On est arrivé à la moitié d'Ikoku Nikki, une série jusque-là impeccable. Les femmes sont au centre du récit mais, pour une fois, elles ne sont jamais réifiées. Elles s'imposent simplement en tant qu'êtres humains, de manière réaliste et authentique. Je trouve les nuances psychologiques des personnages (Makio en particulier) admirables, ainsi que cet art du non-dit qui suggère délicatement, sans imposer l'interprétation. C'est une série subtile et mature qui fait beaucoup de bien au secteur, à encourager au moins pour la diversité. Heureusement, elle a du succès en Occident et est très bien notée sur MAL.
Vu aussi le film (ou plutôt l'ONA) Cosmic Princess Kaguya, une réinterprétation pop contemporaine, hybride et franchement détonante du Taketori Monogatari. Ce film a été un gros succès en Asie de l'Est d'après les classements Netflix. Le public occidental semble avoir été moins réceptif, sans doute à cause du décalage culturel. C'est un film exubérant qui n'est pas calibré pour me plaire, mais qui en dit long sur notre époque et sutout sur les générations qui arrivent. Un bel objet à étudier, et quelle réalisation !