SERIE : The X-Files

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Yo-Dan
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Yo-Dan le Ven 26 Fév 2016, 01:58

Étant, moi aussi, de la "vieille école", je ne suis malheureusement légitime à délivrer un avis qu'aujourd'hui. Je dis "malheureusement" parce que :

1 - Je caressais l'espoir de découvrir une VO sous-titrée digne de ce nom, puisque les options Box TV actuelles le permettent normalement sans problème. J'ai tenu 5 minutes. Les textes m'avaient l'air découpés au sécateur, en plus d'être insupportablement décalés, jamais dans le rythme du jeu des acteurs. Du coup, très rapidement, back to the VF, ce que je ne tolère plus aussi bien qu'au milieu des années 90. Cela a probablement compté dans mon appréciation "modérée" de ces deux épisodes.

2 - Je crois comprendre que les gros ciseaux de la censure sont passés par là. Ça me fait presque regretter de ne pas avoir été "vieille école" jusqu'au bout, pour attendre une vraie VO des familles. Légale. Gravée sur DVD, avec un packaging etc.

SPOILERS (si tant est que la mise en garde ait encore un sens maintenant)

Le premier épisode fut une épreuve. Et je suis d'autant plus déçu de l'avoir vécu comme ça que j'avais été largement alerté par les critiques très sèches qui ont plu au lendemain de sa diffusion US. Je m'attendais donc à ce que ce soit moyen. Mais je ne peux pas mettre la "moyenne" à ce truc. Quarante-cinq minutes suffisent à déballer ce que le X Files d'antan aurait mis une saison de mythologie pleine à dévoiler méticuleusement. Le problème ne concerne même pas tant les choix opérés que l'absence sidérante de matière censée nous les motiver. Il est impossible de rentrer dans ce grand chambardement de tout, qui voit Mulder remettre en cause la quête d'une vie avec la légèreté d'une lycéenne. Je ne reviens pas sur ce qui a été dit : Pas d'enquête, aucune "jouissance de la conquête" puisque les éléments se présentent - se bousculent, en fait - par eux-mêmes, dans un concours de raccourcis qui semble hurler, de A à Z : "Ça n'était racontable qu'en dix segments, mais on n'a pas que ça à foutre".

Le deuxième épisode a le mérite d'un classicisme maîtrisé, auquel il ne manque qu'une ou deux fulgurances (notamment dans sa conclusion) pour emporter totalement l'adhésion. Qu'on y retrouve des ambiances, des images et des symboles qui jouent avec les limites de l'horreur m'a réjoui, d'autant que quand Mark Snow y cale quelques notes minimalistes de son cru, on retrouve quasi-intacte cette espèce d'alchimie X Filienne si particulière.
Difficile cependant de savoir comment un segment aussi coupé du précédent peut donner sa pleine mesure, alors qu'on venait de se quitter sur un laconique "Nous avons un problème, les affaire non-classées ont été rouvertes". Là encore, on est partagé entre le soulagement de se retrouver en terrain connu, tout en étant fatalement décontenancé par la facilité avec laquelle la routine des 5 premières saisons nous est subitement parachutée. C'est donc reparti comme en 40, et j'ai eu le sentiment qu'on nous demandait de l'accepter sans résistance. Or, tout est déjà tellement précipité qu'on ne peut que résister.
Le X Files que j'ai aimé était lent, au sens le plus noble du terme. Mais il avait plus de 20 épisodes par saison pour se laisser le temps de l'être. Là, je commence déjà à me dire qu'il n'y avait pas de compromis possible : il fallait 6 épisodes mythologiques, ou 6 loners.
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Wonk
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Wonk le Ven 26 Fév 2016, 02:09

Le contenu des épisodes imposait un -16 vis à vis du CSA.
Et M6 ne voulait pas diffuser la série après 22h30.
Résultat ...
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Tetho
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Ven 26 Fév 2016, 07:34

Yo-Dan a écrit:Là, je commence déjà à me dire qu'il n'y avait pas de compromis possible : il fallait 6 épisodes mythologiques, ou 6 loners.

J'ai cru ça aussi à un moment de la diffusion. Mais en fait ça n'aurait pas fonctionné. Sans épisodes mythologiques comment expliquer que Mulder et Scully quittent leur ile des caraïbes dans laquelle ils résident depuis la fin du second film pour retourner chasser les ET, monstres et autres serial killers ? Et sans loners la série aurait été purement et simplement vaine, voir pire, de trop. Parce que sans te spoiler la fin risque de te faire regretter la saison 9 et les super-soldats.
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Zêta Amrith
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Ven 26 Fév 2016, 13:57

4.3 millions de spectateurs en moyenne pour les deux premiers épisodes sur M6.
C'est un bon score, malgré l'abduction de 500 000 personnes entre les deux.

Je suis de ceux qui n'avaient pas trouvé mauvais ce My Struggle, je continue de penser qu'une somme décente de séquences réussies isolément tire vers le haut l'ensemble, mais My Struggle II est bien plus délicat à soutenir. Pour ce que vaut Rotten Tomatoes, le second épisode y est deux fois moins bien noté.

Spoilers (My Struggle II)

