Cartoonist 2013 : « On s’est bien amusé ! »

22 April 2013 par Merlin dans Anime, Général, Manga, Mata, Musique | Tags: , , ,

Le Cartoonist… nom qui parle aux personnes qu’on qualifie « d’anciens » déjà alors qu’ils n’ont pour la plupart que la trentaine et qui voit à travers ce nom le reflet d’une « belle époque ». L’époque où toutes les conventions étaient à taille « humaine ». Juste quelques milliers de visiteurs, des stands avec juste des tables et des bannières avec derrières des gens aussi fans, des cosplay en papier mâché ridicule mais totalement là pour le fun, des débats à n’en plus finir sur les séries et aux dires de tous, une ambiance du tonnerre.

Nul doute qu’avec le temps les mauvais cotés sont oubliés ou alors on fini par s’en amuser. Les organisations calamiteuses, les files d’attentes interminables, des allées petites et surpeuplées et souvent une chaleur à rendre jaloux un suédois dans son sauna.

Bref, on pourrait en parler des heures mais le billet n’a pas pour titre « c’était mieux avant ».

Je vais par contre tout de suite dire que je n’ai malheureusement pas pu participer à cette fiesta et que la petite analyse que je fais ne se base donc pas sur un avis personnel et totalement partial du visiteur lambda mais sur le rapport de plusieurs participants aussi bien visiteurs, qu’exposants, journalistes et du staff ainsi que le ressenti des invités. Ce fut assez étonnant car parfois les avis étaient radicalement différents mais ça donne plus à réfléchir et avoir de recul. Que mon billet soit légitime ou pas (J’en connais qui diront que si t’as pas fait la guerre tu peux pas comprendre la guerre.), chacun est juge mais j’aime à penser que la question n’a que peu d’importance tant les bons mais surtout les bien TROP mauvais cotés inadmissibles sont déjà connus de tous (Du coup pas besoin de faire la guerre pour imaginer comment fut le champ de bataille en salle de presse) et que plutôt que faire un comparatif pour et contre il est plus utile de juger l’évènement s’il a ou non sa place de nos jours dans le paysage assez conséquent des conventions de Japanime. (Je ne prétends pas par contre avoir la vérité universelle sur l’évènement… je précise pour les chieurs au fond de la salle qui ne manqueront pas de se manifester comme toujours.)

Alors il est fort à parier que l’on va voir fleurir des comptes rendu totalement objectifs mais tous plus pessimistes les uns que les autres se focalisant comme toujours sur tout les défauts de la convention. Et ils auront RAISON !!!

Mais pour changer et non pas pour lancer des fleurs à ce déjà connu fiasco, je vais donc éviter de faire une longue réédit de ce que tout le monde sait déjà à travers les forums, réseaux sociaux et téléphones arabes mais oui, il n’y eu que peu de monde (8000 personnes? Vas savoir.), dans une ville à l’autre bout de la France et une organisation calamiteuse (doux euphémisme) à presque tous les niveaux tant pour le public et les exposants que pour les journalistes et une partie du staff devant se débrouiller par eux même. Voila… en gros. Et je ne vais pas m’attarder sur les détails, les autres le feront très bien à travers leurs témoignages en revenant du front.

Les bonnes choses que je constate sur cet évènement et qui est partagé par pratiquement l’ensemble des personnes interrogées dans ce fouillis de différents reproches c’est : « On s’est bien amusé ! »

Bien sûr ces mots sortent pour la plupart de trentenaires qui là encore qui ont plus ou moins connus les précédents Cartoonist, les Epitanime et les premières Japan Expo avant d’aller à Villepinte et devenir La Mecque du festival incontournable qui attire chaque année plus de monde grâce à son nom propre et non sur le nom des invités.

Ce « On s’est bien amusé ! » se retrouve dans les réunions entre fans qui loin du stress des grands évènements ont pu « partager » plus de choses, dans les dédicaces parfois (souvent ?) chaotique mais qui font plaisir (et pour une fois pas soumis à un quelconque jeu d’argent où il faut acheter un billet premium Kryptonico-plutonium à un prix frisant l’indécence afin de faire la nique à tout le monde et obtenir une dédicace d’un type dont on se fout royal), dans ces rencontres avec des noms qui ne parlent absolument pas à la nouvelle génération et dont personne ne pensait voir ou revoir en France, dans ce concert de clôture où le public est venu brailler encore plus fort qu’au karaoké d’Epitanime les chansons Cha-la Head Cha-la et Pegasus Fantasy, dans tout ces moments et bien d’autres qui resteront dans la tête des gens une fois que les mauvais souvenirs auront disparus d’eux même.

Ces mêmes gens qui bientôt réclameront un autre Cartoonist ou salon qui leur parle enfin, un salon qui même s’il n’a attiré que quelques milliers de personnes pour cette première a su faire sortir de leur nid douillet ces empattés, ces blasés, ces papas, ces nostalgiques, ces râleurs… toute ces personnes qu’on ne voyait plus ou que par habitude venant traîner sans conviction leur guêtre dans les conventions actuelles qui ne leur ressemble plus.

Alors une bonne chose à savoir et qui nous a été présenté. Cartoonist n’est pas Japan Expo et plusieurs s’en sont rendu compte. Ils ont donc retrouvé cette ambiance qui leur convient mieux. Point de Naruto géant gonflable, point de babes distribuant des canettes de coca, point de stands d’un hectare montés par 50 personnes en une semaine… non. Une convention à taille humaine où le bling bling ne compte pas vraiment, où seul compte en premier les retrouvailles entre personnes de la même trempe, avec les mêmes références, les mêmes délires, codes et le même niveau d’exigence. Ces fans qu’on retrouve que dans peu d’endroits sur le net à l’heure actuelle et que l’on traite de vieux cons, d’élitistes et j’en passe et des meilleurs, ces fans que l’on retrouve sur le forum de Mata-Web qui avec vantardise peut-être, te parleront de « passion », non pas de « passion » pour faire style et suivre le move, mais de cet amour pour l’animation japonaise mis à mal ces derniers temps mais qu’ils suivent toujours, de ces mangas que Tonkam lâche faute de parler à la nouvelle génération sans pour autant laisser de coté les petites perles actuelles, pour ces chansons entrainantes qui nous font brailler à tue tête comme des fous nous rendant aphones le lendemain, toute ces choses d’hier mais aussi d’aujourd’hui partagées encore et toujours depuis 15 – 20 ans voir plus pour les vieux croulants.

