Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Zêta Amrith le Sam 25 Nov 2017, 20:00

Ca et aussi le fait que Macross 1982 malgré un dernier tiers mitigé est plutôt bien comme elle est.
Et si ça ne suffisait pas, le film de 1984 l'a complétée sur le plan technique.

Y a pas grand-chose à améliorer mais tout à détruire là-dedans.

C'est le super robot de la fin des années 70 qui gagnerait à être remaké, plus que le real robot des années 80 dont la moyenne qualitative était anormalement élevée. Un Zambot 3 aujourd'hui, maintenant qu'il n'a plus l'obligation de s'adresser aux mômes et de vendre des cartons de jouets, pourrait monter en grade dans la sauvagerie, le désespoir et l'expérimentation brute. Un Daitarn 3 moderne pourrait jouer la carte de l'hyper-érotisme qu'il ne faisait que sous-entendre. Là y a quelque chose. Seulement entre temps, le tue-l'amour de la 3D a rendu l'intégralité du genre robot un peu moribond et viendrait à nouveau casser l'ambiance tel le con qui jette ta tequila dans l'évier en pensant que c'est de l'eau.

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Tetho
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Tetho le Sam 25 Nov 2017, 20:11

A ce niveau là le Shin Gaiking de 2005 était une franche réussite. Ça s'adressait toujours aux kids, mais ça complétait la série d'une progression dans la démesure toute droit issue de G Gundam et GaoGaiGar, en faisant presque un proto-Gurren-Lagann par certains aspects, et une composante aventure toute droit issue de Nadia. La série n'est pas parfaite, loin de là, mais surcoiffe de loin son modèle et est une vraie série familiale dans le sens noble du terme.
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Eltreum
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Eltreum le Sam 25 Nov 2017, 20:47

Macross : pas besoin de le réactualiser entièrement, excepté au niveau technologique (comme les gadgets SF du film). Le triangle amoureux des 80's est toujours naïf, les chansons restent celle de la voix de Mari Iijima d'avant (ouais je demande trop là mais bon) et on suit surtout la série tv en empruntant quelques bonnes idées du film (pas encore lu le manga The First par contre). Frontier/Delta poubelle. Même si c'est loin d'être beau, il y a la version pachinko 2012. Cette excellente série n'a pour moi pas vieilli, malgré que les visages sont ok la moitié du temps (on a en plus un quart de "moche" et un quart de "beau"). Mais quand je dis à un gars "regarde la 1ère série de Macross", le gars voit 1982 et 39 épisodes puis abandonne (sans oublier le truc appelé Robotech). Le film étant résumé, c'est magnifique comme la chanson mais la série tv vaut par sa longue histoire mise en place. C'est dommage, quand on sait qu'on aurait pu avoir un film live US dans les 90's si Harmony Gold n'avaient pas bloqués les droits.

Ideon : il suffit de pas prendre un fan (de Tomino, pour Ideon il pourrait juste faire tenter de "bien faire"), un réa qui peut donner sa version. Parce qu'ici ce n'est pas une série facile à regarder alors la plupart se contentent des 2 films. Puis l'astuce, c'est de justement reprendre que les idées de bases (robot "divin", le combat destructeur entre 2 civilisations...) pour faire quelque chose qui s'éloigne de Tomino.

Layzner : en effet. Je pensais à la confrontation actuelle (et aussi idiote qu'inutile car c'est la Guerre Froide 2.0) des USA (dont l'Europe également) qui font tout un foin avec la Russie. Avec la Chine qui attends (réellement) son heure.

Zambot 3 : "pourrait monter en grade dans la sauvagerie, le désespoir et l'expérimentation brute", ce serait super et idéal mais comme on dit "on est en 2017, quoi". La sauvagerie c'est trop sauvage, le désespoir n'aurait pas de réelle tension et l’expérimentation brute c'est presque mort avec les OVA (c'est devenu le temps des OAD et ONA).
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Tetho le Sam 25 Nov 2017, 20:59

Macross > Le problème de ce que tu décrits c'est que c'est juste Macross refait avec un trait plus moderne. Ce qui a peu d'intérêt à part pour séduire la poignée de couillons qui refusera d'essayer la série de 82 "parce que c'est moche". Mais en soit ça sera un gâchis de temps, de talents et d'argent qui, comme le dit Amrith, a plus de chance d'être moins bon que l'original. (ça risque d'ailleurs d'être tout le problème du Shin GinEiDen d'I.G.)
Tu veux peut-être jeter un coup d'oeil au manga Macross The First de Mikimoto qui reste le même récit mais arrange un peu les choses à gauche et à droite et modernise un peu la chose en intégrant la technologie de 2009 au récit (on a des téléphones portables et des tablettes par exemple).


