulder And Scully Meet The Were-Monster

Le retour au script de Darin Morgan, héraut emblématique de la Saison 3, était peut-être aussi scruté par le public que celui de la série elle-même. Dans ces conditions on pouvait craindre qu’un épisode intelligent sans plus ne laissât sur leur faim les fans, et c’est un peu ce qu’il s’est passé. Fardeau de sa défunte légende sur le dos, le précurseur ne parvient évidemment pas à renouer avec ses meilleures heures. On a plaisir à retrouver son écriture riche, ultra-référentielle, et ses tonalités post-modernes que l’amusement dispute à la misanthropie. Quelques moments, dont ceux illustrant les hauts et les bas de la passion de Mulder (son démon de midi à lui) sont formidables. L’ingéniosité extrême de l’acte explicatif, lui-même réhaussé par un twist sur la vraie nature de l’Homme-Lézard, ne fait aucun doute. Le casting est en place et le mouvement continuel. Mais là où ses précédents opus s’astreignaient à une discipline d’ascètes, celui-là par une poignée de facilités concentrées dans la première partie, de recyclages, de bons mots pas si bons, voire par quelques instants complaisants, migre sporadiquement vers certains excès typiques des loners de la Saison 7. De ceux qui fonctionnent sûrement mieux à l’écrit qu’à l’écran – surtout avec deux vedettes quinquagénaires pour interprètes. L’indulgence du public étant acquise à Vince Gilligan, le prodige lui se voit injustement reprocher de n’avoir fait qu’un excellent épisode de Saison 7.

Scène mémorable : la conclusion, durant laquelle Mulder met ses croyances à rude épreuve au contact de Guy Man dans la forêt. Bénéficiant d’une lumière irréelle, d’inclinaison esthétique presque fantasy, elle délivre aussi le plus sincère des "I Want To Believe" en dix ans.
Mention spéciale : l’ébauche de déprime initiale de Mulder, prêt à renoncer à l’existence des monstres et à faire une croix sur les bouquins de Charles Fort qu’il connaît pourtant par coeur.


Home Again

Un très bon épisode noir de Glen Morgan, qui passe vraiment à une ou deux encablures du classique. Quel dommage que faute de place l’auteur (pour des raisons personnelles) ait voulu mêler les dernières heures de Margareth Scully à cette histoire impitoyable de monstre vengeur créé par le ressentiment. Allégé de cette dimension familiale qui pèse de trop sur le rythme et disperse la violence dans une mélancolie anesthésiante, en bref recentré sur l’affaire, ce segment aurait pu prétendre au meilleur : il suffisait de conserver le parallèle créateur/créature et mère/enfant pour garder en l’état l’essentiel de la jolie scène conclusive. Sans doute aurait-il aussi fallu remplacer l’excuse surnaturelle du Tulpa, déjà utilisée dans Arcadia en cours de Saison 6, par autre chose. A ce moment là, Home Again aurait tendu vers un résultat parfait. Outre les images angoissantes qu’il présente – la silhouette de la voix des sans-dents sans-voix apparaissant sur les murs après les meurtres – son aspect brutal, mécanique, quasi-nihiliste, et le fait que Mulder et Scully ne puissent rien faire pour empêcher des forces sociales antagoniques de s’éradiquer, transbahutent la vision archi-pessimiste mais fascinante d’un monde occidental en voie d’effondrement. L’enquête de cet épisode en elle-même est un exemple de ce que The X-Files devrait être aujourd’hui.

Scène mémorable : l’incursion de Mulder et Scully dans le repaire souterrain du Trashman et la discussion sur les esprits qui s’ensuit. Le principe du créateur underground (au premier sens du terme) encerclé par ses propres monstres, lesquels vaquent à leurs occupations dans les corridors, est peut-être l’idée la plus forte de la mini-saison.
Mention spéciale : l’Homme au Nez Bandé arrachant la colonne vertébrale d’un petit traffiquant à mains nues, le tout filmé en contre-jour. La réponse nihiliste aux rémanences d'un darwinisme urbain.