Ces fans qui vont râler à mort sur leurs compte rendu sur le net mais qui seront les premiers si Cartoonist décide de revenir mieux organisé et après avoir revu sa copie. (Oui j’y crois !) Car nul doute selon moi que ce genre d’évènement même petit a sa place encore de nos jours à coté des géants du secteur et saura procurer de nouveau du plaisir son public cible tout en faisant de nouveau dire aux gens « On s’est bien amusé ! » Et personnellement, j’attends ça avec une certaine impatience.

Bride Stories : Mais qui sont ces peuples et où vivent-ils? Faisons le point.

26 January 2013 par Merlin dans Général, Manga, Mata | Tags: , , , , , ,

Bride Stories ou Otoyomegatari en vo est un manga de Kaoru Mori qui, suivant les indications de l’auteur se déroule en Asie Centrale au 19ème siècle non loin de la mer Caspienne, ce qui est loin d’être précis! l’Asie Centrale, allant de l’est de la mer Caspienne à la Mongolie, englobe partiellement voire totalement une dizaine de pays et s’étend sur une bonne partie du plus grand des continents !
C’est donc l’occasion pour nous d’aborder cette région du monde ainsi que cette époque oubliée de nos livres scolaires et de mieux comprendre le contexte de cette histoire en affinant un peu plus la localisation de l’intrigue de Bride Stories.

Les indices laissés par Kaoru Mori pour déterminer le lieu exact et la période où se déroule l’histoire étant assez nébuleux, je vais tâcher de situer au mieux l’histoire, d’autant que la carte qui apparaît dans le tome 3 page 194 est toute sauf précise.
Elle situe la ville de Boukhara de l’Ouzbékistan au sud de la mer d’Aral et le vague point de départ d’Henry Smith le linguiste, ami de nos héros, entre les deux alors qu’en réalité Boukhara est plutôt au Sud-Est de la mer d’Aral, ce qui pour plusieurs raisons pose quelques problèmes pour situer la ville de Karluk et d’Amir(a).
A sa décharge, l’auteur laisse des pointillés pour vaguement situer le début du périple de monsieur Smith et on peut supposer qu’il soit parti d’un peu plus loin.

Soit dit en passant, pour une histoire se passant « non loin de la mer Caspienne », on repassera…

Maintenant concentrons nous sur les quelques indices laissés ici et là.

REPERE GEOGRAPHIQUE :

Tout d’abord, nous voyons dans le tome 3 que la géographie des lieux est une vaste plaine plus ou moins aride où ne poussent que quelques arbres et beaucoup d’herbes.
Dans le tome 2, on apprend que la ville dans laquelle fait escale Smith est « Kalaza » à l’ouest du fleuve.
La ville de Kalaza ou Karaza ou autre noms s’en rapprochant étant inconnue des cartes consultées sur google map, le net, des livres sur l’Asie Centrale… et n’ayant pas d’atlas précis de la région, ma recherche de ce côté là a fait choux blanc, même en allant fouiller du côté des cités abandonnées. Mais peut-être est-ce un nom de ville inventé par l’auteur ou une très mauvaise traduction ?!
Je me suis alors concentré sur les fleuves et j’y ai vu deux possibilités.
Soit il parle du fleuve Amou-Daria présent en Ouzbékistan, soit du fleuve Syr-Daria un peu plus à l’est et se situant au Kazakhstan.
Pour situer un peu mieux, il va falloir retourner en arrière. Le voyage vers Kalaza se fait en 4 jours dixit Karluk dans le tome 3, et dans le tome 2 on les voit en partie encore dans les montagnes. L’oncle de Karluk vivant non loin dans les plaines et Amira chassant dans un relief assez plat, on peut aisément situer la ville de Karluk dans une région de moyenne montagne.
La distance moyenne parcourue en une journée à cheval étant entre 30 et 40 km, la distance séparant « Kalaza » de la ville de Karluk est donc d’environ 120 à 160 km, ce qui est finalement assez peu.
Autre indice, le village d’origine d’Amira semble se situer un peu plus haut dans les montagnes.
Les seuls massifs montagneux sont ceux du Pamir à la frontière entre l’Ouzbékistan et le Tadjikistan si on prend en compte le fleuve Amou-Diara, et la chaîne de montagne Tian (ou Tangri Tagh) qui couvre l’extrême ouest de l’Ouzbékistan, le sud du Kazakhstan et l’ouest du Kirghistan si on prend en compte le fleuve Syr-Daria.
C’est en tout cas ce qui se rapproche le plus de la carte d’Ali le guide qui il faut l’avouer a une carte sûrement réalisée après cinq jours de Feria de Dax. C’est dire la précision de ladite carte.
Et comme vous pouvez le constater, c’est un peu la fête car dans les deux cas on est dans des régions frontalières et ça va donc être sacrément coton pour affiner la localisation ! Merci Kaoru Mori !!! >_<

Tentons maintenant d’affiner un peu plus en étudiant les costumes des différentes tribus.

REPERE VESTIMENTAIRE :

La tenue portée par la famille de Karluk ressemble beaucoup à celle des tribues situées en Ouzbékistan. Les hommes avec le turban chalma et l’épais manteau, le khalat, les femmes ornées de beaucoup de bijoux portés au cou, mains, oreilles… dont les motifs sont identiques à ceux portés par la famille.

La tenue au Turkménistan, pays voisin à l’Ouest de l’Ouzbékistan est quant à elle singulièrement différente autant pour les hommes que pour les femmes.
La robe portée par les femmes, appelée chadar, principalement ornée de motifs floraux s’apparente à la robe de mariage que porte Talas (Taras ?) sur la couverture du tome 3 pour laquelle Smith aura un coup de foudre.
Les costumes des hommes sont facilement reconnaissables notamment à leur couvre-chef en fourrure. D’ailleurs la tenue des militaires de l’époque correspond assez à celle de la garde de Kalaza.
Je mettrais toutefois un gros bémol car la tenue de mariage de Talas est l’exacte tenue des femmes du Karakalpakstan, une province de l’est de l’Ouzbékistan, située juste en dessous de la mer d’Aral, ce qui d’ailleurs confirmerait la situation géographique indiquée sur la carte d’Ali, mais qui se trouve à quelques 900 km des premières montagnes et après avoir traversé un ostie de grand désert tabernacle !!!
Mais on va dire que les notions de temps et de distance parcourue en chevaux, ainsi que la carte du monde de Kaoru Mori ne sont pas vraiment les mêmes que les nôtres.
M’enfin je suis trop pointilleux et je ne lui en voudrais pas de n’avoir pas poussé le vice jusqu’à calculer tout bien comme il faut, alors que cela aurait pu m’aider à situer l’histoire. Son travail et ses recherches étant déjà exceptionnels il faut l’avouer, je serais un vilain de lui en tenir rigueur.

