Le topic cinéma

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Zêta Amrith
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Messagede Zêta Amrith le Dim 10 Sep 2017, 23:25

Parmi les honnêtes films adaptés de King figurent aussi Christine, Cujo et surtout The Dead Zone.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Aer le Lun 11 Sep 2017, 00:16

Et La Tour Sombre, maintenant.

Darabont me gonfle en général. Les Evadés est un super film, sans doute possible, et ça le sauve du pilori, mais tout le reste a fini par me faire chier d'une manière ou d'une autre. Je reconnais qu'il impose sa vision et son jusqu'auboutisme à chacune de ses réalisations, et tant mieux, mais c'est pas mon truc.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Ialda le Lun 11 Sep 2017, 00:55

J'avais bien aimé Dolores Claiborne même si on en a problablement trop fait sur l'interprétation de Kathy Bates. Et je ne l'ai pas vu depuis très longtemps mais j'ai gardé un excellent souvenir du Dead Zone de Cronenberg.

Running Man chef-d'oeuvre évidemment.

Je n'aime pas King mais j'aime ce qu'il essaie de communiquer à propos des faillites de la société américaine dans les années 70-80-90, quand plus personne ou presque ne croit plus dans les idéaux de la Great Society et sur fond de montée du parti républicain "nouveau"... un peu comme Houellebecq chez nous et son exploration du dépot de bilan libéral-libertaire post-mai 68.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Yo-Dan le Lun 11 Sep 2017, 08:13

Tetho a écrit:Les gamins actuels ont-ils quelque chose à foutre de King en fait ?


Même si ça ne répond pas exactement à ta question, on peut au moins souligner que "It" effectue un démarrage record pour un film de sa catégorie, très loin devant les "Paranormal Activity" produits à la chaîne, pour le coup largement adressés aux ados qui veulent jouer à se faire peur.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Lun 11 Sep 2017, 08:46

Le film était attendu et a profité de la nostalgie du roman et du téléfilm chez notre génération et celle qui nous précède. Ça ne me surprend pas vu à quel point Internet avait l'air de l'attendre et que malgré le coté opportuniste de le découper en deux film (Harry Potter 7, maudis-sois-tu sur trois générations pour avoir initié cette tendance) il y a l'air d'avoir des intentions de bien faire derrière Ça.
En comparaison les Paranormal Activity, que je n'ai pas vu, sont des films-concepts qui ne peuvent que s'essouffler au fur et à mesure, un peu comme les Saw ou les Cube.
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Re: Le topic cinéma

Messagede guwange le Lun 11 Sep 2017, 17:33

Le film ça ( It ) d'après les estimations, a fait un premier gros week-end aux Usa, film déjà rentabilisé. :mrgreen:

Sinon, j'ai vu Wonder woman en vfq, je ne sais pas si les voix dans cette version rendent le jeu d'acteur rendent le jeu d'acteur moins bon qu'en VF, mais ça m'étonnerait car la VFQ en général, ça tient la route...

Bref, étonnant de voir que ce film a fait + de 400 millions aux States, car ça doit être le film de super héros le moins bon que j'ai vu dernièrement. Je vous rassure, je n'ai pas vu Suicide squad qui se fait dézinguer un peu partout.

Wonder woman, je dirais un film bof-moyen-pas terrible.
Ces CGI merdiques, ces ralentis à l'overdose merdiques, ces plans clichés
[Montrer] Spoiler
par exemple, à la fin quand les soldats allemands et alliés qui se tombent dans les bras avec wonder woman qui fait la pose au milieu d'eux
, l'esprit neuneu où l'amour triomphe; ok une belle valeur mais la façon dont c'est lancé, y a zéro subtilité...

Allez, un truc de positive , Wonder woman reste dans la simplicité, elle reste accessible aux êtres humains qui l'entourent et aussi Chris Pine qui apporte du positif notamment une scène où l'émotion fonctionne bien.

Mais bon, je ne comprends pas la plupart des retours positifs...