Ideon > La série est vraiment intimement liée à son créateur, c'est peut-être la plus tominéenne de toutes les séries Tomino. Celles où les idées les plus brillantes partagent l'écran avec des absurdité d'écritures sans non, celle où la structure ultra-répétitive fini par anesthésier la force et l'essence même d'un récit jusqu'au-boutiste qui se terminera en queue de poisson.
Je préférerais à un remake d'Ideon voir un staff plus jeune faire leur Ideon à eux, avec leurs idées, leur vision du monde et de l'animation et surtout leur jusqu'au-boutisme. Mais en soit ce genre de série aujourd'hui émergera plus d'un Madoka Magica que d'un robot anime.
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Rhyvia le Sam 25 Nov 2017, 21:26

ce serait super et idéal mais comme on dit "on est en 2017, quoi". La sauvagerie c'est trop sauvage, le désespoir n'aurait pas de réelle tension







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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Zêta Amrith le Sam 25 Nov 2017, 21:28

Tetho a écrit:A ce niveau là le Shin Gaiking de 2005 était une franche réussite.

Ouais, c'était un bon mix de Nadia et de GaoGaiGar avec des combats plus sérieux que le chara-design ne laissait l'imaginer. Mais dans l'idée, pas vraiment l'exécution mais l'idée, un Kotetsushin Jeeg gardera ma préférence. C'est ce type de super robots là que j'aimerais bien revoir au format 25 épisodes.

La question des remakes... on ferait mieux surtout de redécouvrir le sens de ce qu'est un réalisateur.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Eltreum le Sam 25 Nov 2017, 21:35

Je ne veux pas franchement de remakes ni apprécie les remakes. L'original restant naturellement, le meilleur, peu importe son âge. Ils sont rares ceux qui sont réussis.

Le gâchis de temps, de talents et d'argents. Malheureusement, on le voit chaque années pour des "anime de commandes", "de niches", "de tirer la franchise jusqu'au bout"...etc

Mais je remarque que beaucoup ne peuvent pas voir un anime (même un des années 90, excepté si nostalgique, c'est dire) aussi facilement qu'il regarde pleins de séries de 2000 à 2017. C'est plus pour l'aspect : redécouverte. Nous boufferons une année ou l'autre du remake (dont 2 que j'ai cités ici), alors autant qu'ils soient bon (sans ce faire des illusions).

GinEiDen : une série live US (avec staff et moyens) sinon rien :lol:

Ideon : "structure ultra-répétitive", il faut avouer que ça donne de drôles de sentiments toutes ces attaques qui rendent dingues aussi bien les persos ("piégés" et fuyant avec Ideon) que les spectateurs.

Madoka : même si j'apprécie l'univers. De la tension avec des persos si creux, really? Enfin, ça reste "dark" comme ils disent.

Shingeki no Kyojin : bon là, c'est une heureuse exception de sauvageries (bien que pas si gore que ça). Mais la tension entre un Eren qui peut "spoils" et Mikasa ultra badass...

Inuyashiki : je connais pas encore mais ça viendra.
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Rhyvia le Sam 25 Nov 2017, 21:46

Pinaillages.

Aucun maillon de l'animation japonaise n'ira rechigner à faire mourir des gamins à l'écran en 2017. IBO avait fait scandale à cause de l'heure à laquelle la série été diffusée, et n'avait finalement rien à foutre à faire mourir des gamins à l'écran.
C'est pour ça que le late anime existe, et c'est pas vraiment la retenue qui l'étouffe.

Si Madoka n'est pas une série qui met suffisamment le désespoir en scène pour toi, tous les remakes de robots géants des années 80 n'y pourront absolument rien non plus.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Eltreum le Sam 25 Nov 2017, 22:07

Désespoir est pas juste simplement de la tension. Comment veux-tu et peux-tu éprouver de la tension avec de tels personnages ? (dont tu ne connais presque rien si ce n'est qu'une personnalité superficielle). Comment tu peux parler de sauvageries en anime quand rien n'est détaillé "morceaux par morceaux" (on s'attarde sur l'horreur de l'action avec des membres qui volent et du sang, basta). Petit rappel, l'important n'est pas l'action de "comment on tue" mais "comment s'est montré" et si on a un minimum de dose psychologique et de background derrière c'est encore mieux.