Pour en revenir à nos tenues, celles du Kirghizstan sont quant à elles assez différentes avec notamment de la fourrure sur les manteaux des femmes. On peut donc oublier ce pays.

Les tenues du Kazakhstan sont plus difficiles à situer étant donné la grandeur du pays. Et du fait donc d’une assez grande diversité dans les vêtements, je n’ai pas pu avoir de réel élément de comparaison, même après avoir été faire un tour au musée du quai Branly où sont exposés diverses tenues et objets appartenant aux différentes peuplades d’Asie Centrale.
Et comme je n’y ai pas non plus trouvé sur place de personnes assez calées sur le sujet pour m’aider… c’est dans ces moments là qu’on voit les limites d’internet lorsque la connaissance du monde est assez succincte, et qu’on pleure car les éléments se trouvent là, dans des musées à l’autre bout de la Terre ou dans des ouvrages inaccessibles, sauf aux chercheurs dans certaines bibliothèques. « Ô rage ! Ô désespoir ! »
Bref, malgré la visite virtuelle possible de certains musées comme celui du Louvre, le partage total des connaissances n’est pas encore pour tout de suite.
Mais pour me consoler, je me persuade que même si des tenues des peuples kazakh sont proches de celles de la famille d’Amira, je ne pense pas qu’ils viennent de cette région étant donné que les personnages nous disent venir d’au-delà des montagnes.
Je tâcherais quand même de confirmer en allant dans une bibliothèque plus importante que celle de ma ville pour approfondir le sujet quand j’aurais un peu de temps. En attendant on s’en contentera hein.^^

Pour revenir (encore une fois) aux tenues, on peut noter que celles des hommes de la famille d’Amira diffèrent beaucoup de celles de la tribu de Karluk.
Elles peuvent plutôt s’apparenter à celles des Tatars (ou Tartares) dont quelques rares tribus se situaient justement dans les montagnes à l’ouest de l’Ouzbékistan dont certains ont les yeux bridés comme les hommes du clan d’Amira.
Je reste toutefois prudent car dans la région, il y avait un beau paquet de clans différents descendant de la Grande Horde, la Moyenne Horde ou la Petite Horde comme le sont les Tatars, d’autant qu’ils chassaient tous avec des aigles, donc l’indice dans le tome 1 comme quoi le clan d’Amira chasse avec des aigles ne nous aide pas beaucoup, sinon qu’il s’agirait probablement bien d’un clan d’une horde.
Allez donc savoir à laquelle exactement ils ont appartenu ? Et quel clan ?
Mais malgré les différents points communs, je n’ai pas trouvé d’exemple concret de costumes féminin d’une horde se rapprochant de la tenue d’Amira. A continuer de creuser en bibliothèque là encore.

Petite anecdote amusante, au hasard de mes recherches j’ai pu tomber sur un vêtement dont la ressemblance est troublante avec la tenue d’Amira et dont la période correspond mais qui malheureusement est apparue dans la région située entre la mer Méditerranée et la mer Caspienne. Une région fort lointaine de celle de nos protagonistes.

La conclusion de cette recherche sur les tenues est qu’en recoupant avec les données géographiques, les différents éléments apportés sur les costumes tendent à situer l’action dans le Nord Est de l’Ouzbékistan, non loin du Turkménistan, le long du fleuve Amou-Diara pour l’intrigue se déroulant à Kalaza dans le tome 3 et à la frontière de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan aux environs de Shakrisabz pour la ville de Karluk. (Voir carte)

Maintenant le contexte historique va peut-être également nous aider.

REPERE HISTORIQUE :

La situation géopolitique brièvement abordée dans le tome 2 apporte quelques lumières. En effet, il y est dit que les relations entre l’Empire Britannique et la Russie ne sont pas au beau fixe.

Bien que ce puisse être intéressant, je ne vais pas rentrer dans les détails de l’histoire pour éviter de perdre du monde en chemin car les tenants et les aboutissants variaient autant que les frontières des deux empires, sans oublier les différentes annexions ou protectorats mis en place par les russes suivant les régions gouvernées par différentes peuplades, qui sont un peu casse tête et dont j’ai trouvé quelques points de divergences dans mes recherches sur les frontières autour du fleuve Amou Diara suivant les années.
Vous avez donc une brève idée de la situation politique du coin, qui bien que paraissant paisible ne le fut pas plus de quelques décennies suivant les régions avec en prime différentes rebellions à droite et à gauche.
(Ce qui au 19ème siècle était aussi vrai pour l’Europe.)
Il faut juste savoir que ces relations tendues appelées « Le Grand Jeu » consistaient notamment pour la Russie en une extension vers le sud et pour l’Empire Britannique une « protection » de l’Inde contre une possible invasion russe.
Les détails apportés ici et là par la garde de Kalaza montrent que la région n’a pas encore été annexée par la Russie et est encore sous protectorat.
Je vous passe également les détails sur les fréquentes modifications de frontière mais il semble que l’histoire se déroule entre 1868 et 1890.
Personnellement, je pencherais pour la période 1880-1890, période assez mouvementée dans la région où une guerre a failli éclater, d’où la demande aux ressortissants civils anglais de s’éloigner afin de ne pas être pris pour des espions, comme c’est le cas dans Bride Stories pour Smith. D’ailleurs le mot « espion » est de mise car sans conflit franc, les deux empires se livraient une guerre d’alliance avec les différents clans souverains de ces régions, expliquant ainsi la présence d’un nombre important d’espions / négociateurs comme doit l’être l’anglaise venue apporter dans la ville de Karluk la lettre à Smith lui demandant de partir.

Donc pour conclure, en recoupant les informations géographiques, sur les tenues et la géopolitique et selon des interprétations parfois personnelles, je situe la ville de Karluk à la frontière de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan aux environs de Shakrisabz entre 1889 et 1890.

