Madhouse, ils sont sur Frieren; P.A. Works, leur dernière sortie devait être l'adaptation de Sakuna: Of Rice and Ruin (du moins, c'est la dernière fois que j'ai vu leur nom sur un générique); J.C Staff a fait quatre animes cette année, dont trois sur la fin d'année (Magilumiere Co. Ltd.,The Do-Over Damsel Conquers the Dragon Emperor,Demon Lord 2099); Bones est sur MHA comme a son habitude; et Prod I.G. sur Kaiju n°8 et Terminator Zéro... Bref, ils semblent tous bien occupés...
Niveau studio connu. Bones avait sorti cette année, TP Bon ( par le papa de doraemon ) réalisé par Masahiro ANDO et ils ont ouvert une nouvelle structure nommée "Bones film" dont le premier anime sera encore affilié à My hero academia. Ils vont sortir un shonen; Gachiakuta. Prod ig ont sorti en 2024, kaiju8, Terminator zero et kinnikuman. ( + seigneur des anneaux ) The answer studio vont sortir en 2025, Anne aux pignons verts . Satelight sortent en Janvier; Ubel blatt. Wit studio va sortir du remake comme One Piece et Yaiba. Science saru ont été productifs dernièrement. TMS vont sortir en janvier Sakamoto days et dr stone. Sunrise, on aura le gundam en collaboration avec studio Khara.
Après oui, il y a des anciennes licences connues comme jigoku sensei nube qui vont sortir en 2025 mais chez un studio moins connu.
Il y a des projets pour 2025 comme cocoon ( studio Sasayuri par une ex de Ghibli Hitomi Tateno) dont j'attends de voir un premier teaser...
Aura Battler Dunbine : Comme le Chauve a été particulièrement prolifique, je continue de découvrir son travail. Cette fois, avec un de ses classiques, et un exemple de voyage dans un monde parallèle. Suite à un accident, Shô Zama se réveille dans un monde étrange, médiéval et fantastique, bien loin de son Japon natal, mais où les individus comme lui - venus de la Terre - sont amenés à combattre à bord de robots géants, les Aura Battlers. Bien vite, il doit choisir entre les différents camps se disputant sa force.
Si j'ai apprécié la série dans son ensemble, il m'aura fallu du temps pour en arriver au bout, la faute à certains soucis dans la narration. Les affrontements, nombreux, s'avèrent parfois confus en raison des diverses forces en présence. La série bénéficie d'une durée plus que convenable - 49 épisodes lui permettant de développer son histoire et ses protagonistes sur le temps long, un luxe difficilement imaginable pour un anime original de nos jours - mais elle a parfois tendance à retarder l'inévitable - cela deviendrait presque un gag de voir chaque ennemi important s'enfuir à chaque fois que son robot est détruit, juste car le scénario en a encore besoin pour plus tard - pour ensuite se livrer à une fin typique de Yoshiyuki Tomino (avec un niveau de violence graphique pouvant rappeler la fin de The Ideon).
Aura Battler Dunbine bénéficie d'un meilleur soin apporté à l'animation que ce que nous pouvions trouver dans d'autres séries Sunrise dans les années 1980 (presque le jour et la nuit comparé à Combat Mecha Xabungle). Globalement, le studio s'emploie à proposer un univers bien différent de ses précédentes séries de robots géants, puisque s'inspirant du médiéval fantastique ; et de ce point de vue, il s'agit d'une jolie réussite, avec de la magie et un bestiaire fantastique dont nous retiendrons en particulier les Mi Ferario, les fées locales. Le choix de Yutaka Izubuchi au mecha design va probablement dans ce sens, pour proposer une approche différente de celle des séries Gundam, avec des machines lorgnant du côté des insectes. Et le principe du monde parallèle n'est pas juste une astuce pour changer d'identité visuelle, il s'agit d'un élément crucial de l'intrigue, jusqu'à un retournement aussi radical qu'inattendu dans la seconde moitié. Cela relance complètement la série.
Il s'agit d'un pur produit estampillé Yoshiyuki Tomino (bien plus que Combat Mecha Xabungle pour le coup), avec ses qualités comme ses défauts. La narration est parfois nébuleuse, avec des personnages condamnés à avoir des sautes d'humeur influençant grandement le scénario, sans qu'il soit toujours possible de comprendre leurs motivations... Comme nous pouvions nous en douter, la fin est ultra-violente - mais paradoxalement assez touchante - même si plusieurs protagonistes auront particulièrement soufferts au cours de l'intrigue, en particulier en raison de leurs relations avec leurs parents. Et il y a beaucoup de dommages collatéraux. Au moins, nous ne pouvons pas dire que le réalisateur ait une vision Bisounours de la guerre et de ses conséquences (sans pour autant que cela paraisse spécialement gratuit).