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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Lun 11 Sep 2017, 18:01

Le film est pourtant franchement réussi durant ses deux premiers actes. C'est le troisième, complètement sans dessus-dessous qui vient ternir le film.
Patty Jenkins tenait quelque chose avec l'histoire de cette ingénue qui a soif d'aventure et part dans le monde extérieur persuadée qu'elle sait comment le corriger et le remettre dans le droit chemin. Elle part pour le front, est héroïque et arrive à faire bouger les chose, sauf que très vite elle réalise la réalité du combat et réalise qu'une personne seule ne peut faire la différence dans un tel conflit. En terme de développement du personnage tout ça c'est très bon. Sauf que...
[Montrer] Spoiler
...le film atteint son sommet quand Chris Pine dit à Diana qu'Arès n'existe pas, que tout ça c'est la nature humaine et qu'on ne peut rien y faire. De là il y avait moyen que Diana se remette en question et décide de faire le bien de son coté, car tout ce qu'elle pourra faire sera toujours mieux que ne rien faire. Bref qu'elle devienne une vrai héroïne qui fait le bien par choix assumé. Sauf que non, Arès existe, et il manipulait bien la guerre dans son coin. Et en plus il se cachait derrière une moustache, le fourbe. Et là le film chute comme pas permis, le combat final contre Arès (ce plan où il creuse avec ses doigts les fentes de son casque, pitié non), le sacrifice de Pine, la conclusion à Paris, holalalala mes aïeux... :33:


J'aime bien le film, parce que c'est 2/3 de bon film c'est un gros progrès sur le reste du DCEU, mais quelle occasion manquée d'avoir un vrai film fort, héroïque et iconique qui aurait pu se dresser contre les piliers du MCU.
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Re: Le topic cinéma

Messagede guwange le Lun 11 Sep 2017, 19:27

De DCEU ( hors batman Nolan ), j'ai juste vu Man of steel que j'avais plutôt apprécié, je ne sais pas ce que donne le batman vs superman.

Mais bon Wonderman, tes 2/3 du film que ce soit dans l'île amazone ou Londres, ça se suit convenablement, mais ça manque d'épaisseur, je ne me sentais pas complètement imprégné de l'atmosphère d'époque. Ce que je reproche, c'est le sens des distances, on passe d'un cadre à un autre en un clin d'oeil, même la dernière bataille, ils s'y rendent en 2 secondes à cheval et à moto...
Après, il y a un peu tous ces discours balancés au pif, comme le relève par exemple Gemini
[Montrer] Spoiler
sur l'indien et l'extermination de son peuple...


Si tu as apprécié, c'est que tu as conscience qu'ils sont revenus de loin depuis Suicide squad, et moi comme je n'ai pas vu ce film, je ne peux pas mesurer le chemin parcouru.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Ramior le Mar 12 Sep 2017, 11:59

Pas intéresser par "Ça"; par contre ceci :

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On risque d'en souper pendant des mois.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Mar 12 Sep 2017, 17:12

Gemini avait raison, les effets spéciaux font vraiment chiqué :|
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Mar 12 Sep 2017, 18:05

Gemini a toujours raison.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Ramior le Ven 15 Sep 2017, 10:55

Tetho a écrit:Je réalise que Men in Black a désormais 20 ans, hashtag #Çanenousrejeunitpastoutçamabravedame

C'était une autre époque, un autre siècle, un autre millénaire. Will Smith était encore un acteur montant qui venait d'enchainer les succès de Bad Boys et Independance Day et pour tout le monde il était encore un rappeur family friendly et le Fresh Prince et pas à la scientologie et aux interviews surréalistes de ses gamins. Tommy Lee Jones, lui, en avait encore quelque chose à foutre de ses rôles.
Ça reste un de mes films préféré de la fin des années 90, c'est le pendant SF-pulp de Ghostbusters. En apparence une comédie parfaitement écrite et rythmée mais quand on gratte un peu on réalise que c'est un film qui offre une vision du monde plutôt nihiliste. Les Men in Black doivent sauver la Terre trois fois par semaine en moyenne et ne rentrent au QG que pour qu'on leur signale quel est le prochain cafard géant en liberté dans les rues de New-York dont ils vont devoir s'occuper avant d'effacer la mémoire des témoins. Ils ne sauvent la Terre d'une menace extra-terrestre que pour faire la place à la suivante. Dans le grand ordre des choses la Terre n'est littéralement rien, toujours au bord de la destruction, et les Men in Black y sont tellement habitué que ça ne leur fait plus rien. Sauver le monde n'est pas une question d'héroïsme, ce n'est que la routine habituelle, quoi.