Narrativement, il n’est pas du tout constructif de faire un épisode (My Struggle) qui annonce un danger non-identifié, qui plus est au sein d’un grand mixeur mêlant sans hiérarchie surveillance de masse, OGMs et guerres au Moyen-Orient, puis de lancer le cataclysme en question sous une autre forme dès l’épisode suivant. Le plus gros handicap de l’arc, et plus généralement de la mini-saison, est qu’il manque un épisode entier entre My Struggle et My Struggle II. Qu’en l’état les deux ont peu de liant. Et que Carter ne le sait peut-être meme pas, lui qui a perdu le manuel d’utilisation de la mythologie. Dans une série comme The X-Files, relativement lente, où les menaces doivent être soupçonnées sur la base d’éléments physiques (et non parce qu’un animateur de talk-show internet a déclaré ceci ou cela), réitérées à plusieurs reprises, illustrées à petite échelle puis étayées dans leur réalité par une enquête, cet emballement précipité proposé par My Struggle II ne fonctionne pas. Voir Scully tenir le rôle de Mulder en hurlant à l’épidémie mondiale à la vue d’un unique spécimen contaminé à l’anthrax, même si le script lui donnera évidemment raison, n’est déjà pas loin d’être insupportable. La voir changer d’opinion sans arrêt sur les causes d’un phénomène qui n’existe encore quasiment pas au moment où elle affirme sa signification nous remémore en plus l’écriture haïssable de I Want To Believe, dans toute sa misère, lorsque Scully sollicitait Mulder pour une enquête qu’elle lui reprochera de mener une demi-heure plus tard – ce que Carter appelle aujourd’hui un rebondissement, mais que le sens commun définit mieux sous le nom de script en plastique. On essaie de nous faire croire que la thèse de la maladie provoquée par l’ADN alien démentie par Reyes est un retournement de situation ; mais la première thèse n’ayant reposé sur rien d’autre que les dires de O’Malley dans sa vidéo, il s’agit en fait d’un retournement de non-situation. D’une dissertation sur le vide. La narration se borne à enchaîner les prises de sang dans un laboratoire et à aligner des concepts génétiques entre deux portes, pour expliquer un phénomène téléporté d’une storyline fantôme, dont, faute de temps et peut-être aussi d’argent, on ne voit pas les effets sur le monde, et dont on ne connaît pas non plus la capacité de nuisance. Et pourtant, le scénariste semblait content d’être le premier à évoquer à la TV ladite technique d’altération de l’ADN, sans doute à la pointe des connaissances actuelles ; il a oublié au passage que plausibilité scientifique et intérêt artistique sont deux notions distinctes, qui peuvent cohabiter dans de trop rares moments de grâce de la SF populaire, mais sûrement pas deux notions interchangeables. Les gens trouvent les greffes de tête de I Want To Believe stupide ? Peut-être ont-ils tort, mais "ça a été fait sur des chiens en Russie en 1954, j’ai les documents qui le prouvent" n’est pas une réponse de raconteur d’histoires. Lorsque c’est bien fait, la suspension d’incrédulité remplira toujours mieux son rôle que les meilleures cautions savantes. Ici, ce voeu de véracité a des allures d’alpha et d’omega de l’épisode, ou de compensation tardive après avoir infligé au public l’anti-science des Super-Soldats. Alors égarée dans vingt minutes d’exposition terminologique tenues entre quatre murs, la tension ne prend pas et l’épisode déçoit.

Par ailleurs, la thématique de l’épidémie apocalyptique n’est pas une idée neuve chez 1013. Dans le final de la Saison 2 de MillenniuM, Glen Morgan et James Wong avaient écrit un double-épisode mitoyen et mémorable qui fait encore référence dans le domaine, lequel sans négliger le caractère technique, voulait faire de la pandémie de Marburg l’extrapolation eschatologique de la tragédie humaine du héros – ses croyances, sa famille, tout se cassait la gueule en même temps et la fin du monde devenait alors le versant matériel de sa mort personnelle. S’il n’avait pas participé à ce coup de maître, Carter s’était néanmoins sciemment appliqué à le saborder dès le début de la Saison 3, pour des raisons qu’on ne détaillera pas. Il y a donc une justice à le voir ramer pour péniblement se hisser au dixième de ce qu’avaient naguère accompli ses subalternes. En fait, il est très compliqué de regarder My Struggle II sans penser au monumental dyptique The Fourth HorsemenThe Time Is Now, que le producteur exécutif imite jusque dans son leitmotiv THIS IS THE END. Et au petit jeu des comparaisons...

Un showrunner plus lucide, ou ayant fait son auto-critique depuis le temps qu’on lui dit que sa série s’amoindrit, aurait compris qu’un second épisode était nécessaire pour faire le lien entre les deux My Struggle. Diégétiquement parlant, cet épisode aurait dû être ce que Carter ne sait plus écrire depuis vingt ans, à savoir une enquête sur le terrain de Mulder et Scully. Laquelle aurait confirmé par des moyens proactifs les dires de O’Malley et suggéré le motif viral comme le thème en (re)devenir. Puis fait réapparaître le vieil informateur pour en dire davantage sur l’histoire de l’écran de fumée Roswell – on peut repousser la révélation des motivations de la Conspiration à la Saison 15, mais entretenir plus longtemps le suspense sur un évènement datant de 1947 est un contresens narratif. En l’absence d’une telle implication, d’une telle vérification, Mulder et même Scully auront été dans cette mini-série les disciples d’un deux ex machina du net, qui cherche la Vérité à leur place off-screen, et en trouve au moins une partie.

Je ne vais pas répertorier toutes les bêtises, maladresses, raccourcis et automatismes paresseux en vigueur dans le final. Conférer un rôle prépondérant à deux personnages apparus pour la première fois la semaine précédente (dans un loner qui plus est), de surcroît simples clones des protagonistes de la série, pendant que Skinner sert le café – il aurait dû au moins endosser une part des actions de Miller. Montrer la panique grimper dans tout le pays par le biais exclusif de l’émission internet marginale de O’Malley plutôt que d’intercaler entre ses mots des extraits de grands médias pour illustrer ce que le public américain découvre réellement à ce moment là ; quand on feint de croire que la moitié des Etats-Unis regarde le show conspirationniste d’Alex Jones sur son site c’est que l’on a déjà quelque peu débranché du monde réel. Et quand on nous explique que Mulder pourrait laisser sur son bureau l’application PC permettant de pister son téléphone et donc ses déplacements 24/24 – alors même que le premier épisode montrait un post-it accroché sur la webcam intégrée de son ordinateur – on joue sans respect avec l’indulgence du spectateur. Seule critique à jeter au fond de la corbeille sans se retourner : celle du fan-club officieux d’Hillary Clinton, qui vitupère contre Carter parce que sa fiction soutiendrait désormais les extrémistes mormons, créationnistes et autres écolos anti-vaccins, alors que la storyline sur les méfaits supposés des vaccins anti-varioliques dans X-Files a vu le jour dès la fin de la Saison 2, pour être mentionnée de nouveau durant les Saisons 3 et 4. Ce point là a littéralement toujours figuré dans la série.