Parmi les points faibles de l'écriture, j'ai déjà mentionné que si certains antagonistes doivent perdre une bataille de temps à autre pour montrer les progrès et les qualités des personnages principaux, ils survivront toujours tant qu'ils sont utiles à l'histoire. Et la réalisation insiste bien sur le fait qu'ils survivent, pour ne laisser aucune ambiguïté. Par contre, si leur nom apparaît dans le titre d'un épisode, il ne faut pas donner trop cher de leur peau. Shô Zama est un personnage peu profond, pas vraiment idéaliste mais prêt à en découdre, mémorable surtout à travers son duo avec Marvel, une autre combattante terrienne. Leur relation fonctionne car ils n'ont pas vraiment besoin de mettre des mots sur ce qu'ils ressentent l'un pour l'autre. Quant à elle, elle participe activement à l'action, et n'a pas systématiquement besoin d'être sauvée. A part ça, je retiendrai surtout Cham Huau, la mascotte et élément comique - parfois exaspérante - de la série. Ah, et il y a deux princesses combattantes pour le prix d'une, plus une troisième, fille du principal antagoniste mais évidemment du côté des héros.
Pour qui apprécie les séries de mecha des années 1980 - à moins d'être complément allergiques aux outrances de Yoshiyuli Tomino - Aura Battler Dunbine compte parmi les passages obligés. Elle possède les défauts inhérents au style du réalisateur, mais essaye de renouveler le genre en prenant comme toile de fond un univers alors atypique - univers comptant parmi les points forts de la série - et évolue d'une manière inattendue.
Les miasmes de l'anirobot : des "combats de robots" situés dans le metaverse. Mais pourquoi tiennent-ils autant à tout gâcher avant même la première minute du premier épisode ?
C'est comme ces anime qui se passent à l'intérieur d'un MMORPG, en fait. Tu es sensé te sentir impliqué pour une fiction dans laquelle les personnages regardent une fiction.
Ca n'a aucun intérêt mais ça dit certainement des choses de l'époque lorsqu'avant tu rêvais de piloter Goldorak, et que maintenant tu rêves d'être le gars qui contrôle le gars qui pilote Goldorak sur sa PS4.
Ca m'impressionne pas, j'ai vu Corbier dans un bateau pour la Corse au milieu des années 90. Je lui ai dit "Vous êtes Corbier", il a dit "Oui" et ainsi s'acheva cette belle rencontre. Il y avait une armoire à glace au regard meurtrier attablée avec lui, le seul à ne rien boire, son garde du corps j'ai présumé.
Zêta Amrith a écrit:Il y avait une armoire à glace au regard meurtrier attablée avec lui, le seul à ne rien boire, son garde du corps j'ai présumé.
Quel métier terrible quand même. Je comprends le regard meurtrier.
Zêta Amrith a écrit:ça dit certainement des choses de l'époque lorsqu'avant tu rêvais de piloter Goldorak, et que maintenant tu rêves d'être le gars qui contrôle le gars qui pilote Goldorak sur sa PS4.
C'est vrai que, aujourd'hui, on regarde souvent de la fiction qui s'auto-contemple, y compris dans de très bonnes séries comme Pantheon. C'est la grande mise en abyme de notre époque où l'on a refourgué nos responsabilités aux algorithmes. Je me mate Giant Gorg en ce moment et il faut avouer que ça tire une larme de se rappeler ce temps où tout semblait plus simple, direct et immédiat.
Kadokawa a annoncé la publication en light novel du web novel Reincarnated as a Giant-Mech〈LAYDAS〉 par le scénariste de Full Metal Panic, le chara designer de Sword Art Online, et le mecha designer de diverses séries.
Ou l'implosion d'Amrith. On attendra aussi Il est impossible que ma petite soeur, réincarnée en robot géant, soit aussi mignonne. Sans doute le futur 8654ème impact d'une animation japonaise, qui, rappelons-le, vit un âge d'or sans précédent.
Je sais qu'il existe un thread Patlabor mais bon je préfère remonter la colonne des miscellanées.
Neuf années après qu'il a été annoncé en grande pompe, Patlabor EZY se lance. Il prendra la forme d'une mini-série de huit épisodes, qui seront diffusés sur grand écran de mai 2026 à mars 2027. L'histoire se déroule dans la décennie 2030, où les robots IA autonomes ont remplacé la plupart des pilotes de Labors.
Complètement passé sous les radars cet anime fût. Et pourtant, son pitch parle de quelque chose.
Tetsuo, a shy boy, and his giant robot Yukio fight against monsters that threaten Earth from outer space. After the final battle, Tetsuo returns to Earth, only to find it covered in snow and ice. Tetsuo resolves to overcome his shyness and save what remains of humanity.
Réalisation : Munehisa Sakai (Sailor Moon Crystal, Suite Precure, Zombieland Saga) Scripts : Shigeru Murakoshi (Ninja Kamui, Seven Deadly Sins, Zombieland Saga) Chara-design/Directeur d'animation : Toshiya Kono (SAO, Chainsaw Man, Arslan TV) Production de l'animation : Studio Kai
Bon, c'est sur que c'est pas le retour de Giant Gorg, mais y'a un feeling sympatoche avec le robro du héros. Ah ui, ça démarre en avril.