Non sérieux, cette scène est parfaite et je tenais à la partager avec vous pour vous rappeler à quel point ce film était une franche réussite.



Ho et puis il y avait ça aussi, tu pouvais pas test :102:


Raccord...deux moi après:


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Re: Le topic cinéma

Messagede hebiko le Dim 17 Sep 2017, 22:52

Y a t-il des Mata-Webien qui viennent à la Deuxième Nuit Nanarland?
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Re: Le topic cinéma

Messagede Yo-Dan le Dim 24 Sep 2017, 10:40

Il va m'être compliqué de développer un avis digne de ce nom sur Ça : la dernière demi-heure du film s'est résumée pour moi à une succession d'ovations et d'applaudissements, le tout parsemé de chants fleuris, tels "Le clown, le clown, on t'encule" ou d'éructations à caractère sexuel d'une lourdeur toute boutonneuse. Un calvaire qui m'aura fait réclamer (et obtenir) remboursement de mes places.

Ce qui me permet au passage de confirmer qu'une salle de 300 places s'est donc transformée le temps d'un film en cour de collège, preuve que même si ce n'est visiblement pas pour les bonnes raisons, oui, les gosses peuvent s’intéresser à une histoire de clown maléfique, en 2017. Comme ils peuvent "s'intéresser" à des films moisis vomis par des usines à jump scares, mettant en scène des poupées démoniaques, avec moins l'envie de vivre une expérience de cinéma que de bénéficier d'un prétexte pour glousser en meute.

Je savais que je courrais un "risque" à tenter film pareil en plein Paris un samedi après-midi, mais cette expérience en dit long sur la réputation horrible dont est en train de s'encombrer le genre horrifique en salles, qui finira par ne plus être projeté nulle-part, à force d'incidents de ce genre. Là, j'ai vu une responsable excédée rembourser une quinzaine de plaignants, et si on avait pu lire dans ses pensées, on aurait sûrement entendu "Ras-le-bol de ces films pour demeurés".

Ceci étant dit, et pour ce dont je suis en capacité de juger.
J'ai modérément apprécié le film, ce qui n'est pas anodin tant je porte le roman haut dans mon cœur. Pour commencer par ce qui déconne, le défaut le plus flagrant d'entre tous tient au manque de soin avec lequel la menace est définie. Si "Ça" est une force maléfique métamorphe qui se nourrit des peurs, on peine vraiment à comprendre pourquoi elle parvient à agir dans certaines conditions, et pas dans d'autres. Ce que Stephen King était parvenu à rendre crédible à l'écrit - bien aidé par notre imagination qui, médium oblige, faisait le reste - prend ici très vite des allures de règles à géométrie variable, pour faciliter l'avancée du récit plus que pour le respect d'une forme de cohérence.

[Montrer] Spoiler
Dit très clairement : quand Georgie se fait arracher le bras en plein jour sans être effrayé outre mesure, puisqu'il se laisse clairement abuser par les tentatives de mises en confiance de Pennywise, il n'a a priori pas plus peur que lorsque tous les autres protagonistes lui échappent, bien au contraire.


De la même façon, les rationnels obsessionnels souligneront tout un wagon de légèretés plus ou mois grossières tant les adultes n'existent pas dans ce film, et tant Pennywise se montre facilement, sans que jamais personne n'en ait parlé en plus d'un siècle.
Écueil évitable : la relative bêtise/inconscience des enfants, qui agissent globalement de façon idiote. Les plus indulgents estimeront que justement, il faut mettre ça sur l'immaturité de leur âge.

Pour le reste, le film est soigné, jusque dans ses SFX. Je serai beaucoup moins sévère que Gemini sur ce point, pour deux raisons : déjà parce qu'hormis ce qui a été extrait en gif animé un peu plus haut, c'est très majoritairement techniquement bien exécuté. Et parce que même pour les plus tatillons, il s'avère que le film joue - par chance - effectivement d'un double niveau de réalité : il y a ce que seuls les enfants peuvent voir, qui passe de l’illusion à la menace réelle sur la base de leurs peurs, au point qu'on se demande toujours s'il faut croire en ce qu'on voit à l'écran. Ce flou constant légitime, peut-être involontairement, ce qu'on pourrait paradoxalement reprocher à l'irréalité des effets numériques : même quand ça fat un peu fake, les apparitions du clown doivent apparaître un peu fake aussi. Encore une fois, cette ambivalence se traduit surtout par un souci de fond : le film a du mal à définir ce qui menace ces enfants, ou tout du moins à en exposer et respecter les règles.