Le désespoir, c'est aussi de la mise en scène, une ambiance, tout un long et lent processus pour arrivé à un final réussi par justement tout ce qui a derrière. Madoka joue les cartes "facilités" et "gratuit" et certains l’appellent même "l'Evangelion des magical girls" donc bon...
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Tetho le Sam 25 Nov 2017, 22:11

Les remakes sont comme les respirations de l'industrie cinématographiques. Les mythes sont faits pour être réinterprétés, il en va de même avec les mythes modernes. La question c'est ce qu'on fait avec. L'existence d'un remake en soit n'invalide pas l'original, et inversement. On peut le faire pour raconter une autre histoire (Hagaren), aller plus loin et redynamiser l'œuvre (Hunter x Hunter), parce que le contexte culturel à changé (Yamato), parce que le créateur a changé (Evangelion), parce que les adaptations précédentes n'étaient pas à la hauteur (Tetsuwan Atom).
Je tends à préférer les créations originales aux adaptations, aux suites et aux remakes, parce qu'elles ont plus de chances d'ouvrir le champ des possibles, mais ces derniers en ont aussi le potentiel entre de bonnes mains. Par exemple en ce moment les pubs Nissin m'ont vraiment donné envie de voir un remake moderne et plus tranche de vie de Majo no Takkyûbin


Pour Ideon la structure de quasi formula show avec une attaque du Buff Clan par semaine fini par créer une routine qui nuis à la série. Je me souviens encore de cet épisode où le Solo Ship est attaqué par un membre du Buff Clan qui a passé les scènes d'avant l'attaque à regarder la photo de sa fille et dire que la guerre c'est pas pour lui et qu'une fois cette mission terminée il rentre sur leur planète pour de bon. !ou bien celui où le copilote de l'Ideon du moment dit qu'une fois cette bataille fini il déclarera sa flamme à l'infirmière. Comment ressentir la moindre tension quand la série enfile tant de clichés à la fois.
Et c'est dommage parce que à coté la série a de vraies bonnes idées, notamment tout ce qui touche aux parents de Bess ou Karara.

Eltreum a écrit:Le désespoir, c'est aussi de la mise en scène, une ambiance, tout un long et lent processus pour arrivé à un final réussi par justement tout ce qui a derrière. Madoka joue les cartes "facilités" et "gratuit"

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Sérieusement il te faut quoi de plus ?
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Eltreum le Sam 25 Nov 2017, 22:17

Tetho ça s'appelle un décor, du paysage :01:
Edit : évidemment que le final est réussi, qui a nié si ce n'est que c'est apporté par Sainte Madoka.

Je ne dis pas qu'il y a rien d'apocalypse et de "grandiloquent" dans Madoka, je dis simplement que bon si tu arrives à éprouver des sentiments pour des coquilles vides en même pas 26 épisodes, eh bien tant pis :mrgreen:

PS : pour Ideon, c'est pas de la tension (vu que ça arrive tout le temps), c'est autre chose "drôles de sentiments".
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Tetho le Sam 25 Nov 2017, 22:24

Eltreum a écrit:Tetho ça s'appelle un décor, du paysage :01:

Ça s'appelle
[Montrer] Spoiler
"l'héroïne est tuée par sa meilleure amie qui avait jurée de la protéger"
C'est littéralement le tournant émotionnel de la série. Celui où les 9 épisodes précédents changent de sens.
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Chnap le Sam 25 Nov 2017, 22:28

Eltreum a écrit:Comment veux-tu et peux-tu éprouver de la tension avec de tels personnages ? (dont tu ne connais presque rien si ce n'est qu'une personnalité superficielle).


Etant donné le statut presqu'enfantin des personnages il me parait cohérent de ne pas y voir de background particulier. Considérant les protagonistes ainsi il est normal de débuter avec des "coquilles vides" pour ensuite les voir grandir, leur personnalité avec, à l'image de leur passage à l'adolescence.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Zêta Amrith le Sam 25 Nov 2017, 22:33

La tension de Puella Magi (et d'Ideon aussi) se confondant avec la déprime générale et permanente de la série, on ne sait plus trop si c'est vraiment de la tension ou du spleen poussé à son terme.