Et là vous me dites « Tout ça pour ça ?! » en maudissant les quelques minutes de perdues que vous avez bien voulues consacrer à la lecture de ce billet.
Oui mais attendez et faites le point. Vous avez eu un petit cours de géographie, d’histoire et une petite étude sur les différentes tenues traditionnelles de la région. Sans oublier le pourquoi du comment Smith est pris pour un espion, pourquoi Amira et Talas sont si différentes de Pariya… Tout ça vous permettra de mieux appréhender ce manga et son histoire dans une région totalement méconnue de nous autres européens, à la différence du manga Emma dans lequel l’Angleterre de la période Victorienne est tout de même beaucoup plus simple à comprendre… enfin si on a pas dormi en cours d’Histoire au collège.^^

Alors il n’est pas à exclure que l’auteur nous donne plus de précisions quant à la situation géographique et la période durant laquelle se déroule l’histoire, faisant ainsi voler en éclats toutes ces déductions et me faisant passer ainsi pour un couillon. Mais dans l’état actuel des quelques informations données, je dirais en toute mauvaise foi que mon raisonnement tient la route et que c’est la faute de Kaoru Mori si cela s’avèrerait ne pas être le cas. D’ailleurs je pourrais arguer que pour Emma l’auteur avait été trèèèèès libre sur les repères temporels alors pourquoi pas sur Bride Stories ?!

Au passage, un bonus car on ne va pas se quitter comme ça non ?

BONUS ETHNOLOGIQUE :

Pour ceux qui ne le savaient pas et qui se posaient la question, ou qui avaient des doutes, la religion dans cette région était bien l’Islam et les tenues très colorées, richement décorées ou montrant différentes parties du corps étaient tout à fait normales, comme dans beaucoup d’autres pays où l’Islam était la religion principale au 19ème siècle. Malheureusement la radicalisation et une interprétation très « particulière » se sont propagées surtout à partir de la 2ème moitié du 20ème siècle, qui a vu pour certains pays une disparition considérable de cette diversité vestimentaire.
Tout comme le fait de se cacher les cheveux qui à l’époque était pour certaines régions un signe de pudeur. De beaux cheveux étant comme les petits pieds en Chine ou une poitrine généreuse de nos jours, un atout séduction non négligeable et donc tout comme la poitrine, on évitait le topless !
Comprenez toutefois que les jeunes filles pouvaient en montrer une partie, histoire de séduire un éventuel futur mari. ;o)
Sans oublier la place de la femme dans la société qui n’était pas rétrograde pour l’époque. Bien sûr on vivait dans une société patriarcale (au 19ème siècle en Europe nous n’étions pas mieux) mais ces femmes d’Asie Centrale étaient parmi les femmes les plus libres du monde musulman depuis plusieurs siècles et avaient un vrai rôle dans la société mais surtout dans la famille.
D’ailleurs en parlant de religion et de la femme, souvenez-vous que dans le tome 2 Smith va visiter le mausolée de Holkia où les femmes y viennent prier afin d’enfanter dans de bonnes conditions.
Ce genre de pratique n’est clairement pas courant dans l’Islam et là aussi il faut y voir une exception de de l’Asie Centrale.
La croyance musulmane s’est métissée à d’anciennes croyances déjà bien mélangées comme l’animisme, le bouddhisme et le zoroastrisme. Toutes les traditions héritées de ces anciennes croyances ne rentrant pas en conflit avec l’Islam, elles ont perdurées pendant des siècles et il n’est pas étonnant qu’au 19ème siècle certaines pratiques autour de la nature, le Soleil, la Lune ou les animaux aient eu cours.
Intéressant melting-pot qui malheureusement tend à disparaître au profit d’un Islam radical mais qui de nos jours se retrouve quand même par petites touches dans les mariages et les habits traditionnels où les symboles musulmans côtoient ceux du Soleil et de la Lune.

Et je vais finir ce bonus en vous parlant de la langue. J’avoue que je ne connaissais pas moi non plus, mais en faisant ces recherches, je suis tombé dessus alors autant vous dire deux mots sur la langue principale de l’époque qui était le Tadjik. Une langue iranienne qui était parlée dans une partie de l’Asie Centrale, principalement à l’ouest et qui utilisait l’alphabet perso-arabe pour sa forme écrite.

Voilà. Vous êtes enfin arrivé au terme de ce long billet qui j’espère vous aura plu pour ceux l’ayant lu en entier. Pour les adeptes du « je ne lis que la conclusion » ils seront fortement déçus parce qu’elle ne se trouve pas tout à la fin. Petite subtilité que je me suis permis pour leur faire lire ce billet en entier qui se lit quand même vite. Allez courage! :p

N’hésitez pas non plus à venir sur le forum partager vos impressions ou vos remarques sur ce billet, ou bien évidemment sur Bride Stories et les œuvres de Kaoru Mori.

P.S. : Pourquoi je parle d’Amira et non d’Amir pour désigner l’héroïne ? Simplement parce que le prénom Amir est un prénom masculin et comme je doute que notre héroïne soit un travesti, je lui préfère sa version féminine en cours à l’époque qui est Amira et convient un peu mieux.
Erreur du traducteur ? Erreur de Kaoru Mori ? Volonté de l’auteur de donner un prénom masculin à son héroïne ? Je n’ai pas la solution mais au 19ème siècle ce n’est pas une fantaisie qui était réellement pratiquée.

Les images du manga proviennent des différents tomes et sont © 2009 Kaoru Mori, les photos des bijoux ont été prises au musée du quai Branly à Paris, la carte est extrait d’un numéro du magazine Géo Histoire et les photos des personnes en costume traditionnel proviennent de différents ouvrages sur l’Asie Centrale et sont également propriété de leurs auteurs respectifs dont je n’ai malheureusement pas toujours eu les noms.

Les sources sont assez importantes pour être toute citées mais proviennent en grande majorité de livres issus de différentes bibliothèques municipales et de bibliothèques de musées. (Internet se révélant assez vite limité sur l’aspect ethnologique et vestimentaire hormis pour l’aspect historique.)