Conscient du caractère un peu mou de son package, Carter tente plusieurs fois de poivrer artificiellement la mixture. D’abord, il incorpore une scène de bagarre au milieu de son script, bien qu’elle soit peu raccord avec ce que l’on sait de Mulder. Bref, tant mieux, mais connecter son cerveau trente secondes suffit à comprendre que l’altercation n’avait aucune raison d’être. Le pugilat n’aurait pas eu lieu, ou pas de cette manière, si le nervi avait simplement frappé à la porte de Mulder et présenté son offre, au lieu de rentrer chez lui comme un voleur avec inscrit Complot sur le front. Rebelotte avec le cas Reyes, imaginé comme la séquence-choc à l’intention des fans : pour assurer sa survie, elle a rejoint le Côté Obscur. On peut saluer ce retour à l’écran plus inventif que la moyenne, sauf que l’on a toutes les peines du monde à saisir en quoi le CSM aurait eu besoin d’elle en 2002. Elle ne possède aucune position particulière et a quitté le FBI juste ensuite. Il est certes amusant d’imaginer qu’elle puisse représenter un succédané de Mulder et Scully pour celui qui n’a jamais pu les acheter, mais c’est là un motif insuffisant pour justifier la situation. Encore une fois, bien qu’il s’agisse d’un petit effet fan-service assez efficace et de l’une des rares surprises du scénario, Carter bricole son étagère et la légitimité du choix laisse songeur. Le revirement de Reyes, personnage le plus dévoué et altruiste qui soit au cours de la Saison 9, a en outre pour limite de ne pas susciter une grande émotion eu égard aux circonstances : d’un côté la savoir rejoindre le CSM est décevant, mais en même temps il est compliqué de lui reprocher de coopérer avec un pistolet sur la tempe. Bref, positif et négatif s’annulent dans l’histoire et Scully elle-même ressort de cette mise au clair atone, indifférente, comme si personne n’en avait finalement grand-chose à cirer. A part le CSM donc.

La survie du CSM expliquée par... le fait qu’il a survécu. Les supputations de fans depuis un an, plus alambiquées les unes que les autres, en deviennent rétrospectivement cocasses. Mais pourquoi pas. Après tout, on est dans le cas de figure typique où la fin autorise les moyens : quel pourcentage du fandom aurait souhaité un autre antagoniste que celui-ci au seul (infime) bénéfice de la crédibilité du final de toutes façons pas reluisant de la Saison 9 ? Une fourchette haute de 2% ? Et puis force est de constater que William B. Davis est un peu la seule chose de très réussie dans ce segment. Contrairement à David Duchovny et Gillian Anderson, perdus entre un script dont ils ne comprennent pas vraiment l’intérêt et la direction d’acteurs inexistante de Carter, il joue bien sa partition. Il sait qu’il n’a qu’une chose à faire, incarner l’être machiavélique, et il le fait parfaitement. Il a même l’air content d’être là, alors qu’il semblait juste déconfit à l’idée de mettre en boîte son apparition de 2002. Et à ceux qui reprochent au personnage d’avoir perdu tout son mystère et sa complexité pour devenir un grand méchant sadique et mégalomane à la Palpatine... c’est vrai, mais il conviendrait de rappeler que cela remonte à la Saison 7 et qu’en l’état Carter ne fait que poursuivre sur la même pente.

Parce que l’épisode a décidé de ne se distinguer dans aucune catégorie, la réalisation est d’un amateurisme parfois étonnant. Ca commence tôt dans la copie avec de vraies fautes de goût, tel le visage de Scully se changeant en celui d’un Gris via un morphing moche – un instant aussi bizarre de par son inutilité racoleuse que par le kitsch de sa technique 3D désuète. Le FX du crash de Roswell dans le premier volet était lui pleinement justifié, et même souhaitable puisqu’il s’agit de l’élément fondateur de toute la série. Les loupés esthétiques continuent avec le floutage cheap des coins de l’écran pour signaler un flashback. Ceux qui se demandaient quel cinéaste utilise encore ça en 2016 en-dehors du producteur de Camping Paradis ont eu leur réponse ; idem pour ces effets de zoom et de de-zoom dignes d’un tokusatsu nippon. Le regard de Reyes filmé en gros plan, façon documentaire d’entomologie de la BBC, fait également partie de ces incongruités qui détricotent une partie de la dramaturgie voulue en déployant un savoir-faire d’étudiant. Cette carence flagrante de préparation en amont conduit naturellement la (seule) séquence difficile de l’épisode, celle des rues bondées de personnes malades qui s’agglutinent, à complètement passer à côté de son potentiel : il manque des gens à terre. Sinon décédés, au moins trop affaiblis pour marcher. Deux plans succincts bien placés d’une demi-douzaine de personnes couchées sur le trottoir auraient suffi à créer l’effet d’inquiétude recherché par Carter. Mais non, rien. A la place le surfeur nous montre un (un !) casseur à capuche vandaliser une vitrine avant que Scully ne vienne le sermonner – ça marche en plus, il a l’air tout piteux après ça. Il est certain que réaliser trois épisodes à la suite, en plus de les scénariser et de servir de producteur exécutif pour les autres est chronophage et laisse peu de temps pour cogiter la mise en scène. Mais quand même : pas un fichu passant n’est en souffrance de tout l’épisode, or l’angoisse pandémique réelle aurait été de nous laisser apercevoir des gens affectés à l’extérieur des hôpitaux. Il est "normal" de voir des gens malades dans un hôpital. Il est inquiétant de voir des gens malades dans la rue. C’était l’axe fondamental, qu’un Morgan n’aurait pas pu laissé filer. Mais à l’instar du scénario, Carter a enjambé l’important pour concentrer ses efforts sur la périphérie. Ramenez Rob Bowman, ou Thomas J. Wright, mais ne laissez plus Carter toucher à une caméra pour tourner autre chose qu’un segment sur un monstre mi-homme mi-chauve-souris.

Et pourtant tout cela était encore tolérable, car plus ou moins protégé par l’utopique perspective d’un approfondissement en début de Saison 11. Mais ça c’était jusqu’aux trois dernières minutes et ce moment d’une idiotie sans limite, où Scully s’écrie après avoir vu le visage de Mulder : « Il lui faut des cellules-souche maintenant ! Mais je ne sais pas où est notre enfant ».