Babylon

Episode-miroir de Improbable qui aura peut-être une résonnance particulière en France compte tenu des attentats de Charlie Hebdo en 2015, Babylon est d’ores et déjà perçu comme le vilain petit canard de la mini-saison. Episode McGuffin, prétexte à de longs (mais pas inintéressants) bavardages sur les liens unissant les Hommes et les Dieux, on y retrouve les digressions d’un Carter en proie à d’incessantes fluctuations de sa foi – et pour qui la nécessité d’un récit passe encore au second plan. On a du mal à comprendre pourquoi intégrer dans cet épisode-ci une seconde dimension, celle de l’auto-analyse par nouveaux personnages interposés, sinon pour irriguer d’une louche de fan-service un plat de résistance a priori austère ou pour se protéger d’éventuelles accusations de prosélytisme. Un épisode à visée mystique ? A ce moment là, il fallait prendre le risque d’y aller plein moteur. Creuser cette analogie de Babel et des rapports Nord-Sud. Les choses (et les Dieux) existent-ils dès l’instant où des gens agissent en leur nom. Des éléments forts lancés en l’air mais pour ne jamais retomber. Le sort réservé aux Lone Gunmen n’appelle pas plus de commentaire, l’utilisation d’une musique pop-flan ignoble sortie tout droit d’une pub Windows 10 non plus, mais sous le fatras des erreurs de goût et de quelques formules de catéchisme bien trop démonstratives on pourra trouver, épars, de bons ingrédients et une personnalité. Tout en comprenant les fans qui jugent qu’un tel épisode, théâtral et avare en paranormal, aurait plus eu sa place dans une cargaison de douze que dans un échantillon de six.

Scène mémorable : les joutes que se lancent Mulder et Einstein au sous-sol, particulièrement la discussion sur le degré de matérialité des idées, des croyances et des mots. Le dynamisme de l’actrice a d’ailleurs pour conséquence ici de sortir Duchovny de sa léthargie et de l’obliger à donner du sien.
Mention spéciale : Miller et Einstein parlent des X-Files à l’aéroport. Une manière un peu distrayante de commenter les paradigmes originaux de la série, même si la mini-saison aura trop appuyé sur ce point.


My Struggle II

Précipité sans base solide préalable. Pas de construction. Un pétard sans poudre. Les fictions fondées sur l’armageddon pandémique sont les plus casse-gueules des années 90. Difficile de rendre compte de la fin du monde virale de façon crédible, progressive, en 1h30 de programme... alors en 40 minutes, dans un budget TV et sauf coup de génie façon Saison 2 de MillenniuM, les limites de l’exercice sont flagrantes. Surtout quand l’épisode sert aussi à réhabiliter le CSM-Palpatine en personnage malfaisant – véritable star de cet opus – ce qu’il fait par ailleurs assez bien. Malheureusement, en-dehors du charisme du grand méchant capable de survivre à un missile lancé dans sa gueule en plein désert, le reste n’est guère folichon : diégétique plan-plan à base de prises de sang et d’un jargon technique pertinent mais qui ne peut pas faire office d’histoire à lui seul, expression "DNA alien" qui finit par rendre à moitié fou, absence de révélations réellement signifiantes (non "Ca a commencé en 2012" n’est pas une explication) et une invocation juste abracadabrantesque de William en guise de cliffhanger – 'toi à ta tête je me dis qu’il te faut impérativement des cellules-souche de ton fils'. Chouette. L’écriture magique de I Want To Believe est de retour. Le ravi de la crêche Carter a l’air pleinement satisfait d’avoir créé un épisode à la pointe sur le plan scientifique, mais il semble aussi que cela l’autorise à l’enrober dans un manteau d’âneries. Tout n’est pas grossier dans le script, celui-là parvenant même à rendre le jeune Miller un peu sympathique, mais lorsque les fans eux-mêmes ont pu imaginer scénario plus cohérent en quinze jours – l’invasion de 2012 évitée par une mutation induite de l'ADN humain mais mortelle dans X% des cas, c’était pas genre dix fois mieux ? – il y a de quoi être un chouilla sceptique quant à la capacité du showrunner à rebondir vers quelque chose de relevant. Soit Carter a un plan, et il est désormais permis d’en douter, soit c’est tout le potentiel de sa nouvelle direction qui vient de s’écraser contre le mur au second coup de volant. Au pire, le surfeur pourra toujours nous montrer Scully sauver le monde en s’interposant entre des casseurs cagoulés et des vitrines de magasin. Ou Mulder distribuer à tout le FBI son application PC permettant de pister son téléphone 24/24, parce que Trust Everybody. Le plus mauvais épisode de la mini-série, qui semble en sus déconnecté de sa première partie.

Scène mémorable : la petite histoire de Reyes. D’une, il est plaisant de retrouver Gish le temps d’une scène. De deux, le concept de l’ex-agent des X-Files jouant les assistantes du CSM pendant dix ans, qui pourrait expliquer par ailleurs pourquoi elle a rompu les ponts avec Doggett, est une façon au moins inventive de la ramener à l’écran, même si soit dit en passant ça n'a aucun sens. L’idée que le CSM recherche à travers elle un succédané de Mulder et Scully (qu’il n’a jamais pu corrompre) est aussi ludique qu'insuffisante pour justifier la situation.
Mention spéciale : Mulder devenu un as de la bagarre, après qu’il ait prouvé à maintes reprises au cours de la série qu’il n’était pas doué pour ça.