Merci à Victoire de Ki-oon pour les épreuves et merci tout particulièrement à Ialda et Kuyon pour leur participation et d’avoir enduré la relecture. ;p

Spice & Wolf : Cours de Moeconomie

16 July 2012 par Merlin dans Général, Manga | Tags: , , , , , , ,

© ISUNA HASEKURA / KEITO KOUME / ASCII MEDIA WORKS Inc

Tetho me pardonnera la reprise de son titre pour le topic sur le forum mais après la lecture de ce premier tome il faut admettre que c’est assez approprié. Cette adaptation en manga que je redoutais m’a finalement assez bien convaincu sur plusieurs aspects que je vais énumérer.

Tout d’abord le dessin. Après le joli chara design de l’animé j’avais assez peur de cette transposition où notamment le physique d’Holo aurait pu être massacré à coup de serpe comme on a pu le voir sur différentes adaptations TYPE-MOON le tout servi par des décors très minimalistes approchant du néant.
Et bien là non. Et heureusement non. Même si personnellement je préfère le chara design de l’animé je dois bien admettre que pour le manga ça passe assez bien. Les corps et les têtes ne sont pas déformés en permanence et je m’amuse de voir les différentes bouilles que peut arborer Holo tantôt pour faire sa séductrice, tantôt pour souligner son coté « mignonne ». Ce qui ne manquera pas de perturber à plusieurs occasions Lawrence ne sachant à quel saint se vouer. Ou plutôt il serait approprié de parler de “sein” tant le concept de pudeur est assez inconnu d’Holo en présence de son compagnon… m’enfin ça n’a pas l’air de beaucoup le perturber…
D’ailleurs on souffle dans l’oreille que c’est normal de voir une Holo bien sous tout rapport étant donné que la dessinatrice, Keito Koume est habituée au mangas plutôt olé olé.

Bref. Dans cette histoire où l’action est loin d’être omniprésente, j’apprécie les efforts du dessinateur pour nous faire parcourir les différents paysages où lieux qu’arpente notre duo en les détaillants assez bien et n’hésitant pas non plus à varier les vues comme des contres plongées ou des plans plus larges montrant les personnages en intégralité.

Coté histoire bien entendu je n’ai pas lu les romans originaux qui sont inédit dans la langue de Molière. Je ne peux comparer qu’avec une autre adaptation, celle de la première série animé. Difficile donc d’être bien objectif concernant la fidélité de l’histoire et des personnages.


Quoi qu’il en soit la trame de l’histoire avance bien sans longueur et fait la part belle aux petites joutes verbales qui restent assez savoureuses avec ces petits tête à tête où chacun joue avec l’autre. Lawrence se moquant parfois d’Holo et Holo usant régulièrement de ses charmes pour déstabiliser Lawrence et mettant à profit sa malice pour se rendre presque indispensable masquant ainsi sa dépendance à son compagnon de route.

Malheureusement ce tome s’avère assez court, à peine 180 pages et même s’il pose déjà très bien les bases de l’histoire, on aurait aimé en avoir un peu plus et comme d’habitude il nous laisse sur l’introduction du premier arc de l’histoire avec un petit complot à la clé.

Mais ne boudons pas notre plaisir car par la suite l’histoire va devenir bien plus prenante et on s’étonnera de s’intéresser à ces petites manigances sur l’économie servies par une Holo des plus charmantes voir des plus terrifiantes.

On notera également que Taifu a fait l’effort d’insérer les pages couleurs pour l’apparition de Holo et l’on ne peut qu’apprécier le geste.
Les précédentes adaptations de romans ou d’animés (au hasard les Fate) m’ayant beaucoup déçu, c’est avec soulagement que j’ai refermé ce tome et dont maintenant j’attends la suite avec une certaine impatience.

Pour lire un extrait du manga c’est sur le site Ototo label de l’éditeur Taifu : ICI.

L’Epitanime XX. De la passion et une mauvaise gestion

30 May 2012 par Merlin dans Général | Tags: , , , , , , ,

Au départ je souhaitais faire un reportage pour le site Mata-web mais j’ai beau essayer d’être objectif sur cette convention je n’y arrive pas. Sans doute parce qu’après ma 7ème édition j’ai du mal à peser le pour et le contre avec la tête froide sans faire intervenir le coté passionnel.

Car c’est bien ça l’Epitanime, la seule convention que j’ai faite où le coté passionné est bel et bien présent aussi bien dans le public que dans une bonne partie du staff.

Alors quid de cette édition ? La vingtième. Un truc qu’on fête quoi !

Je ne vais pas discuter autour du choix de l’invité qui même s’il ne m’intéressait pas pouvait intéresser une partie des gros fans et en cela je trouve qu’on est assez raccord avec l’esprit de la convention. J’aime ce genre d’invité qu’on ne verra pas ailleurs.

Je ne vais non plus parler des problèmes de l’asso parce que le visiteur s’en contrefous et ne veux pas voir des « C’est pas notre faute » ou que sais je encore. Ca ne le concerne pas et il a raison.

Je vais donc argumenter autour de l’organisation visible et des activités. Le principal en somme.

Tout d’abord la réorganisation des lieux :

Une scène principale autrefois dans la cour transportée dans les sous sols, les boutiques autrefois dans le sous sol transporté les salles où étaient les jeux vidéos et ces derniers dans les étages de l’autre bâtiment sans oublier les fanzines qui se retrouvent dans la cour. Ouf !

Bref une réorganisation totale qui sur le papier s’avérait certes bien mais dans la réalité relève de nombreux problèmes et en premier lieu le coté labyrinthique qui sans quelques éléments d’indication se révèle être un RPG réel où il faut faire toute les salles du donjon, pardon de l’école pour trouver les différentes activités. Bien souvent c’est untel ou untel qui nous disait que ça se déroulait là et ça à telle heure.

J’ai donc dû zapper beaucoup de trucs intéressants.

Les différentes parties :

Les jeux vidéo ayant plus de place dans l’autre bâtiment, j’ai trouvé le lieux bien adapté et on y étouffait pas. Très bien trouvé.

Les activités des associations transportées là-bas l’étaient moins. Autrefois tout s’organisait principalement autour de la cour et surtout pendant la nocturne. On pouvait aisément voir ce qu’il se passait dans une salle et participer. Certes c’était un peu le bordel dans les couloirs mais pour cette édition là il fallait se taper les 2 étages et encore aller au bout du bout des étages pour tomber sur les différentes assos et jeux qu’elles proposaient.

Fallait réellement en vouloir et ça s’est je trouve un peu ressenti dans la fréquentation de ces activités et donc de l’intérêt même de l’événement. M’enfin au moins il ne faisait pas une chaleur digne des enfers.