Le combat contre Ramiel dans Evangelion 1.11, ça c'est du vrai tout pour le tout.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Rhyvia le Sam 25 Nov 2017, 22:46

Et dire que j'ai choisis Madoka juste pour pas qu'on vienne me prendre la tête avec des "nianiania, mais ça c'est nul, et je l'ai même pas vu, ça compte pas". Le sujet de base, c'est de faire un remake d'un truc de super robot de Yoshiyuki Tomino, hein. Et je vois pas en quoi ça mettrait plus l'animation à genoux japonaise que ce qu'elle fait déjà cette saison même.

Tomino c'est pas vraiment le fin fleuron de la dramaturgie et de la psychologie humaine, si Okada peut faire IBO littéralement n'importe qui peut faire Zambot 3 en plus sérieux en 2017 sans que ça pose de problème.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Eltreum le Sam 25 Nov 2017, 22:49

J'aurais du faire un nouveau paragraphe de la dernière phrase de mon avant dernier message. Je parlais du désespoir en général. Mon 1er message sur Madoka ne parlait que de tension. My bad!

Donc pour le désespoir c'est l'idée même de l’existence des "Puella Magi", concrétiser par le final. Là nous serons tous d'accord.
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Zêta Amrith le Sam 25 Nov 2017, 22:53

On ne rappellera jamais assez à quel point Zambot 3 et Daitarn 3 sont en fait les "meilleures" séries TV de Tomino, en ça qu'elles sont les seules à pouvoir endosser son écriture nawakesque sans être pénalisées par le décalage entre ambition et exécution. Elles auraient pu être très fortes confiées à un réalisateur ayant un peu de rigueur, mais leur dimension formula-show les a déjà en partie protégées de Tomino.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Tetho le Sam 25 Nov 2017, 22:58

Tu peux ajouter King Gainer, qui accepte à bras ouvert le loltomino pour donner une série des plus divertissante, et Retourne un Gundam, qui bien qu'ayant 25 épisodes de trop arrive à faire passer un Gundam qui transporte du bétail ou fait la lessive pour de la poésie.
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Zêta Amrith le Sam 25 Nov 2017, 23:02

King Gainer en faisant un effort.
Mais Turn A pour moi ce sera non. Never again. Contrairement à Xabungle c'est du nawak au service de l'ennui, pas même du fun, et en plus ça a des prétentions "diplomatiques". Je comprends que l'intention puisse séduire, mais y a vraiment rien d'autre que le lointain écho d'une vélleité.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Eltreum le Sam 25 Nov 2017, 23:12

Dans Aoi Honoo, nous avons un dialogue savoureux en 1981 entre Anno et Okada sur lui.

Anno (parlant de ceux qui l'aideront pour Daicon III) : il faut qu'ils aient des bases.
Okada : oui, ils en ont bien sûr.
Anno : ont-ils vu tout Ideon ?
Okada : pas Gundam ?
Anno : oui aussi, mais si nous parlons de "monsieur" Tomino, Ideon.
J'ai apporté des vidéos de l'intégrale de la série. Vous avez un projecteur ? :mrgreen:
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede VpV le Dim 26 Nov 2017, 12:14

Bizarrement, malgré son titre, Turn A reste quand même du pain béni pour qui s'intéresse un peu à Tomino et à la saga Gundam.

Je l'ai un peu vue comme la série qui déterre pêle-mêle des reliques sciemment enterrées par son auteur. Tu les fais ressurgir comme à la parade (un Gallop par-ci, un Zaku par-là) dans une gigantesque fête du slip. Ça fait plaisir aux fans, c'est une sorte d'exutoire pour le créateur. T'oublies pas non plus de caser un lexique révélateur de ce que tu penses de Gundam (Dark History, tabou, truc interdit, bidule maudit, etc). On pourrait dire qu'on est à mi-chemin entre le sabordage et le baroud d'honneur.

Pour le novice, qui ne verrait que ça de Gundam, ce serait peut-être de la série de robots pittoresque qui mélange les genres (comédie, tragédie, etc.)

Tout ça pour dire que l'exercice ne m'a pas paru si raté que ça, malgré sa longueur.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Zêta Amrith le Dim 26 Nov 2017, 13:12

La série a pour elle sa singularité.
Mais c'est inhumer les robots, plutôt que de les exhumer, qui aurait eu ce pouvoir cathartique.

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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Aer le Jeu 30 Nov 2017, 20:46

Deuxième tour sur le sakugablog de la semaine pour parler de Yokoya Kenta, un animateur moderne de robots.
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Aer le Mer 17 Jan 2018, 12:04



Dernière vidéo promo en date du jeu Heroes of the Storm (un jeu Blizzard (dont j'osef sévère)).
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Re: Ils sont beaux, ils sont grands, ce sont les robots géants !