Toutes les excuses et subterfuges stoppent alors leur défilé, car le squelette de la méthode de Carter apparaît subitement sans fards, confondant de médiocrité, tel un numéro de magicien dont les mécanismes et trucages se retrouvent éparpillés sur scène. Outre les talents divinatoires du diagnostic facial de Scully, ce prétexte parachuté du cosmos pour réintroduire le fil rouge William (que le scénariste ne calculait plus) au détour de la dernière réplique de la mini-saison sonne le gong. Les héros ne sont plus ici des personnages réagissant à la réalité à laquelle ils sont confrontés, ils sont la voix de Carter, et à ce titre, deviennent omniscients ou l’inverse lorsque ça l’arrange. Ils n’ont plus besoin d’enquêter, de comprendre, de vivre ou de tester avant d’affirmer : ils sont Carter donc ils savent au premier gars enrhumé dans le couloir qu’une épidémie mondiale se prépare, et à sa tronche que le vaccin ne suffira pas pour Mulder. A cet instant où la consternation l’emporte sur tout autre sentiment rationnel, même la brave Anderson a l’air dépecée à l’idée que quelqu’un filme la séquence et la diffuse un jour à la télévision – elle se souvient peut-être, elle, que le même thème et sa fameuse recherche Google associée étaient déjà le talon d’achille du second film. Jusque là déséquilibrée mais fort honnête, la mini-Saison 10 ne s’achève pas sur un cliffhanger mais sur une insulte de Carter à sa propre intelligence. On peut trouver des raisons, des axes de défense, des circonstances atténuantes à bien des écueils du final, mais celui-là est trop haut perché.

Le plus regrettable dans tout ça étant que le premier épisode de la Saison 11 n’aura pas d’autre marge de manoeuvre que d’aboutir à un pétard mouillé en bonne et dûe forme : outre Mulder alité au profit de Miller et Einstein, l’épidémie devra nécessairement être stoppée en un temps record, puisqu’il s’agira de nouveau d’une mini-série, et tout cela n’aura ainsi servi à pas grand-chose. A moins que le plus dommageable finalement soit qu’à présent, à cause d’une écriture de pingouin, 70% des fans sont persuadés que la direction à prendre pour la série est celle entrevue dans Mulder And Scully Meet The Were-Monster, laquelle devrait être l’exception, ou que le défaut de l’épisode réside dans le fait que Mulder et Scully n’y interagissent presque pas. Heureusement pour son créateur, les fans de la série se focalisent toujours autant sur l’écume des choses.

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Tetho
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Ven 26 Fév 2016, 16:45

Passe encore le pétard mouillé, même si il corrige le tir et limite les dégâts que restera-t-il à la série à raconter ? La lutte contre un Homme à la Cigarette devenu un pseudo-Dr. Gang qui nous dira à la fin de chaque épisode "maudis soyez-vous, Mulder et Scully, vous avez vaincu mon virus tueur mais arriverez vous à vaincre mes drones ARV et mes satellites métrologiques ?". La conspiration évoquée dans la première partie de My Struggle m'avait fait lever les yeux au ciel par sa naïveté, mais elle avait un vrai potentiel narratif au sein d'une fiction avec son complot militaro-politico-économique qui allait tenter de prendre le contrôle du monde (mais dans quel but ?). Mais là avoir l'Homme à la Cigarette balancer qu'il va éradiquer l'espèce humaine au nom de la protection de l'environnement c'est tellement à coté de la plaque. La dernière fois que j'ai vu ce maître-plan à l'écran c'était dans Kingsman et Kingsman avait Samuel L. Jackson qui zozotte en méchant, pas l'Homme à la Cigarette qui retire sa prothèse nasale pour montrer que son apparence est devenue aussi laide que son âme. Je vois mal comment on pourrait revenir en arrière, à part en sortant un retournement de situation digne de la saison 9 de Dallas. Mais ça serait un aveu d'échec complet de la part de Carter.

Ha tant qu'on y est, pourquoi l'Homme à la Cigarette décide-t-il de sauver juste Scully ? Qu'est-ce qui justifie sa place parmi l'élite choisie ? Si le CSM veut faire souffrir ses ennemis jurés, les sauver tous les deux contre leur gré et les forcer à vivre dans un monde où la conspiration est devenu le système ne serait-il pas un plan plus cohérent que de tenter une fois de plus des adversaires qu'il sait incorruptibles comme Eliott Ness de le rejoindre ?

Zêta Amrith a écrit:Et pourtant, le scénariste semblait content d’être le premier à évoquer à la TV ladite technique d’altération de l’ADN, sans doute à la pointe des connaissances actuelles ;

Je suis loin d'être expert en thérapie génique, en fait j'y connais pas grand chose, mais aujourd'hui la thérapie génique ça en est au point qu'il suffit de faire une réaction en chaîne par polymérase de l'ADN de quelqu'un qui a le ou les gènes voulu, de cultiver ces gènes à vitesse grand V, d'en faire un bouillon de culture et de l'injecter par intraveineuse ? Le tout dans l'espace de quoi ? 30 minutes ? 45 minutes ? Une bonne heure maxi ?
La dernière fois que je regardais le téléthon, et Mireille Mathieu y était encore présente, on nous parlait de devoir créer des virus capable de transporter l'ADN ou l'ARN cible dans les cellules visées pour qu'il soit transcrit. Alors j'ai peut-être manqué quelque chose et aujourd'hui la thérapie génique est aussi facile à effectuer qu'une injection du BCG, mais j'ai de gros doutes sur le "à la pointe des connaissances actuelles". Surtout qu'en plus l'infection à soigner, visiblement très vite, est mondiale et il va falloir expédier des échantillon de l'ADN de Scully (ou William) à virtuellement tous les hôpitaux et médecin mobiles du monde.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Ven 26 Fév 2016, 19:36

Tetho a écrit:La lutte contre un Homme à la Cigarette devenu un pseudo-Dr. Gang qui nous dira à la fin de chaque épisode "maudis soyez-vous, Mulder et Scully, vous avez vaincu mon virus tueur mais arriverez vous à vaincre mes drones ARV et mes satellites métrologiques ?".

On peut toujours (provisoirement) faire l’hypothèse que les motivations du CSM sont autres que celles de Kingsmen, qu’il ne s’agit que d’une étape ou qu’il ne dit qu’une partie de la vérité etc... tout ça n’est pas nécessairement exhaustif ou gravé dans le marbre. On ne sait même pas quel est le déclencheur, O’Malley évoquant les chemtrails mais comme il évoquait déjà à tort la présence d’ADN alien dans toute la population américaine.

Ha tant qu'on y est, pourquoi l'Homme à la Cigarette décide-t-il de sauver juste Scully ?

Scully n’est semble-t-il pas délibérément sauvée par le CSM mais uniquement par les séquelles des tests de son enlèvement au cours de la Saison 2, or à l’époque les raisons de son abduction étaient probablement sans lien avec un lointain lâcher viral "Spartiate". Le cas de Mulder diffère puisqu’il n’a pas explicitement été enlevé par des militaires.