Dernière édition par Zêta Amrith le Mer 24 Fév 2016, 04:12, édité 2 fois.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Mer 24 Fév 2016, 01:01

My Struggle II

Image


C'était catastrophique.
Pas pour son prologue, amusant miroir de celui de l'épisode 1 qui se termine par un effet de style plus grotesque et nanardesque que vraiment efficace.
Pas vraiment pour son ellipse de 6 semaines genre "vous ne répondiez pas au téléphone alors on a décidé de laisser tomber l'enquête et de s'occuper d'autres affaires" dans ce qui est en réalité un épisode en deux parties. Et qui donne l'impression que finalement tout ça n'était peut-être pas si important que ça pour Mulder et Scully.
Pas vraiment pour la pseudoscience à coup de dialogues lénifiants "C'est une forme virulente du SIDA sans le VIH" ou "les micro-ondes sont aussi utilisées comme déclencheur".
Pas vraiment parce que Mulder, le mec le plus parano et méfiant du monde laisse son ordinateur sur son bureau, sans verrouillage, qu'il embarque son smartphone avec lui quand il ne veut pas être trouvé et laisse en gros sur le bureau de son ordinateur un logiciel magique de géolocalisation.
Pas vraiment parce que l'indic de Mulder, personnage central de l'épisode 1, ne peut revenir faute de temps dans un épisode déjà très chargé.
Pas vraiment pour l'apparition de Rayes dans un rôle qui aurait pu être tenu par tout le monde, y compris la mère de Mulder. On est du niveau d'un caméo dans un film Marvel.
Pas vraiment parce que l'Homme à la Cigarette, autrefois personnage ambigu moralement, devient maintenant un méchant de Gundam caricatural façon Ezelcant "je déciderais de ceux qui doivent vivre dans le nouveau monde" et dont les motivations sont ridicules.
Pas vraiment pour Scully qui sauve la civilisation à elle toute seule en envoyant les casseurs au seul hôpital qui a le remède. (j'ai vraiment attendu qu'elle perce ses sac à intraveineuse en se baladant avec comme ça en plein chaos, ça aurait justifié cette longue séquence où il ne se passe rien)
Pas vraiment pour le cliffhanger final honteux au possible.

Non, simplement parce que en 2016 The X-files s'est rangé du coté de ceux qui pensent que la vaccination induit l'autisme. Comme son héros dans l'épisode 1 de cette mini-série, pour Carter il n'est plus question de ne faire confiance à personne et surement pas au gouvernement, non, il a tellement besoin de croire, de se raccrocher à quelque chose qu'il accepte de croire en tout le monde qui ne va pas dans le sens des institutions. "Je vous parle de fiction que l'on travesti en faits !" disais Mulder dans l'épisode 1, ça résume assez bien ce que la mythologie de la série est devenue. Comme son héros Carter devrait se tenir éloigné d'internet, car à force de trainer n'importe où il a fini par faire de son doute une fin en soit et a perdu le sens que ce dernier, ce qu'il défendait en se méfiant.
Quoi qu'il arrive aujourd'hui la vision du monde que la série prétend nous présenter est définitivement perdue.


Mais pour autant tout n'était pas à jeter dans cette série. Déjà parce que jusqu'au bout elle aura en effet su être à l'image de ce qu'à été The X-files pendant son run original, jusque dans le naufrage et que c'était l'ambition affichée de Carter. Mais aussi parce que les épisodes de Wong et des frères Morgan étaient franchement bons et on pu nous rappeler à quel point la série savait jouer sur plusieurs tableau avec brio. Jusqu'au bout ce sont les loners qui sauvent The X-files et empêchent qu'on jette le bébé avec l'eau du bain. La néo-mythologie est un désastre ? Il reste quand même trois (ou quatre selon les gouts) épisodes dignes d'intérêt. C'est pas si mal.
Mais finalement, peut-être que pour faire du X-files digne d'intérêt en 2016 il aurait fallut le faire sans Carter.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Xanatos le Jeu 25 Fév 2016, 11:31

Pour rappel, les tout premiers épisodes de la nouvelle saison de X-Files seront diffusés ce soir sur M6 à partir de 20h55.
La chaîne enchaînera ensuite avec la "Nuit X-Files" en diffusant plusieurs des meilleurs épisodes de la série.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Jeu 25 Fév 2016, 23:32

Traduction discutable et second épisode en version copieusement censurée.
Merci la France.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Merlin le Ven 26 Fév 2016, 01:12

Qu'est ce qui a été censuré?

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Ven 26 Fév 2016, 01:55

- Le "suicide" du Dr. Sanjay a été raccourci.
- Un gros-plan durant son autopsie a été flouté.
- Certains enfants difformes ont été floutés et l'un d'entre eux a complètement disparu.
- La séquence de l'épouse Goldman s'auto-mutilant le ventre pour qu'en sorte le bébé a été supprimée.
- La mort sanglante du Dr. Goldman a été censurée.

Ca fait beaucoup.
Consignes du CSA j'imagine.

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