Reste un film "de bande" pour moi au-dessus d'un Super 8 qui n'avait qu'un semblant de propos, quand Ça pêche plutôt par excès de choses à dire. J'imagine que la seconde partie validera ou infirmera a posteriori certains choix faits ici, mais sans être hélas capable d'avoir un avis sur le final (je n'y reviens pas...), je trouve que le film marche en termes d'émotions et c'était certainement le principal.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Dim 24 Sep 2017, 12:43

Dans un sens ça rassure, à l'époque de Youtube, Snapchat et Netflix les jeunes arrive encore à considérer le cinéma comme une expérience culturelle collective où, pour reprendre l'ancien slogan d'une enseigne de multiplexe, "on partage plus que du cinéma".
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 24 Sep 2017, 13:13

Tetho >> C'est quelque chose que je n'ai jamais compris : voir le cinéma comme une expérience collective. Pour ma part, je n'y suis toujours allé que pour regarder un film et non pour passer du temps avec d'autres personnes, dans le noir et sans avoir la possibilité de parler (ou du moins les personnes bien élevées évitent d'emmerder les autres spectateurs). Et si c'est pour en discuter après, inutile d'aller le voir ensemble :|

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Re: Le topic cinéma

Messagede Zêta Amrith le Dim 24 Sep 2017, 14:35

Le cinéma, tout comme la musique d'ailleurs, devient une expérience solitaire en vieillissant, lorsque l'on développe une approche plus intellectuelle du médium. Mais il a bien fallu à un moment - et la jeunesse évoquée par Tetho est ce moment - en passer par des pratiques de groupe pour se forger une culture autour d'une expression puis la répandre. La culture d'après-guerre est un virus qui meurt quand il ne se propage pas, elle est initialement hédoniste et son intellectualisation est toujours progressive.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Dim 24 Sep 2017, 14:45

C'est une expérience collective, que tu le veuilles ou non, car tu t'enfermes dans une salle obscure avec entre 5 et 600 autres personnes dans le même but : voir un film.
Je trouve l'étiquette au cinéma actuelle un peu trop guindée, je comprend qu'il ne faut pas gâcher la séance pour les autres spectateurs, les collégiens de la séance de Yo-dan et les connards qui consultent leurs smartphones avec la luminosité réglée sur "3000 soleils" méritent des baffes pour leur apprendre la vie, mais j'aime quand les gens ont des réactions spontanées, ça montre que le film les touche. Quand je suis allé voir Grave ça n'a pas manqué, les gens étaient révulsés par ce que le film montre, moi-même j'ai du lâcher quelques cris. De la même façon une personne qui crie après un jumpscare un peu abusé ça fait toujours plaisir, ça montre que ce genre d'effets éculés garde une certaine efficacité.
De la même façon je ne suis pas contre chuchoter tant que c'est fait avec un minimum de tenue (voix très basse, de façon très ponctuelle et pas pendant tout le film).

Je vais te raconter quelques anecdotes personelles pour mieux illustrer mon propos.
-Quand je suis allé voir This Is It (le docu monté à partir des enregistrement du concert avorté de Mickael Jackson à Londres) les gens chantaient les chansons et dansaient depuis leur siège ou les allées. Ça faisait vraiment plaisir à voir.
-Quand je suis allé revoir Star Wars Episode III (ne me jugez pas), au moment ou Tyranus est décapité par Anakin j'ai glissé à l'ami avec qui j'étais allé voir le film "et ça c'est pour Les Rivières Pourpres 2". Il en a rigolé comme un attardé. Aujourd'hui encore on en rigole entre nous.
-Quand je suis allé voir les deux premiers films Madomagi au Rex il y avait des "jeunes" dans la salle qui applaudissait à chaque fois que Qyubey se faisait tuer (entre autres), sur le moment ça m'a un peu frustré et surtout m'a traversé d'incompréhension, aujourd'hui je trouve que c'est aussi une façon pour eux d'exprimer leur passion pour la série. D'autant que bon, à la fin j'ai fait partit des idiots qui ont applaudit le nom de Stéphane Lapie à la traduction. Et ça reste mieux que les 5 ados à coté de moi qui ont passé la séance à regarder des images sur 9gag alors qu'ils ont payé 20€ les billets.