Les boutiques disséminées ici et là, je ne sais même pas si je les ai toutes vue du coup. Ce qui perso ne me dérange pas mais aurait peut-être plutôt tendance à déranger les vendeurs eux même qui ont pas dû avoir grand monde pour le coup.

Les stands amateurs dans la cour sont enfin sorti du fin fond du sous sol. Bien que je trouve l’idée bonne, je pense plutôt que les mettre dans les salles autour de la cour à la place des boutiques serait un peu plus idéal et transférer du coup des activités sous les barnums donnerait un coup de boost à l’ambiance de la cour décidément très morne.

Je reconnais que l’idée n’est pas parfaite mais mérite d’être améliorée.

Pour revenir aux stands amateurs il est toujours agréable de discuter avec eux et de partager les points de vue et les différences entre les acheteurs sur chaque convention des produits qu’ils proposent. Par exemple le public de l’Epitanime est plus tenté par un artbook que par un gadget. Je regrette cependant leur trop petit nombre.

Le Moe/Maid Café. Idée amusante et je dois dire que la cafétéria a au moins le mérite d’offrir des menus simples et pas chers pour tout les repas de la journée. L’un des gros points forts car en plus et malgré la fatigue l’équipe a toujours été agréable.

Bon jusqu’ici rien de bien méchant alors passons aux sujets qui fâchent et je vais être assez méchant avec certains mais comme c’est un billet d’humeur sur le blog c’est permis.

Les activités dans la cour la nuit :

Outre l’aspect sympa de certaines comme la confection de porte clé, ou défouloir comme le combat de sumos, d’autres s’avèrent désastreuses pour une bonne raison.

Les bâtons divinatoires ou l’atelier pâte à modeler demandent un minimum d’entrain et d’enthousiasme. Je suis passé plusieurs fois devant et j’ai cru voir des 22-23h des Rei Ayanami animant les stands alors qu’il suffisait d’aller voir les stands et activités des assos pour que l’ambiance soit là pratiquement toute la nuit.

Nan mais les loulous du staff. Réveillez vous ou mettez vous une plume dans le cul pour que ce soit un minimum amusant ou attractif tabernacle !

Sans compter que le stand pâte à modeler avant 22h était un champ de ruine et personne pour surveiller ou se bouger le cul et ramasser ce bordel qui ne donnait pas du tout envie.

Si faire ça vous fait chier restez chez vous et ne venez pas plomber l’ambiance que vous êtes sensé assurer.

Et me sortez pas l’excuse « On est fatigué ». Tout le monde est fatigué (enfin p’t-être pas dès 22h) et ça n’empêche pas les assos de se démener EUX !

Bref l’ambiance comme la vérité, elle était ailleurs.

J’ai particulièrement aimé (ironie inside) de voir l’amphi transformé en salle de quizz et autres joyeusetés. Je ne critique nullement l’asso mais voir ce grand espace au ¾ vide et la salle karaoké elle si petite et bondée où la chaleur étouffante avait raison des guerriers amorphes n’osant plus chanter de peur de suer encore plus et l’odeur pestilentielle présente dans le couloir ayant raison elle des personnes voulant y rentrer, je me dis qu’il n’y a pas un gros « fail » mais une véritable connerie de la part de l’organisation.

Alors on m’a dit que les détériorations subit lors des séances karaoké endiablées avaient eu raison des tables lors de précédentes sessions.

Ok. Bah faites la police hein. Calmez les ou virez les.

Mais là encore on me dit qu’ils peuvent/veulent pas pour des raisons que j’ai du mal à comprendre.

Ce que je comprends par contre c’est que la prochaine fois je pourrais aller pisser sur la table des joueurs de cartes et que personne ne me dira quelque chose non ?!

Je ne comprends non plus le fait de transformer la scène principal et les salles de projection en salle karaoké à partir de 5-6h du mat. L’heure où laquelle justement les gens sont fatigués, en ont assez de chanter à tue tête au karaoké et se réfugient dans les salles de projection pour dormir 1 ou 2h avant d’enchaîner sur la journée qui s’annonce.

Là non. Non seulement on a d’un seul coup au moins 4 lieux pour faire du karaoké quand plus personne n’a envie, mais en plus on vient casser le seul moment de repos de la nuit histoire que les gens soient « légumifiés » dès la reprise des activités de la journée.

La nuit il aurait été plus judicieux de transformer la scène principal en salle karaoké où la chaleur et le manque de place n’aurait pas été un problème et transformer la salle karaoké de la journée en salle karaoké alternative la nuit où avec un public réduit on pouvait choisir une bonne playlist et pas se taper toujours ces mêmes playlists avec les sorties du moment. Ou inversement pour ceux qui préfèrent les trucs récents. Mais qu’il y en ai pour tout les goûts quoi !

Bref j’ose le dire. Le karaoké cette année c’était que de la merde.

Autres critiques :

Autre point de détail qui m’a fait sourire c’est bien le vidage régulier de la descente vers le sous sol par le staff pour des raisons de sécurité. Envoyant tout ces squatteurs et surtout les cosplayeurs qui ont l’habitude d’investir en partie les lieux, vers d’autres cieux. C’est à dire, la rue.

Et c’est la que c’est drôle parce que c’est la première fois que je vois autant de monde dans la rue et surtout celles avoisinantes. Cosplayeurs ou pas, les gens étaient finalement beaucoup plus à discuter hors de tout lieux de la manifestation. Ce qui est un peu couillon faut avouer.

Concernant la dite sécurité je trouve toujours aussi risible de te sortir des discours sur la dessus à plusieurs reprises pour différentes conneries en te sortant les arguments des assurances et tout le bazar. Je ne veux pas polémiquer trop là dessus mais je côtoie toute la journée des intégristes de la sécurité. Ces gens qui te connaissent par cœur les règles en la matière et à force je commence à en connaître quelques unes. Alors même si ce n’est pas mon boulot, je peux tout du moins reconnaître quelques lacunes et… bah on en est à des années lumière des règles de sécurité notamment sur le risque incendie.

Alors inutile de me parler d’assurance ou d’autres choses, une assurance ne remplace pas les lois et si elles peut couvrir des soins médicaux, en aucun cas elle protège l’asso contre d’éventuelles poursuites même par l’Etat en cas d’accident.

