Titre original :
Yūsha-kei ni Shosu: Chōbatsu Yūsha 9004-tai Keimu Kiroku
勇者刑に処す 懲罰勇者9004隊刑務記録

Synopsis :
"Héros" est la pire punition qui soit. Ceux qui sont reconnus coupables de crimes odieux sont condamnés à devenir des "Héros" et forcés d’accomplir un service militaire obligatoire dans la guerre contre les Seigneurs Démons. Ces condamnés n’ont même pas le droit de mourir : s’ils sont tués, ils seront ressuscités pour se battre un jour de plus.
Le Héros Xylo Forbartz, ancien chef de l’Ordre des Saints Chevaliers, dirige une unité pénitentiaire de misérables qui combattent en première ligne. C’est dans ces circonstances parmi les plus désespérées qu’il rencontre Teoritta, l’une des armes les plus puissantes du monde. "Quand le dernier ennemi aura été vaincu, tu me couvriras d’éloges et tu me tapoteras la tête." (SIC) Pour survivre et se venger de ceux qui l’ont trahi, il conclut un pacte avec la déesse et se jette à corps perdu dans un maelström de guerre et d’intrigues. (Source: MAL)
Episode 01 :
Un épisode introductif comparable à un film par son format (50 mn). C'était beau et bien animé avec une première partie in media res déroutante, mais bien expliquée en fin d'épisode. L'animation japonaise s'internationalise de plus en plus, et on retrouve ici certains codes cinématographiques des blockbusters Netflix. C'est assez perturbant appliqué aux japoniaiseries, mais je trouve l'hybridation plutôt convaincante. Visuellement, la patte (faux grain, ton mat, rendu cellulo) fait penser à Mushoku Tensei, et il n'est pas étonnant de retrouver une partie du staff qui a bossé sur ce dernier, à commencer par Takashima Hiroyuki à la réalisation.
Si cette histoire n'échappe pas aux tropes typiques des anime fantasy à la sauce JV, l'auteur a fait quelques efforts : il procède à des inversions sémantiques. Les héros sont les criminels, et les monstres puants de corruption sont appelés des fées, si j'ai bien suivi. Pourquoi pas. L'histoire du héros maudit, immortel condamné à combattre en première ligne, a du potentiel mais je doute que l'anime ait les épaules assez solides pour nous proposer un récit humainement ou politiquement convaincant. D'après ce que j'ai compris, le light novel est très centré sur les combats, et il vaut mieux s'attendre à un pur divertissement.
La mascotte féminine de la série est une blondasse loli aux yeux rouges appelée Teoritta, qu'on voit d'ailleurs à moitié à poil sur la couverture du premier LN. Ambiance. Sa figurine est déjà en prévente : le comité de production, dans sa grande mansuétude, a anticipé la demande. Par contre, il n'y a rien de glauque dans ce premier épisode ; la série se paye le luxe de se concentrer pleinement sur son récit. Cela lui donne de base un avantage compétitif, mais de là à dire que ça tiendra sur la durée...