C'est pour ça que j'aime le cinéma en plein air, où la présence des bruits ambiants décoince les spectateurs qui se laissent du coup un peu aller.
Ce strip de Boulet est assez représentatif je pense.


Enfermer le cinéma dans une expérience stérile où chacun est dans sa bulle n'a aucun intérêt, c'est le cinéma des pètent-sec de Télérama et des Cahiers ça. J'aime aller au cinéma avec des amis, et à la sortie prononcer ces mots obligés que sont "c'était bien/nul" avant d'en discuter, j'aime à penser que le cinéma c'est plus que le film en soit, c'est toutes les conditions dans lesquelles ont va le voir. Sinon autant rester chez soit devant sa télé avec son PC à coté pour aller le critiquer sur les forums à peine le film fini et se la jouer Comic Book Guy dans son coin. Mais ça très peu pour moi.

C'est pour ça que je vais à toutes les premières séances de chaque nouveau Star Wars, il y a une règle tacite qui autorise à sur-réagir pendant cette séance. A applaudir le titre qui arrive, à applaudir les héros et surréagir à chaque moment fort.
Et c'est pour ça que chaque cinéphile qui se respecte se doit d'aller au moins une fois dans sa vie à la séance locale du Rocky Horror Picture Show, pour danser à nouveau le Time Warp et jeter du PQ à l'écran. Parce que c'est dans ces moments que le cinéma arrive à être plus que du cinéma.
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Re: Le topic cinéma

Messagede hebiko le Dim 24 Sep 2017, 15:20

ça me fait penser à un moment de communion de la nuit nanarland qui a eu lieu hier soir, lors du célèbre passage "Philippe! Je sais où tu te cache!", les 3/4 de la salles ont repris en coeur les dialogues de la scène totalement en synchro.

J'ai vraiment eu l'impression d'ailleurs pendant toute cette nuit d'une expérience collective, on rigolait aux mêmes moments, étaient dégoutés aux mêmes moments et des gimmicks de public ont été créés durant chaque film.

Il y a sans doute des films qui se prêtent mieux à un visionnage solitaire que d'autres.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 24 Sep 2017, 15:51

Tetho >> Désolé (ou pas) d'être un pète-sec Télérama/Lait Caillé, mais j'évite autant que faire se peut les séances avec plus de quelques dizaines de personnes (et encore c'est souvent déjà trop), et il suffit que quelqu'un chuchote à l'autre bout de la salle pour que cela me déconcentre. J'ai totalement conscience qu'à force de me focaliser sur ce qui pourrait mal se passer durant une séance de cinéma, j'y prête probablement plus attention qu'au film que je regarde. D'où une lassitude de la salle, qu'à la différence d'autres spectateurs je n'ai jamais considéré comme un lieu sacré. Après, cela ne date pas d'hier : étudiant, je me portais sur les séances du Jeudi matin, souvent les plus calmes. Une technique que j'ai dû abandonner une fois dans la vie active...
Les rares moments où j'ai passé outre mon besoin d'éviter les horaires bondés au cinéma, c'était pour des séances de minuit (dont Star Wars VII). Par contre, j'aimerais effectivement tenter une séance du Rocky Horror Picture Show.

La seule fois où je me suis un tant soit peut lâché au cinéma - et il s'agissait effectivement d'un moment mémorable - j'étais avec un groupe d'amis mais nous étions seuls dans la salle. Sinon, je n'aurais jamais osé ^^' Il faut dire aussi que le film s'y prêtait.



Depuis quelques temps, j'ai l'impression de moins apprécier les films lorsque je les vois sur grand écran, plutôt que tranquillou chez moi. Peut-être justement à cause de mon appréhension et des éventuelles perturbations (quoique ma séance de It fût très calme). Donc bon... Et ce n'est même pas une question de prix : pour attirer plus de public, le cinéma local pratique désormais un tarif unique à environ 5€.