La flamme s'est éteinte pour qu'on soit passé à côté de l'annonce de cette série. A noter que Hideaki Anno a dit du bien des débuts du manga.
Est-ce que le petit robot au design comique qu'on aperçoit dans le trailer et le robot géant sont la même entité ? Auquel cas ça rappelle aussi un peu ce que faisait l'anime Super Robot Galatt.
Aer a écrit:Bon, c'est sur que c'est pas le retour de Giant Gorg
C'est un classique méconnu, celui-là. Je l'ai pas dans le sang comme vous, mais j'ai quand même savouré ce Giant Gorg. J'avais envie d'une série représentative des années 80, c'était difficile de mieux tomber. C'était l'époque des grands récits, ça avait encore du sens de sauver le monde. Aujourd'hui, on ne sait même plus ce que c'est, le monde. Tout nous échappe, sens et réalité compris.
Giant Gorg, c'était profondément naïf et authentique. C'est aussi révélateur de l'infrastructure de l'époque, centrée sur l'économie du jouet, le marché physique. La série respire un idéalisme conquérant et joyeux où les machines étaient encore nos alliées. On pouvait tout consommer sans crainte, l'humanité triomphait. Plus dure sera la chute.
Zêta Amrith a écrit:La flamme s'est éteinte pour qu'on soit passé à côté de l'annonce de cette série.
La plupart ici, j'imagine, n'ont plus le temps d'écrire des analyses ou de débattre sur des séries japonaises. Boulot, responsabilités familiales, changement d'intérêt, fatigue... Les plus jeunes, eux, se sont dispersés dans des communautés fragmentées sur X ou Discord, ou ils écrivent en anglais. Du moins c'est ma conclusion. Dans tous les cas, c'est la langue française qui trinque.
Vu qu'on trouve toujours le temps de récrire des pavés au sujet de vieux anime dont la diffusion a stoppé il y a vingt-cinq, trente ou quarante ans, mais pas celui pour écrire deux lignes à propos d'un anime en cours, je dirais que la cause première est plutôt à chercher d'une, dans la qualité très discutable des productions, qui n'appelle pas de commentaire, de deux, dans la signification qu'on donne désormais à l'animation japonaise à présent qu'elle est rentrée dans les moeurs de consommation.
GregN8 a écrit:La plupart ici, j'imagine, n'ont plus le temps d'écrire des analyses ou de débattre sur des séries japonaises. Boulot, responsabilités familiales, changement d'intérêt, fatigue... Les plus jeunes, eux, se sont dispersés dans des communautés fragmentées sur X ou Discord, ou ils écrivent en anglais. Du moins c'est ma conclusion. Dans tous les cas, c'est la langue française qui trinque.
Oui le manque de temps, il y a de cela incontestablement.
Mais bon, et même en allant un peu dans le sens de Zêta, ma critique la plus longue que j'ai écrite ces trois dernières années, cela a été sur la série animée originale de Space Adventure Cobra par le tandem magique Osamu Dezaki/Akio Sugino (et Yoshio Takeuchi en tant que co-réalisateur) pour mon blog. Néanmoins, dès que je peux, je prends toujours le temps de parler d'animés récents qui m'ont plu... et d'autres qui m'ont moins plu.
J'avais fait un petit pavé sur la saison 2 de Dan Da Dan sur le forum de Animeland où je fis part de mon enthousiasme au sujet de celle-ci, alors qu'à contrario, j'avais poussé un petit coup de gueule contre la saison 3 de One Punch Man. J'avais fait aussi des critiques fleuves et élogieuses sur le remake de Kenshin le Vagabond sur le forum de AL.
Par contre, contrairement à beaucoup de jeunes, je ne m'inscrirai jamais sur X qui est la poubelle du Net.
Quant à Discord, plus jamais ça. Je m'étais inscrit sur une communauté francophone de fans de Sonic : une vraie horreur. Aucun débat de fond, de trop rares critiques argumentées, plein de pisse froids aigris jamais contents et qui t'insultent si tu ne vas pas dans leur sens... Beurk. Je l'ai quitté sans remords il y a deux ans. Tant qu'à parler de Sonic, je préfère m'exprimer sur ce forum, celui de Animeland, de Planète Jeunesse ou sur mon blog : au moins dans ces lieux, il n'y a pas de trolls insupportables pour me prendre la tête. Cependant, je suis sur une page Facebook anglophone de fans du hérisson bleu et là la plupart des fans y sont cool, sont curieux et sympathiques et font preuve d'humour, il y a beaucoup moins de casse pieds blasés et méchants que sur la communauté franchouillarde du Discord où j'étais.
Sinon à propos de classiques, je pense que quand je me serai refait l'intégrale des OAVs de Black Jack via la future édition Blu-Ray de Naban, j'en reparlerai dans le topic de Osamu Dezaki et je ferai part aussi de mon avis détaillé sur les deux épisodes inédits.
C'est une oeuvre exceptionnelle et d'une grande richesse thématique et narrative qui mérite amplement une analyse recherchée.