Pour le reste je n’y connais rien mais c'est la référence futile au procédé récent nommé CRISPR-CAS9 qui me faisait dire "à la pointe des connaissances". Après, une amplification d’ADN via PCR est très rapide et un vaccin de fortune à base d’ADN – ça n’est que ça a priori que fabrique Scully au cours de l’épisode même si les effets sont proches d’une thérapie génique – aucune idée d'autant qu'apparemment ça débute à peine chez l'Homme... et là en prime c'est alien. Le plus invraisemblable, le plus hystérique même, restera toujours que Scully, médecin de formation, ose l’inoculer à tout le monde sans recul sur le phénomène qui est à l’oeuvre, comme on distribuerait des pastilles à la menthe. Mais bon à ce stade de médiocrité du McGuffin de Carter où les personnages n’agissent plus que selon les besoins du scénario, Scully n’est déjà plus vraiment Scully.

Il va falloir expédier des échantillon de l'ADN de Scully (ou William) à virtuellement tous les hôpitaux et médecin mobiles du monde.

S’agissant de l’épidémie en Saison 11, il y a de fortes chances qu’elle soit stoppée d’une traite par ses instigateurs, par une faction rivale ou par les aliens, mais pas par la production et la distribution d’un vaccin à grande échelle. Scully sauvant la planète en cinq heures grâce au prelèvement de son sang béni dans un petit laboratoire de pacotille serait une idée si ridicule que même le Carter actuel la rejetterait. Ou alors il a définitivement perdu les pédales.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Ven 26 Fév 2016, 20:03

Rayes dit clairement à Scully "Vous ne risquez rien. Vous faites parti de l'élite choisie.". Donc on peut imaginer que l'Homme à la Cigarette se joue d'elle avec des faux dossiers et des fausses listes, mais l'interprétation la plius évidente est que l'insertion d'ADN extra-terrestre chez Scully était voulue afin qu'elle puisse survivre. Quel qu'en soit la raison. Et l'Homme à la Cigarette semble s'en satisfaire.


Sinon ma question portait surtout sur le vecteur du vaccin. Injecter un bouillon de culture d'ADN dans le sang de qui que ce soit ça l'aura aucun effet, il faut que l'ADN pénètre dans les cellules adaptées pour qu'il puisse être transcrit. Mais je pense que sur ce point là il vaut mieux ne pas trop réfléchir au delà d'un vague TGCM.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Ven 26 Fév 2016, 21:12

Tetho a écrit:Reyes dit clairement à Scully "Vous ne risquez rien. Vous faites partie de l'élite choisie."

Ca ne veut pas dire grand-chose dès lors qu'elle appartient de fait à cette catégorie.
"Vous avez été choisie, comme moi" aurait eu un sens moins équivoque.

Si le CSM avait procédé à l'enlèvement de Scully en Saison 2 afin de la faire rejoindre l'élite vingt ans plus tard, il aurait évité de lui infliger des radiations mortelles qui ont failli lui coûter la vie durant les Saisons 4 et 5. En outre, si Mulder peut à la rigueur croire qu'on l'a manipulé et que les aliens n'ont jamais voulu coloniser la Terre, le spectateur lui déjà moins : il a assisté aux réunions du Syndicat qui débattent de la lutte entre les Gris et les Rebelles et de l'imminence de l'invasion. Donc sauf à considérer que le Syndicat lui-même a été mené en bateau vingt-cinq ans durant par une Conspiration encore plus puissante que lui (je déconseille à Carter de s'aventurer dans cette direction qui n'est pas inintéressante en soi mais qui sous sa plume lourdingue détruirait toute la série), le CSM aurait prédit l'échec de l'invasion alien de 2012 dès 1995. Le moins qu'on puisse dire est que ça n'était pas intelligible dans son comportement, lui qui proposait même dans la Saison 6 d'accélérer la colonisation.

S'il reste un peu de cohérence chez Carter, le plan du CSM dans la mini-série ne pourra pas être l'exacte continuité de celui poursuivi dans la série.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Sam 27 Fév 2016, 03:05

Zêta Amrith a écrit:
Tetho a écrit:Reyes dit clairement à Scully "Vous ne risquez rien. Vous faites partie de l'élite choisie."

Ca ne veut pas dire grand-chose dès lors qu'elle appartient de fait à cette catégorie.
"Vous avez été choisie, comme moi" aurait eu un sens moins équivoque.

J'ai plutôt l'impression que Rayes en veut à Scully d"avoir été choisie sans qu'elle ait à renier ses convictions ou servir de femme de main à l'Homme à la Cigarette. D'où son apparition devant Scully pour ne pas lui apprendre grand chose au final (en plus de surtout servir de courroie d'information pour le spectateur).
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Skull Leader le Sam 27 Fév 2016, 20:33

J'ai vu les deux premiers épisodes de la saison 10 sur M6 replay et l'épisode 2 est dispo en non censuré.

Je n'étais pas un fan de la série . Mais j'aimais bien, à petite dose, son ambiance si particulière avec ses cachoteries, ses monstres, ses histoires de complots et de phénomènes paranormaux.
J'ai retrouvé tout ça hier soir. J'ai apprécié ce début d'une nouvelle aventure du duo mythique et surtout ces retrouvailles entre Mulder, Scully et nous.

Image

Je n'ai jamais vraiment pris la série au sérieux car, pour moi, c'était juste un délire avec Mulder qui voyait des choses et Scully qui ne voyait rien. Je caricature à peine mais X-Files c'était un peu/beaucoup ça. Et on revenait au point de départ.
Le format de six épisodes me convient. On aura encore droit à des répliques du style : "Mulder/Scully, j'ai quelque chose à te montrer ! Rejoins-moi au plus vite ! ". Mais hélas, il sera encore trop tard car les preuves auront disparu.
Au moins, Chris Carter et sa bande n'auront pas trahi l'esprit de la série d'origine. :)

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Yo-Dan le Ven 04 Mar 2016, 18:04

J'ai l'impression de ne plus venir poster que des redites de ce qui a déjà été développé, mais bon.