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Re: Le topic cinéma

Messagede Yo-Dan le Dim 24 Sep 2017, 20:42

Tetho a écrit:C'est pour ça que je vais à toutes les premières séances de chaque nouveau Star Wars, il y a une règle tacite qui autorise à sur-réagir pendant cette séance. A applaudir le titre qui arrive, à applaudir les héros et surréagir à chaque moment fort.


C'est quelque chose que j'aime aussi et en dehors de quelques intolérances personnelles (souvent liées à la bouffe dans les salles de ciné', qui m'insupporte très vite), cette notion "d'expérience collective" a probablement compté dans ce qui a fait qu'à une époque, je pouvais voir deux à trois films par semaine. Je ne peux plus me le permettre aujourd'hui, mais rendre ma carte ciné illimitée fut un crève-cœur.

Mais l'exemple que tu cites est très symbolique : les gens qui sont là sont là pour le film. Ce sont des passionnés ou à tout le moins des gens qui, pour la quasi-totalité d'entre eux, vont montrer du respect, voire de l'admiration, pour ce qui sera projeté sur l'écran. Ce que j'ai vécu hier était l'antithèse de ça, le film n'étant plus qu'un prétexte. Voir une salle entière, ou pas loin, debout sur les sièges en mode selfie pour frimer sur les réseaux sociaux, c'était glaçant. Et c'est bien ce qui m'attriste, s'agissant du film d'épouvante ou assimilé : ces films-là sont en train de devenir des défouloirs, et peu importe que certains surnagent qualitativement dans le lot, ils seront traités comme les autres.
D'ailleurs, ils ne sont pas de plus en plus déprogrammés de certaines salles pour rien.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Tetho le Dim 24 Sep 2017, 22:45

Oui, on arrive au cinéma réduit à une expérience mémétique digne des commentaires chez Skuouizzie.
Le film importe moins que le lol collectif qu'il va pouvoir générer. J'ai connu ça aussi quand j'étais collégien, mais jamais en salle de ciné (généralement sur c'était les cassettes de Frédéric Mitterand que la prof de latin nous passait quand elle voulait pas faire cour, toute la classe guettait ses tics).

Gemini a écrit:5€

(t'es rentré en France ? Le Brexit aurait vaincu ?)


Rassures-toi, tu ne seras jamais un pète-sec de chez Télérama, tu ne vois pas assez de film français chiants pour ça. Tu seras à jamais un Comic Book Guy.

Image
"Quoi ? Un poster The Thing dans la chambre du héros ? Cette série capitalise vilement sur la nostalgie des années 80 auprès d'un public en quête d'œuvres-doudou. D'ailleurs c'est d'autant plus honteux que The Thing a été un échec à l'époque et n'est passé dans aucun cinéma de l'Indiana à moins de 120km de la ville des héros, cette incohérence historique renforçant la superficialité du procédé. Pire. Série. De. Tous. Les. Temps."

Mais rassures-toi, on est plein de comics book guys dans le coin.

Personnellement mon snobisme cinéphile c'est de considérer que je n'ai pas vraiment vu un film tant que je ne l'ai pas vu en salle. C'est pour ça que j'aime les ressorties, les rétrospectives et les festivaux. Tant d'occasions de voir sur grand écran des films que je n'aurais pu voir qu'en vidéo.


Par contre je préviens même si je penses que tu le sait déjà, mais le Rocky Horror Picture Show tu vas avoir envie de te suicider si un mec qui chuchote dans la salle te sort du film. Parce que là c'est la moitié de la salle qui récite le film, à la virgule près, une demi seconde avant que la réplique ne soit prononcée. Et ce avant de se lever pour danser.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Gemini le Dim 24 Sep 2017, 23:02

Il me semble que personne n'en avait parlé :



En même temps, cinq mois pour sortir le dernier épisode alors que la mini-série devait s'étaler sur un an, pas étonnant que certains l'aient oublié :mrgreen: Plus sérieusement, je suis un peu déçu concernant ce final, qui ne résout pas l'intrigue en fil rouge ; je ne doute pas que cela appellera une suite, reste à savoir quand. Karim Debbache essaye plus ou moins de rattacher les wagons en justifiant sa sélection de films - dont deux excellents et sur lesquels il a pourtant quelque chose à raconter, cela doit le changer - même si j'avoue avoir du mal à y trouver un sens ou une logique.