Messagede Deluxe le Dim 21 Jan 2018, 08:32

NEORANGA (1998)

Dans le vaste grenier de l’animation japonaise, certaines babioles semblent plus précieuses qu’elles en ont l’air, et ne révèlent leur véritable valeur qu’une fois dûment dépoussiérées. Le sujet du jour est Neoranga, série du studio Pierrot qui depuis vingt ans a réalisé le score extraordinaire de six spectateurs en comptant moi-même, le gars qui a fait les sous-titres anglais et un mec qui a laissé tombé à la moitié.

La première chose à faire lorsque l’on aborde un anime que personne n’a vu c’est de poser le contexte. Neoranga est une série télé de 1998, une année particulièrement importante dans l’histoire de l’animation. C’est à ce moment-là que l’industrie intègre le bouleversement provoqué par la diffusion de Neon Genesis Evangelion quelques années plus tôt, et que les studios s’éloignent de leur business habituel des feuilletons pour gosses afin de proposer des séries plus matures, mieux produites, à destination d’un public adulte et international. C’est l’année de Cowboy Bebop, Serial Experiments Lain, Card Captor Sakura, Trigun, Kare Kano, Gasaraki… Un cortège de séries cultes en face desquelles Neoranga n’avait strictement aucune chance. L’autre point important, c’est que Neoranga a été écrit par Shô Aikawa, un scénariste assez connu dont vous avez peut-être déjà entendu parler. On reviendra à lui plus tard, mais sa présence est essentielle pour comprendre ce qu’est exactement Neoranga et pourquoi cette série a été à ce point oubliée.

Neoranga suit l’histoire des sœurs Shimabara, trois filles qui vivent seules dans une baraque sur les hauteurs du quartier de Musashino à l’ouest de Tokyo. L’aînée Minami est la responsable de la maison et bosse jour et nuit pour sustenter la famille. La deuxième, Ushio, est en dernière année de collège et a un caractère de garçon manqué. La cadette Yuuhi est quant à elle une sorte d’enfant surdouée et dispose d’une bourse pour fréquenter une école privée de bourgeois. Leur quotidien banal est bouleversé lorsqu’elles reçoivent la visite de Joel, un gamin qui prétend être le fils de Masaru, le grand frère de la famille qui a quitté la maison il y a bien des années. Les sœurs Shimabara suivent Joel sur l’île de Baro dont il est originaire et découvrent un incroyable secret ; Masaru a effectivement épousé une femme de Baro et est devenu roi de l’île. A ce titre il a réveillé Neo Ranga, le dieu de l’île, qui s’incarne dans un golem géant de plus de trente mètres de haut. Sauf que Masaru est depuis décédé et qu’il a transmis son titre de roi à ses sœurs au Japon. C’est ainsi que Ranga traverse l’océan pour rejoindre son souverain, provoquant l’arrivée du kaiju en plein Tokyo…

S’en suit alors une séquence initiale de combat assez classique et fortement calquée sur Godzilla, qui est l’inspiration majeure de l’anime. Mais cela ne dure par longtemps. En effet, Ranga s’installe à Musashino et sa seule présence suffit à chambouler la vie des habitants du quartier. Certains voient en Ranga une menace, d’autres une opportunité. Les sœurs Shimabara elles-mêmes ont des vues différentes sur la manière d’utiliser sa puissance. Il ne faut pas non plus attendre pour voir le gouvernement japonais, l’armée, les yakuzas, les États-Unis et diverses sociétés secrètes tenter de prendre le contrôle de Ranga pour servir leurs propres intérêts dans un ouragan de complots et de machinations de 48 épisodes.

Si vous démarrez Neoranga en espérant voir des combats épiques entre kaijus, vous serez lourdement déçus parce que ce n’est pas du tout ce que propose la série. Ce qui intéresse le scénariste Shô Aikawa ce n’est de pas de raconter une histoire de monstres géants, mais de dépeindre la société japonaise de la fin des années 90. La présence d’un monstre géant à Tokyo sert de catalyseur pour aborder tout un tas de sujets tels que l’éclatement de la bulle économique, la perversité des médias, les groupuscules d’extrême-droite, la révision des traités militaires américano-japonais… Des sujets sociaux et politiques qui rappellent la démarche d’une récente série de Shô Aikawa, Concrete Revolutio, qui elle aussi avait l’ambition de parler politique avec des super-héros et des magical-girls ; et qui elle aussi s’est complétement foirée auprès du public qui ne comprenait tout simplement pas ce qu’elle cherchait à raconter.