Mulder And Scully Meet The Were-Monster : Comme je le craignais, le défaut majeur de cet épisode lui est extrinsèque, parachuté qu’il est dans une mini-saison qui ne se laisse pas (non-plus) le temps du décalage parodique. On vient à peine de redessiner la mythologie de la série au burin, on y a fait suivre un épisode sombre (et plutôt réussi) à l’ancienne, et voilà qu’on s’autorise déjà une autre rupture de ton. J’imagine que beaucoup de gens plus ou moins initiés à la série passeront totalement à côté, un peu comme si on les avait mis devant "Bad Blood" juste après "Deep Throat". Dommage car l’épisode regorge de bonnes idées, malgré un démarrage peut-être un brin poussif. S’il ne cédait pas à quelques facilités que Darin Morgan a pourtant déjà su éviter par le passé, c’aurait même été une franche réussite : mais les références un peu racolées et le jeu peu inspiré de Duchovny et Anderson laissent l’impression que ça fonctionne surtout par fulgurances : Mulder qui se bat contre une application smartphone, la misanthropie rigolarde de quelques dialogues malins et le ton globalement amer du récit convainquent que l’effort n’était pas vain. Toujours simplement cette impression tenace qu’en des conditions plus confortables, il y avait matière à faire encore mieux.

Home Again : En renouant, à l’image du 2ème épisode, avec les fondations classiques du loner horrifique, "Home Again" confirme que la série sait encore capitaliser sur ses acquis les plus anciens. La figure poisseuse du monstre qui échappe à ses créateurs fonctionne plutôt bien, jusqu’à ce que l’épisode décide d’en avorter la conclusion, pour inclure au forceps un arc scénaristique dont l’unique objectif est de réintégrer William au fil rouge de cette saison. C’est à la fois joliment exécuté – même si la métaphore finale "Notre enfant n’est pas un déchet" m’a semblé très grossière – et relativement problématique puisque ça vient stopper net une enquête qui se garde ainsi d’avoir une fin. Autrement dit : c’est un épisode qui fonctionne plutôt pas mal sur la base d’un compromis, là encore hérité du fait qu’avec 6 segments au compteur, il faut prendre des raccourcis.

Pour l'instant, je ne compte donc qu'un seul gros raté. Mais c'était l'épisode qui compte vraiment. Le problème étant que même sans m'être spoilé, j'ai bien compris qu'il ne me fallait pas attendre de l'épilogue de cette 10ème saison qu'il vienne sauver une mythologie dont je m'apprête surtout à faire le deuil.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Ven 04 Mar 2016, 19:47

Yo-Dan a écrit:La métaphore finale "Notre enfant n’est pas un déchet" m’a semblé très grossière.

J'ai trouvé ça bien, car je (sur?)interprète cela comme étant la critique de Glen Morgan de la façon dont Chris Carter et Frank Spotnitz ont géré cette storyline au cours de la Saison 9. Scully ne dit pas "Je veux croire que je n'ai pas traité notre enfant comme un déchet" mais "Je veux croire qu'on ne l'a pas traité comme un déchet" ; alors on peut mettre ça sur le compte de Morgan qui avait déjà quitté la série depuis cinq ans à ce moment et qui n'a pas regardé l'épisode en question ou bien sur le besoin d'impliquer Mulder dans le drama, mais moi ce "on" me fait rudement penser à Carter et Spotnitz se débarassant du poupon fissa avant le final en 2002. Ce serait l'exemple-type d'un "méta" intelligent, et venant d'un scénariste de cette qualité ce n'est pas impossible.


S'agissant de la mythologie SPOILERS MY STRUGGLE II :

Après certains retours (parfois très) critiques à l’égard du dernier épisode de la mini-saison, Anne Simon (la consultante en biologie de la série) a pris la défense de My Struggle II et de Chris Carter sur Twitter. Avec des éléments intéressants pour les fanas de la mythologie du show.

- Pourquoi O’Malley est-il malade s’il possède également de l’ADN extraterrestre ? Et puis la Saison 6 ne disait-elle pas déjà que chaque être humain possède de l’ADN extraterrestre ?

"L’ADN de Scully est particulier. C’est le même que celui des conspirateurs. Il offre une protection. Mais pour ce qui est du reste..."

- [Un argument scientifico-technique].

"Ledit ADN extraterrestre n’agirait pas sur des cellules dépourvues de ADA. Mais il protègerait toute cellule-souche dans laquelle CRISPR n’a pas encore ôté le gène en question. D’où guérison."

- Comment tout cela s’imbrique-t-il avec l’Huile Noire des précédentes saisons ?

"Si une Saison 11 est réalisée, cela devrait être clair."

- Carter aurait dû re-regarder les neuf premières saisons avant d’écrire ça car n’a pas de sens.

"Ca n’a peut-être pas ENCORE de sens. Avec seulement deux épisodes, il n’était pas possible de tout relier d’un coup. J’espère qu’ils auront d’autres épisodes pour le faire."

- Cette histoire de Conspiration Humaine va tuer le reste.

"Ou bien Mulder se trompe. Des hommes sont impliqués mais ils n’auraient pas pu créer seuls le Virus Spartiate dans les années 70. Attendez des clarifications."

Dans une autre interview, elle ajoute quelque chose de plus substanciel :

"On se retrouve en fin d’épisode avec quelque chose que je trouve intrigant, à savoir la possibilité que les extraterrestres aient en fait toujours voulu ça [cette réaction de Scully]. [...] Chaque personne sur la planète désireuse d’être sauvée par le vaccin aura donc en elle, désormais, de l’ADN extraterrestre. N’est-ce pas le but en réalité [plutôt que l’épidémie elle-même] ? Le reste dépend de la FOX."


Les nouveaux épisodes de The X-Files seront disponible en DVD/Blu-Ray le 15 Juin en France.
Sous l'intitulé de "Saison Evènement" plutôt que "Saison 10".

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Tetho le Ven 04 Mar 2016, 21:43

Simon était co-auteur de l'épisode, sa défense de Carter est difficile à prendre telle-quelle. D'autant qu'avant d'être impliquée dans la série dans les années 90 elle était elle-même une fan. Ce qui rend son avis doublement brouillé.
Et le fait qu'elle parle ouvertement des éléments de a suite me fait dire qu'elle ne sait pas vraiment là où Carter veut en venir. Sinon elle se tairait plutôt que de révéler le pot aux roses.

Et qui aujourd'hui croira un scénariste de série TV US qui se défend en invoquant que tout aura du sens dans la suite ? C'est ce que les scénaristes de Lost ont juré mordicus pendant 6 ans.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Ven 04 Mar 2016, 23:41

Comparer Carter à l'escroquerie Lindelof n'est pas fair-play.
Il a souvent improvisé les moyens mais il connaissait la destination.