Concernant le métrage dont il est question cette fois, j'avoue que je ne le connaissais absolument pas malgré la présence de Roger Corman à la production ; dont je regrette qu'il ne raconte rien à son sujet, malgré sa passion pour les digressions et la myriade d'anecdotes le concernant. Je ne peux pas dire qu'il donne très envie de le regarder...

Ceci dit, je le rejoins quand il considère que même les mauvaises productions participent à l'histoire du cinéma, puisque je viens d'en regarder un des exemples les plus éloquents : Blood Feast de Herschell Gordon Lewis. Ce film restera comme un des pionniers du gore, une œuvre très graphique et très sanglante (d'autant plus qu'il fut tourné en couleur), avec un tueur à machette qui fera des émules. Pour le remettre dans son contexte, il s'agira du film le plus ancien classé parmi les Video Nasties par les autorités britanniques (c'est dire s'il a dû choquer à sa sortie en 1963), ce que je prends pour un compliment. Il existe clairement un avant et un après Blood Feast. Mais en même temps, le film est très mauvais : le scénario tient sur un post-it et ne sert que de prétexte, les acteurs sont incapables de sortir le moindre dialogue de manière naturelle, les rares décors sentent le toc et les voix des comédiens y résonnent comme pas permis, c'est absolument incroyable d'amateurisme. En un mot comme en cent, Blood Feast n'a que son hémoglobine pour lui. Ce qui ne l'a pas empêché de faire date.

Tetho >> Je connais les séances du Rocky Horror Picture Show de réputation. D'ailleurs, dans mon DVD du film, je peux ajouter l'ambiance sonore d'une salle de cinéma :lol: La seule difficulté, ce sera de trouver une salle le projetant...

Concernant mes commentaires sur Stranger Things, je sais que je suis chiant, mais c'est le genre de détails qui me mettent hors de moi, en tant que spectateur. Une de mes petits spécificités. Cela date de Star Wars VII et Jurassic World : dans un cas comme dans l'autre, j'avais fait l'erreur de revoir les originaux avant la sortie de ces suites, ce qui rend les références encore plus visibles. J'ai vraiment eu l'impression de voir des plagiats comptant sur un effet nostalgique et des clins d’œil pour faire oublier aux spectateurs tous leurs défauts. Et par la même occasion, que les personnes qui avaient fait ces films prenaient à la fois un minimum de risque, et les spectateurs pour des imbéciles. Ce cinéma doudou, c'est le niveau zéro de la création, une bouillie qui exploite ce qui a déjà été fait et n'essaye surtout pas de proposer quoi que ce soit de nouveau qui risquerait de cliver le public. Un non-sens puisqu'il repose sur des œuvres qui, elles, ont marqué leur époque pour ce qu'elles apportaient de nouveau (quand bien même il s'agirait simplement de productions Roger Corman à gros budget).
Cela vaut aussi pour tout ce qui se déroule dans les années 80. Cela ne me dérange pas si c'est pertinent. Quoi que je puisse dire sur It, c'est effectivement justifiée. Mais dans Stranger Things, qu'est-ce que cela apporte, sinon miser sur une nostalgie d'années 80 qui n'ont jamais existé ?
Le poster de The Thing est symptomatique : il ne se trouve là que parce qu'il s'agit d'un film culte sorti à l'époque du récit, et non parce que ce serait judicieux. Si nous devions juger l'époque à laquelle se déroule une histoire aux posters affichés aux murs, ma chambre se trouverait encore dans la seconde moitié des années 90 :lol:

PS : Je paye £5, mais je convertis pour les continentaux :mrgreen: Par contre, j'ai payé £10 pour Batman & Harley Quinn, et pour le coup, c'était une sacrée arnaque !

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Re: Le topic cinéma

Messagede Aer le Lun 25 Sep 2017, 00:21

Chuis tellement content de pas lire de comic books dès fois, vous savez.
Surtout tiré de grosses franchises.
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Re: Le topic cinéma

Messagede Rhyvia le Lun 25 Sep 2017, 00:35

Aer a écrit:Chuis tellement content de pas lire de comic books dès fois, vous savez.
Surtout tiré de grosses franchises.


Tu veux dire, t'es content d'être un weaboo ?

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