De même si vous pensez que Neoranga est un anime austère et difficile à la manière d’un Gasaraki, vous serez là encore loin de la vérité. Malgré ses sujets sociaux et politiques, la série ne se prend absolument pas au sérieux et n’hésite pas à se moquer de son propre concept avec par exemple un épisode où Ranga se déguise en Santa Claus pour s’opposer au gouvernement japonais qui a fait passer une loi qui interdit aux gens de fêter Noël parce que c’est une fête capitaliste (???). La série montre également une fascination pour les nichons et les blagues de cul en général, n’hésitant jamais à montrer ses héroïnes dans le plus simple appareil pour le service du spectateur. Pas de quoi se scandaliser mais là encore ce décalage entre les sujets traités et le ton utilisé fait de Neoranga une série étrange à regarder, comme si l'anime n'assumait pas ses sujets adultes et cherchait constamment à faire retomber la tension de peur de paraître intellectualisante.

Un dernier élément crucial concernant Neoranga est le format de la série ; 48 épisodes de quinze minutes chacun. Depuis la nuit des temps on est habitué à ce que les épisodes de séries animées durent vingt-quatre minutes, c’est comme ça depuis toujours. Mais Neoranga ne fait rien comme tout le monde et propose ce format bizarre de quinze minutes qui a une incidence énorme sur la narration. Puisque les épisodes sont plus courts, le rythme de la série est accéléré et les scènes s’enchainent plus vite que d’habitude. Le script a tendance à changer de sujet très rapidement et à ne jamais s’appesantir sur de l’exposition, ce qui rend l’intrigue assez ardue à suivre. Les personnages sont les principales victimes de ce rythme effréné, leurs réactions sont souvent excessives et incohérentes car le script n’a pas le temps de les caractériser correctement. C’est particulièrement vrai pour les personnages secondaires, dont les motivations sont très vagues et qui semblent changer de camp à peu près à chaque épisode.

Puisque l’on parle d’intrigue, celle-ci est tout à fait passionnante à suivre durant la première moitié de l’anime, lorsque l’on voit comment la présence de Ranga rend la vie des sœurs Shimabara de plus en plus compliquée jusqu’à les forcer à quitter leur vie d’insouciance. A partir de la seconde moitié les choses sont moins enthousiasmantes, la série a épuisé ses meilleures idées et est obligée d’en revenir à des formules éculées du genre monstre-de-la-semaine. Durant les dix derniers épisodes, l’anime change une nouvelle fois de registre pour devenir un énième plagiat de Evangelion, avec ce que cela implique de plot-twists et autres retournements de situation qui interviennent néanmoins trop tard et de manière trop précipitée pour sauver la série du naufrage ; et le scénario de se terminer sur un cliffhanger qui ne résout rien, un comble après cinquante épisodes.

Au niveau visuel il n’y a pas beaucoup à dire, on est dans la moyenne de l’époque ce qui est déjà bien vu à quel point la fin des années 90 constitue le sommet artistique et esthétique de l’animation japonaise, de mon point de vue tout du moins. Certes Neoranga se situe à des années-lumière de la qualité des meilleurs animes sortis en 98, mais la série fait preuve d’une remarquable constance compte tenu du nombre d’épisodes et profite d’une mise en scène variée qui fait que l’anime n’est jamais ennuyeux à regarder. Mention spéciale pour les épisodes 41 et 42, dont le style d’animation rompt brutalement avec le reste de la série pour se rapprocher d’un genre réaliste très agréable à l’œil. Malgré mes recherches je ne suis pas parvenu à retrouver exactement qui était responsable de ces épisodes en particulier, mais le style me fait penser à du Mitsuo Iso ou quelque chose comme ça.

Neoranga est une série surprenante et qui a des choses intéressantes à dire, mais qui est exécutée de manière trop indisciplinée et excentrique pour accomplir son ambition. J’ai eu du plaisir à suivre cet anime, dont certains segments sont de franches réussites, mais les incessantes ruptures de ton et le dernier quart complètement à l’ouest ont eu raison de ma sympathie. Il est donc tout à fait justifié que Neoranga soit passé inaperçu, preuve s’il en faut encore que la postérité est le meilleur filtre qui soit pour distinguer les animes qui comptent, et les autres.

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