Même I Want To Believe fait figure de chef-d'oeuvre à côté de Prometheus.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Merlin le Jeu 10 Mar 2016, 13:05

Au début de l'épisode 3, Mulder fait référence à des anciens "dossiers monstres" avec photo à l'appui. Est ce des dossiers qu'ils ont traité dans les saisons précédentes ou est ce des affaires canular pris dans la presse depuis 15 ans?

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede asakura le Jeu 10 Mar 2016, 13:16

Les rochers mouvant je sais qu'ils existent. Je ne pense pas que le sujet ait été abordé dans la série.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Jeu 10 Mar 2016, 13:39

On nous suggère seulement que Mulder s'y est intéressé off-screen durant les sept premières saisons mais ça ne figure pas dans la série. La cryptozoologie est souvent mentionnée dans X-Files, mais en périphérie, du fait que les scénaristes peinent à justifier une enquête du FBI sur ce thème. Quagmire en Saison 3 fait un peu figure d'exception.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Merlin le Jeu 10 Mar 2016, 14:24

Ok. Merci. :)
J'avais peur qu'avec le début de cet épisode ils réfutent toute les théories sur les anciens épisodes avec les différents monstres "réels" (dans la série) croisés ici et là remettant en cause tout l'essence de la série.

Après avoir vu l'épisode en entier ça m'a rappelé d'anciens épisodes au ton beaucoup plus léger que les autres distillés ça et là dans les différentes saisons. Je les avais un peu oublié je dois dire.

Par contre éclairez moi sur un petit point. Est ce que le mélange humour / fantastique de ces épisodes X-files était assez novateur à l'époque et fut repris et un peu modifié par la suite dans des séries comme Buffy ou Supernatural bien plus tard. Ou est ce que cela s'inscrivait justement dans un style du milieu / fin des années 90?

Quoi qu'il en soit, et même s'il ne fait pas avancer le schmilblik, cet épisode était assez agréable à regarder pour son coté "retour en arrière" un peu madeleine de Proust.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Aer le Jeu 10 Mar 2016, 16:23

Je ne veux pas m'avancer outre mesure, mais je pense que ça a commencé dans X-files, tout du moins le coté "conscient" de faire des épisodes complètement loufoques (saison 3 pour les vrais premiers, José Chung et tout le tralala).
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Jeu 10 Mar 2016, 19:20

Le mélange humour et fantastique n'était pas spécialement novateur (Chapeau Melon Et Bottes De Cuir s'était sporadiquement adonné au mix), ce qui l'était c'est de pouvoir l'alterner avec un récit horrifique ou une enquête policière la semaine d'après.

Au-delà même de la question des épisodes parodiques ou décalés, X-Files fut vraisemblablement la première à conférer autant de pouvoir aux scénaristes. A contrario des productions antérieures, où chaque épisode devait conserver le même style, le même ton, la même coloration que le précédent, elle offrait de la marge aux auteurs pour imprimer leur personnalité dans les scripts. Ce qui n'existait pas vraiment avant, en-dehors des anthologies sous forme de collection de courts.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Merlin le Ven 11 Mar 2016, 01:21

Justement ce soir dans La nuit X-files sur M6 ils diffusent des épisodes au ton réellement décalés.
Précédemment on a eu l'épisode en noir et blanc avec l'espèce de docteur Frankenstein et tout ces gens croisés avec des animaux. Et là c'est l'épisode avec le "vampire" Rony tué par Mulder et les autopsies blasées de Scully. Nos deux personnages comparant leurs versions qu'ils vont faire à Skinner.

Je redécouvre la série (pas revue depuis 15 ans... putain 15 ans déjà !) car à part un ou deux épisodes différents j'étais resté sur une ambiance sombre / polar et sérieuse mais linéaire. Beaucoup moins dans la fantaisie humoristique et également beaucoup moins dans la diversité de ton créant autant d'ambiances différentes.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Merlin le Ven 11 Mar 2016, 01:24

C'est vraiment une soirée pile poil pour être entre potes avec pizzas et bières. :lol:

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede asakura le Ven 11 Mar 2016, 11:17

Merlin a écrit:C'est vraiment une soirée pile poil pour être entre potes avec pizzas et bières. :lol:

Vu aussi, j'ai adoré. Le coups du camping-car qui tour en rond :lol:
Faut que je me refasse absolument l'intégral. D'autant que cette restauration HD est magnifique.

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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Yo-Dan le Ven 11 Mar 2016, 12:01

- Babylon : Hyper soucieux de délivrer un "message", l'épisode enchaîne les dialogues sur-écrits avec des fortunes diverses, s'échine à discourir de la série elle-même par des biais "méta" relativement grossiers (ici, la présence d'un jeune binôme d'enquêteurs, sorte de Mulder & Scully bis) et court trop de lièvres à la fois pour donner du poids à ses enjeux narratifs. Comme pourri par ses prétentions, le sous-texte de l'épisode devient en réalité son sur-texte, et encore une fois, c'est l'enquête centrale qui accuse des coupes et des raccourcis qui laissent l'impression que Chris Carter le premier s'intéresse moins à ça qu'à ses tirades philosophico-mystiques. La séquence psychédélique censée nous présenter Mulder en plein trip' hallucinogène paraîtra au mieux inefficace, au pire gênante. Quant au blabla' final, il achève de nous convaincre que la démonstration manque singulièrement de subtilité, quand bien même se voulait-il léger, sur un sujet a priori lourd et plombant.

- My struggle II : Cet épilogue collectionne trop de défauts pour que je les développe tous. Si la mythologie avait été reconfigurée à la hâte au sein d'un premier épisode maladroit, elle prend ici des accents apocalyptiques à la vitesse de la lumière. La tension ne monte jamais, ce qui est particulièrement ennuyeux quand on est en train de raconter que le monde est sujet à un génocide pandémique. Il faudrait en outre relever toutes les légèretés accumulées en 45 minutes pour effleurer le degré d'inaboutissement de l'épisode. C'est bourré d'ellipses, on est sommé de croire que le CSM résiste aux lance-roquettes et le récit n'avance toujours qu'aux gré des déductions qui s'offrent toutes seules, ou presque.
Je suis persuadé que Carter sait où il veut aller et j'aurais tendance à penser qu'il pourra, "sur le papier", relier cette mythologie à l'ancienne au sein d'une probable saison 11. Le problème, c'est pas tant la destination que le chemin. On peut donner du sens et de la cohérence à un enchaînement d'événements, mais c'est le storytelling qui fait - ou non - l'intérêt d'une série. Or, X Files ne raconte malheureusement plus rien, ou plus exactement, elle semble se foutre de "comment" elle le raconte. Ce qui revient presque au même.