Je veux bien que depuis des années rien n’est réellement respecté et à la rigueur je m’en fous un peu. Mais comprenez bien vous autres membres du staff et ayez le en tête. Ayez bien conscience que le fait d’avoir des assurances et d’avoir fait venir les agents municipaux et les flics pour contrôler ne vous garantie absolument rien. Même si on les fait venir parce que c’est la loi, ces personnes sont à peine compétentes en la matière et ne saurait être tenues pour responsable en cas de problème.

Je ne sais pas si vos prédécesseurs en étaient conscient mais sachez le, il y a d’énormes lacunes alors faites comme bon nombre d’évènements. Vous êtes conscient que tout les risques ne sont pas parés mais vous adaptez votre règlement ainsi que votre attitude vis à vis du public. Chose que vous faites trèèèèèèès mal et que j’ai pu observer en évitant même mon propre cas.

Conclusion :

Je pense avoir dit tout ce que je voulais et si j’en oublie pardonnez moi mais je m’aperçois que je suis en train de pondre un roman alors pour ne pas perdre trop de monde je vais résumer la chose pour notamment les gens qui ne lisent que les conclusions.

Le coté jeux vidéo était bien foutu, les assos toujours pleine d’entrain mais très mal positionnées, les boutiques cachées (les pauvres), un karaoké nul à chié, une bonne scène le jour mais pas bien exploitée la nuit, un amphi malheureusement qui ne sert plus à rien, des stands amateurs mieux positionnés que d’habitude mais je ne sais pas si c’est l’idéal, un Maid Café pas cher avec un service très sympa tout comme le monsieur de la com et bien sûr plusieurs autres réguliers du staff toujours aussi cool et qui se reconnaîtront, une bonne partie du staff et des activités spécifiques Epitanime la nuit aussi mou qu’une série Bee Train, une gestion des visiteurs qui les poussaient plus vers la sortie qu’autre chose, un karaoké final le dimanche soir toujours très sympa et une bonne ambiance générale malgré une grosse baisse surtout la nuit alors que c’est vraiment l’un des attraits de l’Epitanime comparée aux autres évènements. Un comble.

Le mieux étant forcément notre petit resto le samedi soir même si je râle quand ça parle de méchas.

Cadeau : Le mur à troll

Kitchen. Un manhwa au goût salé sucré

17 May 2012 par Merlin dans Manga | Tags: , , , , ,

Kitchen est un manhwa d’une dame, Jo Joo Hee, qui selon elle est gourmande et paresseuse. Plus sérieusement elle est également enseignante, mère, femme et artiste (notez la 3ème place pour d’importance du mari… le pauvre.^^”).
Ce premier tome est rempli de petites histoires en couleurs fonctionnant sur le principe d’un chapitre = une histoire. Toute ces histoires sont des petites tranche de vie de différentes femmes allant de l’étudiante à la grand-mère et sa petite fille ado en passant par la jeune mariée ou les bonnes copines.

L’éventail de l’âge est assez large mais d’une manière générale ce sont des femmes de condition modeste ou qui “crève la dalle” comme cette jeune étudiante qui ira aux buffets des enterrements pour manger à sa faim.

On est donc en présence de 16 anecdotes de 10 pages, chacune sur un morceau de quotidien.

Il y a donc les histoires plutôt bucolique comme ce couple qui retourne à la campagne, les copines qui se réunissent pour manger des huitres grillées et papoter sur la vie, la jeune étudiante à l’accent prononcé et nostalgique de sa campagne natale.

Les histoires plutôt à tendance dramatique comme la cuisinière aux parfaits plats mais parfaitement trop parfaite et qui fait fuir ses mecs, celle autour la rupture, le deuil, le manque d’amour de sa mère ou la maladie. Quoi qu’il en soit ces histoire finissent toujours sur une petite note positive. L’idée n’est clairement pas de nous faire sortir une petite larme.

Il y aussi les thèmes plus jovial comme la fille qui bave devant un cheesecake et son prof, une jeune ado qui ne veut plus aller aux bains publics avec son pervers de petit frère, la fan girl qui attends son idole de beau gosse, la belle mère envahissante ou encore cette unique histoire où l’homme est le héros de l’histoire et qui cuisine par obligation pour son patron et pour sa jolie mais violente collègue de travail.

Bref on a là pas mal d’histoire différentes qui conviendront uniquement au fan d’histoires courtes totalement tranche de vie comme on peut le retrouver dans différents mangas chez Casterman et Kana sauf que là c’est Clair De Lune. Oui oui. Clair De Lune l’éditeur qu’on attends pas mais qui nous offre un manhwa intéressant dans le genre qui est assez bien pour être souligné car il est difficile actuellement (et depuis toujours je pense) pour les mangas et plus particulièrement les manhwas atypique de percer et d’être reconnu quelque part au moins sur le net.

J’oubliais de noter aussi que chaque histoire est séparée par des anecdotes en une page de la vie de l’auteur que je conseille de lire à la fin pour ne pas être trop perturbé dans la lecture et casser l’ambiance qui s’installe au fil des histoires.

Top des séries mangas parues en 2011 partie 2

27 April 2012 par Merlin dans Général, Manga | Tags: , , , , ,

Family Compo de Tsukasa Hojo met en scène une famille un peu particulière. Suite à la mort de ses parents notre héros va être adopté par son oncle… ou plutôt sa tante ? En effet sa nouvelle famille est un peu différente de la normale. La femme est un homme et le mari une femme en réalité ont une fille dont le sexe n’est pas très bien défini pour notre héros. Entre rires et fortes émotions cette série ne nous laisse pas indifférent et même si elle nous parle pudiquement de tolérance c’est avant tout une comédie où des personnages haut en couleurs apportent beaucoup au récit par leurs réactions très bien rendues par le trait de Tsukasa Hojo. Un pur régal.

Jin : Voici un manga très documenté qui se déroule dans le Japon de la fin de l’ère Keio un peu avant 1868 où un médecin de notre époque s’y voit transporté on ne sait comment. Bon gré mal gré, il va faire se qu’il sait faire de mieux, soigner les gens de toute les classes sociales. Modeste ou de haut rang, il va ainsi rencontrer nombre de personnages historiques de l’époque et assister à divers évènements d’importance. Entre récit historique et cours de médecine, on a là un excellent récit qui nous emmène dans cette époque charnière du Japon qui va peu à peu s’ouvrir au monde occidental.

