de Zêta Amrith le Sam 11 Avr 2026, 10:40
Beaucoup de fans occidentaux d'animation ont jeté leur dévolu sur la production japonaise pour échapper au tout 3D ou vectoriel qui affligent les séries américaines et européennes. Il est donc on ne peut plus normal que les critiques vis-à-vis de l'IA générative proviennent essentiellement de cette frange du public. A l'inverse les japonais ont intégré du bouddhisme, fondamentalement un post-animisme, une tendance à la non-dualité sur les sujets relatifs à la machine ; ce n'est ni bien ni mal, c'est une évolution et cette évolution devait se produire. C'est une approche du réel qui sied beaucoup moins aux sociétés théiques dans lesquelles la critique, politique, littéraire et cinématographique, est structurante. Pour nous déléguer à l'IA c'est non seulement confier la tâche à un programme inerte dénué de vision, mais nous pensons immédiatement aux motifs économiques qui arbitrent ce non-choix, jusqu'à le réprouver.