Tetho a écrit:C'était catastrophique.
Pas pour son prologue, amusant miroir de celui de l'épisode 1 qui se termine par un effet de style plus grotesque et nanardesque que vraiment efficace.
Pas vraiment pour son ellipse de 6 semaines genre "vous ne répondiez pas au téléphone alors on a décidé de laisser tomber l'enquête et de s'occuper d'autres affaires" dans ce qui est en réalité un épisode en deux parties. Et qui donne l'impression que finalement tout ça n'était peut-être pas si important que ça pour Mulder et Scully.
Pas vraiment pour la pseudoscience à coup de dialogues lénifiants "C'est une forme virulente du SIDA sans le VIH" ou "les micro-ondes sont aussi utilisées comme déclencheur".
Pas vraiment parce que Mulder, le mec le plus parano et méfiant du monde laisse son ordinateur sur son bureau, sans verrouillage, qu'il embarque son smartphone avec lui quand il ne veut pas être trouvé et laisse en gros sur le bureau de son ordinateur un logiciel magique de géolocalisation.
Pas vraiment parce que l'indic de Mulder, personnage central de l'épisode 1, ne peut revenir faute de temps dans un épisode déjà très chargé.
Pas vraiment pour l'apparition de Rayes dans un rôle qui aurait pu être tenu par tout le monde, y compris la mère de Mulder. On est du niveau d'un caméo dans un film Marvel.
Pas vraiment parce que l'Homme à la Cigarette, autrefois personnage ambigu moralement, devient maintenant un méchant de Gundam caricatural façon Ezelcant "je déciderais de ceux qui doivent vivre dans le nouveau monde" et dont les motivations sont ridicules.
Pas vraiment pour Scully qui sauve la civilisation à elle toute seule en envoyant les casseurs au seul hôpital qui a le remède. (j'ai vraiment attendu qu'elle perce ses sac à intraveineuse en se baladant avec comme ça en plein chaos, ça aurait justifié cette longue séquence où il ne se passe rien)
Pas vraiment pour le cliffhanger final honteux au possible.

Non, simplement parce que en 2016 The X-files s'est rangé du coté de ceux qui pensent que la vaccination induit l'autisme. Comme son héros dans l'épisode 1 de cette mini-série, pour Carter il n'est plus question de ne faire confiance à personne et surement pas au gouvernement, non, il a tellement besoin de croire, de se raccrocher à quelque chose qu'il accepte de croire en tout le monde qui ne va pas dans le sens des institutions. "Je vous parle de fiction que l'on travesti en faits !" disais Mulder dans l'épisode 1, ça résume assez bien ce que la mythologie de la série est devenue. Comme son héros Carter devrait se tenir éloigné d'internet, car à force de trainer n'importe où il a fini par faire de son doute une fin en soit et a perdu le sens que ce dernier, ce qu'il défendait en se méfiant.
Quoi qu'il arrive aujourd'hui la vision du monde que la série prétend nous présenter est définitivement perdue.


Justement, moi j’inverserais très exactement cette hiérarchie des causes. Carter n’est pas tant coupable de ses choix que de son incapacité manifeste à nous les motiver, à leur donner du corps… En somme, à nous les raconter. Et tout ce que tu relèves illustre très bien les tares d’un storytelling qui n’assure même plus le minimum syndical. Le problème du Chris Carter d'aujourd'hui, c'est qu'il a totalement inversé l'ordre des priorités de ce qui fait une bonne histoire. Ou en tout cas une "bonne histoire" dans la grammaire X-Filienne. Il fut un temps, on observait deux enquêteurs risquer leur vie pour grappiller un demi-indice, et c'était fascinant. Le reste était laissé à notre imagination, sans pour autant qu'on soit démuni d'éléments à lier les uns aux autres. Désormais, obsédé qu'il semble être par la "destination" qu'il a choisie, tout le contenu des épisodes est dédié à surligner le "message", ses implications politiques, philosophiques, scientifiques, symboliques, techniques etc. Du coup, on a l'impression que ça ne "raconte" plus rien, qu'il n'y a plus de structure narrative mettant en scène le b.a.-ba d'une enquête digne de ce nom. Tout ne sert qu'à permettre des traitements accélérés, parce que Carter sait où il va, et semble se foutre des chemins qu'il empruntera pour ça. En termes de storytelling, cette nouvelle mythologie est une catastrophe.
Et c'est dommage parce que malgré tout, j'ai aimé les épisodes 2, 3 et 4. Mais sur les trois que j'estime foirés, il y avait les deux épisodes qui comptaient vraiment.

X Files a probablement sauté le requin plusieurs fois. En s’accommodant de quelques arrangements, on pouvait quand même fantasmer une seconde vie à la série mais là, je vois difficilement quelque chose de viable qui émergerait de ces six épisodes. En choisissant de donner à la conspiration ses premières vraies conséquences massives, on s’interdit a priori de poursuivre sur ce qui fait le sel du caché, du secret, de ce qu’on peut glaner avec une lampe torche dans un complexe militaire etc. Plus encore pour la suite, on risque donc de voir Mulder & Scully définitivement relégués au rang de spectateurs des événements, auxquels on les greffe de manière plus impliquée sur la foi de leur CV. Mais une conspiration mise à jour n’est plus l’unique occupation de deux marginaux qui épluchent les affaires non-classées dans un sous-sol, elle devient un phénomène de foule qui change l’ADN de la série. Alors j’imagine qu’on pourra couper court à tout ça en nous expliquant que la contamination a pu être stoppée, que les médias ont dit que c’était un méchant virus qui traînait et que ça n’avait rien à voir avec les élucubrations de Tad O'Malley. On pourra même nous convaincre les gens l’ont cru, ce qui serait pour le coup l'occasion de caser une critique - intelligente, si possible - du pouvoir des médias. Mais faire n’importe quoi et essayer à chaque fois de trouver une branche à laquelle se raccrocher n’est pas un projet franchement motivant pour le X Files d’aujourd’hui. Et moi, je commence à fatiguer d’essayer d’y croire, continuellement.
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Re: SERIE : The X-Files

Messagede Zêta Amrith le Dim 13 Mar 2016, 14:09

En tous cas quelqu'un se démène pour défendre My Struggle II et le démiurge Chris Carter.
Intéressant au moins pour la piqûre de rappel mythologique adressée aux néophytes et/ou aux oublieux.

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