School Rumble est une comédie scolaire assez loufoque et aux triangles amoureux particulièrement complexes et surtout très nombreux. C’est cela même qui alimente en grande partie tout les quiproquos et situations rocambolesques et cocaces comme une partie de paintball en folie la nuit dans le lycée reprenant tout les codes des films de guerre avec les personnages de la série qui se prennent au jeu nous offrant des moments de purs délires.
Cette série a donc une foule de personnages haut en couleur et nous procure de très beaux moments de rire et d’émotion. (A savourer aussi en animé chez We Anim.)

Onmyoji : Une série comme on en voit peu. C’est l’histoire d’Abe no Seimei un Onmyoji, une personne pratiquant la magie et les arts divinatoires de l’Onmyodo. Entre exorcismes et philosophie il n’y a pas beaucoup d’action au final mais on est absorbé par cet univers et les passionnantes discussions teintées d’humour entre Seimei et son compagnon Hiromasa. Le tout est servi par une traduction et des bonus en fin de volumes irréprochables et passionnants.

Skip Beat : On tiens là un shojo avec une héroïne survoltée aux tendances vaudou qui va entrer dans le show biz et plus particulièrement dans une carrière d’actrice afin de prendre sa revanche sur son ex amour qui l’a rejeté après l’avoir bien utilisée. Parmi tout les shojos qui sortent celui ci se démarque car il est constant dans la qualité de ses histoires et donne envie de suivre les progrès de notre héroïne un brin… pas très nette. Il faut aussi ajouter que le prix est tout petit. (Egalement disponible en animé chez Black Box)

Chronique d’artbook : Onmyoji Art Collection

20 April 2012 par Merlin dans Manga | Tags: , , , , ,

Voici la chronique sur l’artbook Onmyoji Art Collection tirée de Onmyôji (陰陽師) qui est un manga de Reiko Okano (岡野・玲子) d’après les romans de Baku Yumemakura (夢枕獏) et narre la vie d’Abe no Seimei un Onmyôji ayant réellement existé à l’époque des Heian.

  • Titre : Onmyôji Art Collection
  • Artiste : Reiko Okano
  • Editeur : Hakusensha
  • Année : 2002
  • ISBN : 4-592-73190-5
  • Prix : 2600 ¥
  • Nb de pages : 96
  • Dimensions : 22 x 30 cm
  • Contenu : llustrations couleurs et N&B et textes

Un Onmyôji pratique l’Onmyôdô, la voie du Yin et du Yang venu de Corée au Vème siècle. L’Onmyôdô rassemble les croyances et les pratiques des arts divinatoires, de la cosmologie et l’interprétation des évènements naturels. On le retrouve même dans l’implantation des villes et des bâtiments et obéi à des règles strictes.
Ce manga nous narre différentes histoires liées à Abe no Seimei, (celui qui chasse les démons) et nous plonge dans ce monde passionnant de la pratique de l’Onmyôdô à travers l’époque Heian. Le manga parait aux éditions Akata-Delcourt.

L’artbook :

On commence l’ouvrage avec 27 pages d’illustrations couleurs couvrant une voir deux pages dont certaines sont de véritables tableaux s’inspirant d’œuvres Ukyo-e. On retrouve dans ces illustrations Abe no Seimei bien sûr mais aussi Hiromasa dans différents costumes de cérémonie, l’impertinente Makusu, le seigneur Michizané et des objets-fées.
C’est suivi de 14 planches noir et blanc sans paroles extraites du manga avec pour certaines des calques rajoutant illustrations et dialogues.

Top des séries mangas parues en 2011 partie 1

14 April 2012 par Merlin dans Général, Manga | Tags: , , , , , ,

Nausicaä : Réédition du manga de Miyazaki dont l’héroïne a caracolé en tête des classements des personnages les plus populaire pendant des années et non pas sans raison. Fresque épique en 7 tomes où notre héroïne tentera de faire cesser une guerre totale en donnant de sa personne pour ramener un peu d’humanité dans ce monde dévasté.

Bride Stories : L’auteur d’Emma nous en emmène dans un village en asie centrale au 19ème siècle et nous conte le quotidien d’une jeune femme nouvellement mariée. Sauf que le papounet n’est plus d’accord et veut la marier à un parti plus avantageux. Entre tradition et aventure, on a là une petite perle aux décors magnifiques et des personnages attachants avec lesquels on vibre à chaque histoire.

Otaku Girls : Un lycéen a le malheur de tomber amoureux d’une fujoshi. Comprenez une fan de yaoi qui se fait de gros films dès que deux garçons se touchent ou ont des propos équivoques. Ajoutez quelques joyeux lurons, un peu de quiproquos, des tonnes de références aux animés, du fanzinat… et cette série en 7 tomes nous rappelle… une peu nous en fait.

Yotsuba : La petite fille espiègle est toujours là pour nous faire rire. On vit son quotidien, ses jeux, ses découvertes et toute les bonnes choses de la vie qu’on oublie trop souvent mais qu’on revoit à travers les yeux d’un enfant. Une bouffée de bonne humeur et de joie de vivre nous envahit à chaque tome. On ne peut pas expliquer pourquoi on aime car il faudrait expliquer pourquoi on aime… la vie.

Vinland Saga : Entre combats acharnés de vikings et introspection, l’auteur de Planetes nous plonge dans l’histoire de Thorfinn qui veut venger la mort de son père. On a bien sûr juste ici l’introduction de l’histoire qui va de fil en aiguille nous amener à une réflexion sur ce que chaque homme veut faire de sa vie et les moyens qu’il se donne pour arriver à ses fins.

Le Top 10 des réalisateurs préférés de MATA-Web

8 August 2011 par Typhoon Swell dans Mata |

Le 9 juillet dernier, je lançais un sondage pour désigner quels étaient les réalisateurs préférés de la communauté MATA-Web (à ne pas confondre avec les meilleurs réalisateurs d’ailleurs, qui engagerait plus de subjectivité et un travail de recherche conséquent). Toujours est-il que vous avez été 63 à me contacter pour me faire part de votre liste des réalisateurs préférés, et je ne peux que m’en féliciter et remercier les participants. En ce qui concerne vos goûts en matière de réalisateurs, et bien, je dois dire que la liste qui s’en dégage me semble tout à fait logique, et globalement en accord avec ce qui peut se dire sur les forums.

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Le Top 5 pour Janvier du Chevalier Schizo

9 February 2010 par Gemini dans Général |


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